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Mercredi 1 avril 2009
Mercredi 1er avril 2009 
J’avais envie de vous le dire depuis longtemps : Nicolas Sarkozy est un bon Président ! POISSON D’AVRIL !




Rien de très notable à vous signaler aujourd’hui si ce n’est la reliure de mon dossier.

Demain, je me glisse pour la première fois sous la peau de ma gueule cassée. Il faudra se lever tôt avec ces histoire de deux heures de préparation.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 31 mars 2009
Mercredi 31 mars 2009
Je sors d’une réunion avec ma productrice et, bonne nouvelle, en dehors de quelques minimes retouches, le dossier du projet est bouclé ! Il ne restera plus qu’à l’adapter aux différentes demandes d’aides. Je me sens léger, léger, en accord avec le temps du jour.

En début d’après-midi, j’avais un rendez-vous avec un grand réalisateur de télé. Il voulait me voir pour ses prochains films, sachant que je ne pourrais pas faire celui de mai (à cause de Suerte). En fait, nous avons papoté sourciers et quelque chose me dit que nous nous reverrons.
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Lundi 30 mars 2009
Lundi 30 mars 2009
Ce week-end, j’ai fait le sourcier. Et le week-end, aussi, pour me ressourcer.

Par ce jour de printemps ensoleillé, deux alternatives se présentent à moi : travailler sur mon dossier de documentaire (la nouvelle structure est bonne mais il y a du fignolage) ou aller me balader. Je ne tourne que jeudi prochain avec ma gueule cassée… Et puis, bien sûr, déposer quelques lignes sur le blog.

Je vais faire les deux, tiens. Enfourcher mon nouveau vélo et aller faire le bobo du côté du canal et du Marais puis rentrer travailler à la maison.
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Vendredi 27 mars 2009
Vendredi 27 mars 2009
Ce fût le dernier jour de Sister Welsh. Ou plutôt de Henry dans Sister Welsh. Il y a des films où l’on fait une toute petite participation qui vous ravit. D’autres que l’on refuse sur des critères qui n’ont rien à voir avec le nombre potentiel d’entrées…

Attention, je vais me la péter un peu : tout à l’heure, au Monoprix, une cliente m’aborde. Vous êtes bien l’acteur Bernard Blancan ? Oh putain. C’est la première fois qu’on me la fait, celle-là. Elle connaît mon nom et visiblement ne bosse pas dans le cinéma.

Je rentre chez moi en essayant de calmer ma joie. Mais, manque de bol, j’ouvre mon courrier et je tombe sur une lettre d’un fan allemand qui me demande de lui renvoyer deux photos signées. Mes chevilles se mettent à enfler. Ma tête s’est tellement élargie qu’il me faut forcer pour franchir la porte. Je fais immédiatement couler un bain d’eau froide et y plonge tout habillé. Rien n’y fait, tête et chevilles continuent leur inquiétante expansion.

C’est au moment où tout semble désespéré, que me tête touche déjà les deux murs qui se font face, que j’ai une idée de génie : je pense au tournage. À la fête de début de tournage, j’avais croisé une tête que je connaissais (je n’arrive jamais à coller les prénoms). Bonjour, on se connaît, on a déjà tourné ensemble. Elle me dit que non. Elle est maquilleuse et n’a aucun souvenir d’avoir bossé avec moi. Pour ma part, je suis sûr de l’avoir croisée sur un plateau de tournage. Ce n’est qu’au deuxième jour qu’on a retrouvé dans quoi on avait travaillé ensemble : Indigènes…
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Jeudi 26 mars 2009
Jeudi 26 mars 2009
Ça y est, j’ai fait l’expérience du fond bleu ! Une chaise, une table, des acteurs et les murs vivront au montage. Comme au théâtre !

J’appréhendais un peu la scène 47. Quand je dis que je l’appréhendais, c’est un doux euphémisme. En fait, j’avais carrément le trac. Il s’agissait d’une scène dans laquelle je me faisais entreprendre par Sister Welsh (Anne B.). Elle voulait me dérober les clés de la cellule en m’embraquant de façon très démonstrative dans un jeu assez charnel.

Évidemment, toute l’équipe attend la scène avec impatience (sauf les comédiens concernés). Chacun y va de son fantasme. L’un me dira qu’ils auraient été nombreux à vouloir être à ma place. Hé bé, je voudrais vous y voir, moi !

Mais la mise en scène de Jean-Claude Janer est tout sauf vulgaire et réaliste. En conséquence, ça a été un bon moment de jeu d’acteur, comme un autre, très technique et respectueux.

