Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /2010 19:21

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Samedi 8 mai 45… heu 2010 !

La séquence équestre s’est merveilleusement bien passée. Je commençais à me prendre pour un cow-boy et regrettait de n’avoir qu’une gitane à pied pour jouer les indiens. Gilbert est parvenu, non sans mal, à faire la cascade.

Tout s’est achevé par une grosse fête pleine de guitare, larmes, mercis et vodka.

Je n’y ai pas fait mes os les plus vieux (pas à cause de la pluie) mais parce que je me les étais brisés, les os. Enfin, les muscles dont, chez moi, la texture est si fine et si fragile. C’est qu’elle se débattait, la Carmen ! J’avais mal au bras droit depuis deux ou trois semaines, après la scène où je gifle et regifle mon fils. Pour que le spectateur y croie, il faut y aller. Et refaire la prise sous divers angles. J’avais dû déchirer un brin le tissu musculaire. Hier, j’ai dû y faire un accroc, carrément.

Et je me suis payé la route au volant de ma bagnole jusqu’à Paris. Une journée d’autoroute, de stations services, d’aires de repos et de douleur.

Étant donné mon état, vous me pardonnerez sans doute la brièveté de cet article.

Une petite conclusion sur ce tournage. Je suis à peu près certain du succès du film. Il a été fait avec bonheur, en bravant mille obstacles avec la foi et le sourire. Bravo Malaterre ! Équipe exceptionnelle.

 

Pour ce qui est de la photo (Thierry), c'est Gilbert qui se jète sur Vicky (Carmen). Mais vous allez croire que c'est moi puisque je fais le chemin (au galop) jusqu'à elle.

lesdoubles.jpgGilbert et son double (ou l'inverse)

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /2010 09:43

Vendredi 7 mai 2010

Le soleil est bas. À l’horizon, les nuages épais se déchirent en quelques minces trouées. Des rayons évasés en descendent et forment un éventail lumineux renversé. Effet « lumière divine » des petites images religieuses égarées dans les missels, au temps du catéchisme. Le train bondé de 17h19 roule avec vingt minutes de retard. Je suis côté fenêtre ouest. Les écouteurs du passager qui est devant moi m’empêchent de dormir avec leur rythmique aiguë de daube musicale. C’est décidé : je vais percer le mystère de la lumière en éventail. Dix bonnes minutes pourraient ainsi passer de façon intellectuellement rentable. Méditation au-delà des pchi-pchi-pchi-bzi-pchi-pchi-pchi-bzi...

Mon cerveau imprégné d’images en 2D pourrait lire le phénomène de façon simple. Les nuages forment un abat-jour, le soleil, une ampoule et la lumière descend en déployant ses rayons, étroits au sommet, s’élargissant en descendant. Mais si j’interroge les maigres connaissances d’astrophysique, communes à chacun, je suis obligé d’admettre que ce raisonnement présente quelques faiblesses. Dans cette vision de l’éventail renversé, il faudrait que le soleil soit éloigné d’à peine quelques dizaines de kilomètres de la terre ou bien que les nuages se mettent à former des trous coniques. Ces deux acceptions sont évidemment fausses.

Il faut donc sortir de la réalité 2D pour faire entrer une troisième dimension : la profondeur. Et là, tout s’éclaire, si j’ose dire. Le soleil bas envoie sur la terre des rayons presque horizontaux. En se frayant un passage entre les nuages, il viennent vers l’observateur tourné vers l’ouest. Ces rayons qui sont « parfaitement » parallèles, étant donné la distance du soleil à la terre, ont une base plus large que le départ, pour la simple raison que la base est beaucoup plus proche que le départ du rayon (au moins plusieurs dizaines de kilomètres). Par l’effet de la perspective, la trouée se situant dans l’axe précis observateur/soleil donnera cet étrange éventail.

En imaginant que le ciel soit parfaitement couvert, à l’exception de la trouée dont nous parlons, un observateur B situé à 50 kilomètres au nord, qui regarderait vers le sud, verrait des rayons parfaitement droits et parallèles obliquant vers la gauche. L’observateur C, à 50 kilomètres au sud, aurait la vision latéralement inverse de celle de B. Seul le premier observateur peut voir l’éventail.

L’éventail n’est donc pas une réalité mais un point de vue. La vision depuis un point minuscule.

Finalement, c’est comme l’Histoire. Une affaire de point de vue. Quand elle se veut objective, elle se doit de considérer le plus grand nombre de points de vue pour espérer approcher un semblant de réalité.

Il est où, mon cheval ?

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /2010 15:38

Jeudi 06 mai 2010

Avant de prendre le train pour tourner demain une belle scène cavalière, je vous donne le sujet de mon prochain roman :

Un homme reçoit en cadeau un cheval. Histoire d'une rencontre.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /2010 12:46

Mercredi 5 mai 2010

Des vagues géantes sur la Croisette ! Ça promet. Les Dieux Méditerranéens en font un peu beaucoup. On se calme, on se calme.

