Jeudi 26 juin 2008
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Jeudi 26 juin 2008
Aujourd’hui, mon fils aîné a 21 ans. Hé bé…
Tournage très agréable, hier, pour Partir, de Catherine Corsini. On dit de Sergi Lopez qu’il est incroyablement simple, chaleureux et sympa. Tu parles ! C’est pire que ça ! Un exemple qui est
rarement suivi, hélas…
Artistiquement, ma partition est assez limitée mais très plaisante à jouer sous une telle direction (CC), en compagnie d’un tel monsieur (SL).
L’été à Nîmes, c’est pire que tout. Écrasés, nous étions ! Vivement l’hiver de la Nouvelle Calédonie !
Pour Bérégovoy, ça ne va pas le faire. Je devais éventuellement jouer son chauffeur. Ça va me laisser un brin de respiration, tiens.
Par Bernard Blancan
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Mardi 24 juin 2008
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Mardi 24 juin 2008
C’est dans l’enveloppe ! Retour aux sources est bouclé et part lundi pour le CNC. Évidemment, ça ne veut pas dire que ça sera accepté mais c’est la vraie naissance du projet et son début de
concrétisation.
Depuis que j’ai créé mon site de sourcier, j’ai des demandes dans le domaine. Samedi, je vais dans l’Oise pour repérer un point de forage pour un puits.
Ce soir, départ pour Nîmes et mon premier jour de tournage dans la peau de Rémi, un patron de petite entreprise BTP.
Par Bernard Blancan
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Lundi 23 juin 2008
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Lundi 23 juin 2008
Samedi, repas de famille dans les Pyrénées. Une de mes tantes m’a préféré dans les Insoumis que dans Indigènes. Bon… Coup de fil de l’assistante de Catherine Corsini : tu ne tournes plus le 3
juillet mais le 27. Ça marche ? D’accord !
Dimanche, la route est longue pour Paris. Nouveau coup de fil. Heu… finalement, c’est plus le 27 mais le 25 ! Alors là, c’est plus gênant car j’ai une post synchro et une lecture. Mais bon, si on
n’a pas le choix…
Coup de fil ce matin. Salut, le rendez-vous pour demain pour le docu, ça marche plus. Tu peux cet aprem ? Oui, oui !
Pas facile d’avoir une vision à court terme. Alors à long…
Par Bernard Blancan
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Jeudi 19 juin 2008
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Jeudi 19 juin 2008
Un film de Bouchareb, même fauché, ça reste un film de Bouchareb ! Je suis allé y faire un clin d’œil, une apparition comme Roschdy Zem et Sami Bouajila.
L’histoire est d’une grande pudeur, toute simple, très sensible.
On lui demande de faire un film sur les attentats de Londres, il choisit de faire se rencontrer un père Français et une mère Anglaise dont les enfants sont portés disparus. Et quel casting pour ces
deux-là ! : Sotigui Kouyaté (Little Sénégal, Peter Brook…) et Brenda Blethyn (Secrets et mensonges).
Je n’ai pas vu grand chose mais, sur ce que j’ai lu et les quelques images aperçues, ça s’annonce mieux que bien.
Allez, demain je reprends la route pour trois petits jours dans mon Sud-Ouest.
Par Bernard Blancan
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Mercredi 18 juin 2008
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23:50
Jeudi 19 juin 2008
Arrivé hier soir à Cavaillon. La fille de la régie qui me transporte d’Avignon à mon hôtel n’a pas vu Indigènes mais tout Mystère. Ah, Castanéda… !
Comme j’ai pris un forfait Internet deux heures, à l’hôtel, je ne me coucherai pas avant de l’avoir épuisé (c’est pourquoi je fais l’article maintenant et que je raconte quelques platitudes de
remplissage).
Au Mercure, personne de mes connaissances. Je me retrouve à manger avec deux acteurs anglais qui ne parlent pas un mot de français. Et quand tu as eu Madame Maumont comme prof d’anglais, tu as du
mal à suivre une conversation. Beaucoup de mal.