Difficile de ne pas penser à Indigènes. Nous avons tourné dans le studio où nous avions fait les photos de pré tournage. Deux des maquilleuses avaient été de l’aventure. Nous étions à deux pas d’un studio où nous avions tourné une émission cinéma pour Canal. Allez, au mois d’août, ça sera la suite : Hors la loi ! Encore une aventure.

Mais d’ici là j’ai d’autres sacrées aventures qui m’attendent… Demain, dernier jour de Sister Welsh pour moi et, en soirée, fête de début de tournage de Quand la guerre sera loin. Très cinéma, le blog, jusqu’à la fin de l’année. Suerte !
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Jeudi 26 mars 2009
Jeudi 26 mars 2009
La nuit qui a suivi le maquillage, j’ai quand même fait des cauchemars. On a beau prendre ça à la légère, voir ça gueule comme ça, ça travaille à l’intérieur.

Je pars vers les Nuits de Sister Welsh. Une journée sur fond bleu. Je vous raconterai.

À ma grande surprise, hier, j’ai terminé la continuité de mon projet de documentaire. J’en ai même changé le titre. Si personne n’accroche, je ferme !
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Mardi 24 mars 2009
Mardi 24 mars 2009
Bon, j’espère que je ne vais pas me faire engueuler car je mets la photo sans avoir demandé l’autorisation.

Une heure et demie de maquillage et un bon ¼ d’heure de démaquillage. Je sais à quelle sauce je vais être mangé mais le jeu en vaut la chandelle ! (non, Pascale, on ne m’a pas passé le visage à la chandelle!).
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Lundi 23 mars 2009

Lundi 23 mars 2009

Très instructive cette visite de l’atelier Midavaine. Un atelier de laqueurs dont le fondateur n’est autre que le héros de notre histoire : Quand la guerre sera loin. C’est sa petite fille qui tient les rênes. Ça doit faire drôle de voir transposée son histoire familiale dans un téléfilm. Et nous, les acteurs, nous nous retrouvons dans le décor réel des personnages.

J’ai ensuite déjeuné avec notre ami Bertineau qui souhaitait m’entretenir d’un projet de film. Proposition fort séduisante, ma foi.

Demain, si j’en ai l’autorisation, je vous poste ma gueule façon gueule cassée.

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Dimanche 22 mars 2009

Dimanche 22 mars 2009

En attendant le premier coup de manivelle jeudi prochain, c’est parti pour une longue période de tournages. Enfin, le blog va sortir de ses errements de ses derniers temps.

Vendredi soir j’ai fait coucou au pot de début de tournage des Nuits de Sister Welsch. Film original qui va se tourner pour une bonne partie sur fond bleu avec incrustations ultérieures de décors. J’adore. On va se retrouver en situation de plateau de théâtre.

Hier, première lecture de Suerte avec les comédiens. Ça promet. J’imagine le plaisir de Jacques, après tout ce temps, de voir le film prendre chair. On démarre début mai ! ça devrait donner l’occasion de quelques articles…

Demain, nous allons dans un atelier de laqueurs pour nous imprégner de l’ambiance de ce qui sera l’essentiel de notre activité dans mon tournage à la gueule cassée.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Vendredi 20 mars 2009
Vendredi 20 mars 2009
Bon, c’est vrai qu’on s’est pointé un peu tard à la manif. Il est plus de 16 heures quand nous sortons du métro à Bastille. La tête du cortège est déjà en route vers Nation. Le fiston est impressionné de voir autant de monde. Nous nous mettons en sens inverse de la marche et marchons vers la queue du cortège dans l’espoir de trouver une banderole qui corresponde à mon activité. Cimetière en grève, hôpital, crèche, chercheurs (non, pas eux !)… évidemment, je ne m’attendais pas à trouver des sourciers. Je cherchais plutôt un genre d’intermittents. Rien. Nous avons marché jusqu’à République. Tout le monde n’était pas encore en route. Il y a vraiment beaucoup beaucoup de monde. Sur la place, je constate qu’il y a autant de monde qui défile sur le Boulevard Voltaire, en parallèle de Beaumarchais. Jamais vu un tel défilé (en dehors de 2002…). Finalement, pas d’intermittents. Ou je les ai ratés. Il y avait bien la Fémis, mais je ne voulais pas faire genre acteur qui veut se caser.

Bref, comme toutes les manifs, ça se termine en terrasse d’un bistrot. À côté de nous, deux gitans entreprennent une cliente en mal d’exotisme. L’un d’eux montre le flingue qu’il a dans sa poche. Bon, on va y aller…

Hier soir, je suis allé voir le film aux nombreux Oscars, Millionaire machin truc. Un sommet de vulgarité. Ce que je peux être snob !

Nouvel essayage costumes ce matin. Pfff.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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