N’étant pas du tout gaffeur, j’ai dit au mec qu’il ressemblait à Stan Laurel. Il a ri (jaune ?), me disant que c’était la première fois qu’on lui disait ça. D’habitude on lui disait qu’il
ressemblait plutôt à Robert Mitchum. À bien y regarder, il n’avait pas tout à fait tort. En même temps, le petit côté Laurel… Sinon, j’ai beaucoup ri à des choses que je ne comprenais pas. Juste
par politesse.
Dans la série des mots bien sentis, comme j’étais le seul à fumer, mon collègue d’outre-manche m’a raconté qu’il s’est arrêté après le tsunami. Il était là-bas quand c’est arrivé et s’est dit, au
retour que s’il avait survécu à ça, il était dommage de vouloir continuer à mourir doucement sous l’effet du tabac. Je lui ai dit, sous forme de french humour que j’attendrai le prochain tsunami
pour arrêter. Il a esquissé un sourire mais je me suis rendu compte qu’il était en train de raconter ce qu’il avait vécu. Et j’ai compris que ma blague tombait à l'eau...
Il a raconté être descendu sur la plage pour aider un bateau taxi à se désensabler, la mer qui se retire curieusement et puis au loin, cette vague haute et droite comme un immeuble. Il a couru,
couru, a été rattrapé, emporté, remué en tous sens comme du linge dans une machine à laver, l’eau lui rentrant par le nez, les oreilles, un frigo lui passant à côté, suivi d’un sofa et puis tous
ceux qui, ayant survécu au monstre son emportés dans le retour. Là, j’ai tout compris. Mais je n’ai pas pu rembobiner pour effacer ma vanne.
Bon, ce matin je fais le bûcheron. En français…
Par Bernard Blancan
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Mardi 17 juin 2008
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07:48
Mardi 17 juin 2008
Hier, j’ai appelé Claude-Michel R. pour avoir des nouvelles des Insoumis. Visiblement, le premier jour (celui qui scelle l’avenir d’un film) n’a pas été fameux. En tout cas, bien en deçà des
espérances du producteur. Demain il saura ce qu’il adviendra quant au maintien dans les différentes salles.
Les tournages sont en train de se caler. Je pars demain pour London River. Petite escapade d’un jour aux alentours d’Avignon.
Parmi les scénarios lus hier, j’ai lu un super court-métrage. Mais en même temps, mon agent m’apprenait que j’étais sollicité pour un autre film pour août/septembre. Ce qui porterait à huit le
nombre de films ou téléfilms d’ici à fin de l’année. On va finir par en avoir marre de voir ma tête !
Pour ne pas perdre la main et préparer ma lointaine reconversion, je vais faire une intervention sourcière demain matin dans les Yvelines.
Par Bernard Blancan
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Lundi 16 juin 2008
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Lundi 16 juin 2008
La météo décidera de mon jour de tournage sur London River (le téléfilm de Rachid B). C’était le 17. Maintenant, c’est peut-être le 19. Peut-être le 18. Faut voir.
Mal dormi cette nuit. Pourtant, j’ai 5 scénars à lire. Pas uniquement du nouveau mais des nouvelles versions. Je sens que je vais piquer du nez.
Et la musique attend…
Par Bernard Blancan
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Samedi 14 juin 2008
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20:49
Samedi 14 juin 2008
Ce matin, j’étais à la projection de « Voyages aux Pyrénées ». Beaucoup ri pendant ce film très malin. Darroussin et Azéma s’en donnent à cœur joie. C’est communicatif. Les Pyrénées filmées comme
je ne les avaient jamais vues. Un vrai moment de cinéma. Cinéma des frangins qui font une bonne blague.
Si vous n’y allez que pour m’y voir, vous serez déçu. Micro présence. Mais vous avez 1000 autres bonnes raisons d’y aller. Je dirai quand ça sort, évidemment.
Sinon, je vacance. Tranquille.
Par Bernard Blancan
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Jeudi 12 juin 2008
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Jeudi 12 juin 2008
Alors ? Qui est allé voir les Insoumis ? Je profite de ces quelques jours de répit (repos ?) pour m’adonner à quelques expériences de magnétisation. Je vous raconterai s’il y a lieu…
J’attends le dernier retour de mon dossier finalisé pour « Retour aux sources ». C’est le titre provisoire de mon documentaire.
Paul Costes a l’air très content de Cendres, le court-métrage dans lequel j’ai tourné cet hiver, de nuit, en me caillant. J’ai hâte de le voir.
Je ne sais pas si je vous l’ai dit mais un premier montage du Retour de la Veuve (14/18 diffusé le 11 novembre et tourné dans le Nord en avril) a été visionné à France Télévision. La chaîne est
enchantée. On aurait même dit au réalisateur que ce film ferait date. Ce qu’il y a de clair, c’est que je sanctionnerai tous ceux qui ne regarderont pas ou n’enregistreront pas !
Sinon, je glande et ça fait du bien !
Par Bernard Blancan
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Mercredi 11 juin 2008
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10:16
Tiens, on parle ANPE et ASSEDIC, à la radio ! Les offres d’emploi raisonnables… Hé hé hé, ils sont drôles.
Allez, je vais vous faire mon petit article sur la situation dans le cinéma. Mais elle n’engage que moi.
Il y a une dizaine d’années, le régime des intermittents connaissait quelques imperfections. Pas mal d’employeurs de l’audiovisuel s’accommodaient du système pour salarier des permanents en faux
intermittents. C’est-à-dire qu’un technicien pouvait être assuré d’avoir du boulot toute l’année avec un même employeur. Une partie était déclarée en travail, l’ASSEDIC jouant le complément de
salaire. Ce n’est pas le cas des acteurs qui bossent souvent quelques jours sur un film, puis sur un autre et doivent les enquiller pour parvenir à faire ses heures.
Le calcul du taux ASSEDIC était également assez injuste. Plus tu gagnais en bossant, plus tu gagnais en inactivité (en même temps, on sait bien qu’un intermittent, quand il n’est pas payé, est
rarement inactif. Vous lisez le blog, non ?).
Et puis il y a eu la réforme. Celle qui a fait qu’en 2004, alors que j’en aurais eu besoin, je me suis retrouvé sans ASSEDIC. Il fallait faire autant d’heures mais en moins de temps.
Depuis deux ans, quels sont les effets mesurables ? Une baisse très importante de l’indemnisation, de plus en plus d’intermittents qui sont virés du système car ils n’arrivent pas à faire leurs
heures. Quand vous allez aux ASSEDIC des intermittents, il n’y a plus d’attente. Tout simplement parce qu’on ne vous reçoit plus. Tout se fait par courrier ou Internet. Le grand coup de balai !
La génération qui s’en tire bien est celle qui part à la retraite aujourd’hui. Ils ont vécu les belles années, les veinards !
Parallèlement à la décrépitude du système des intermittents, c’est toute la production audiovisuelle qui est en train de battre de l’aile. La télévision est de moins en moins présente dans le
financement du cinéma. Les chaînes câblées mettent quelques billes mais à des niveaux bien moindres. Les films se font maintenant avec une multiplication de petites aides. Les régions font
maintenant partie des financeurs.
Un nombre impressionnant de projets en cours de production jètent l’éponge avant le tournage. Désormais, de plus en plus de films dont la production se serait arrêtée faute de moyens, se tournent
malgré tout. Ça veut dire avec des salaires à la baisse (-20 ou -50 pour les techniciens) et des durées de tournage réduites. On coupe dans le scénario et on tourne à toute vitesse. Le phénomène
est en train de gagner la télévision.
Je ne sais pas ce que ça va donner sur la qualité de la production mais pour ceux qui bossent, c’est moins de films, moins payés, à la va vite, avec moins d’ASSEDIC.
À titre très personnel, je n’ai pas à me plaindre puisque je tourne beaucoup. C’est un effet conjoncturel dont je ne connais pas la durée. Le jour où ça va s’arrêter, ça va faire mal. Il y a des
jours où je me dis que je ferais bien de monter ma boîte de sourcier plutôt que de compter sur l’ASSEDIC.
Attention. Ce n’est pas un discours alarmiste militant destiné à tirer des larmes. Juste un constat.
Par Bernard Blancan
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