Ici, la vie est calme et se réchauffe peu à peu. Encore un casting, demain, et je repars en Camargue pour y terminer Carmen.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /2010 12:18

 

 

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Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /2010 09:23

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Mardi 4 mai 2010

Pour changer, je pars passer un casting. Ça serait pour un téléfilm en Corse. C’est drôle, je vais déjà tourner en Corse sous peu, je dois tourner au Japon et peut-être en Nouvelle Calédonie. Période insulaire.

 

En attendant, après la lune rousse, voilà les saints de glace qui viennent nous rafraîchir les idées. J’ai feuilleté les pages web sur Hors la Loi. Impressionnant le nombre d’articles sur la polémique de ceux qui n’ont pas vu le film mais veulent faire parler d’eux. J’ai même lu quelque part qu’il y avait, sinon une orchestration, du moins un aval en haut lieu. Bizarre, dans cette ambiance anti-burka, polygamie, et tutti quanti, cette concentration d’intérêt sur une partie de la population qui a aussi des choses à raconter au-delà de l’Histoire Officielle.

Mon prisme nombrilien me faisait dire, hier, que ce serait service minimum pour moi, mais ça risque l’être aussi pour les camarades. Roschdy est en train de tourner son film avec Sami dans le rôle principal. Ils devraient avoir autre chose à faire que d’aller faire les pingouins sur la terrasse du palais. 

Pour nous réchauffer un peu, je mets une autre photo plus attendue des Calanques.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Dimanche 2 mai 2010 7 02 /05 /2010 20:11

Lundi 3 mai 2010

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C’est la première fois que je m’aventurais dans les calanques Marseillaises. Ça vaut la peine de crapahuter. Et ça fait du bien de prendre trois jours de vacances !

 

Vendredi, j’ai reçu un coup de fil de la production de Hors la Loi. La messe est dite : cette année, ça sera service minimum. On me fait venir quelques heures avant la projection qui aura lieu le vendredi 21 à 19 heures. Montée des marches, projection, hôtel sympa et retour le lendemain.

Le marathon que nous avions fait ensemble sur Indigènes (photo call, conférence de presse, interviews diverses) ce sont les trois héros du film (Jamel, Roschdy Zem et Sami Bouajila) et Rachid qui vont se le payer.

Sans avoir aucun goût particulier pour ce type d’exercice, j’avais vaguement espéré faire partie du package promotionnel (un acteur gagne toujours à être vu) mais je sais qu’en la circonstance, ce n’est pas du goût de tout le monde. Tout bien pesé, c’est très juste comme ça.

Je vais ainsi m’économiser quelques doses de stress, éviter deux ou trois petites humiliations et, au final, profiter mieux que jamais de mon passage éclair. Tout cela s’annonce beaucoup plus paisible que je le craignais.

 

Enfin, paisible… La presse se fait l’écho de manifestations de la droite dure qui juge film avant même de l’avoir vu. Hors la loi serait anti-français et révisionniste. Je ne l’ai pas vu mais j’y ai tourné en partie, en ayant lu le scénario. Je sais bien, et on le verra, qu’on est bien loin des caricatures de tous bords. Le film est désormais à vous (enfin, le 20 septembre pour ceux qui n’auront pas le billet cannois). Il vous appartiendra de le juger quand vous l’aurez vu…

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /2010 16:01

Samedi 1er mai 2010

Je profite de quelques gouttes sur Marseille pour vous faire un bref compte-rendu des castings.

Pour le premier, l’américain, quand je suis arrivé, il y avait une actrice relativement assez connue qui s’était invitée car elle voulait absolument tourner avec le réalisateur relativement extrêmement connu. Comme je suis galant, je l’ai laissée passer avant moi.

Quand mon tour est venu, j’ai dû jouer une courte scène en anglais. Le réalisateur n’était pas là et fera son choix sur la vidéo enregistrée pendant les essais.

Comment cela s’est-il passé ? Hé bien, si le réalisateur estime qu’il n’est pas indispensable de parler un anglais crédible, de jouer à un niveau dépassant l’amateurisme et d’avoir une gueule intéressante, j’ai encore une petite chance. Mais s’il fait preuve de la moindre exigence sur un des points énoncés plus haut, c’est mort de chez mort !

Pour le second, il y a eu méprise. Le directeur de casting a changé et ne savait pas que j’avais déjà rencontré le réalisateur lors des précédents castings avec son prédécesseur. Donc, s’il m’avait voulu, ça se saurait.

Mais qui sait…

Lundi prochain, l’article sera titré « Réajustement d’ambition en milieu hostile ». Le sujet ? Vous verrez bien.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /2010 09:45

Je ferai un récit de mes castings dès que la pluie me coincera à l'intérieur...

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /2010 22:48

Mercredi 28 avril 2010

Aujourd’hui, nous tournions à l’intérieur de l’église millénaire des Saintes-Maries-de-la-Mer. Dehors, c’était l’été, les touristes, les gitanes qui lisent les lignes de la main. La séquence tournée l’a été sans difficulté particulière.

Demain, j’ai deux castings : l’un avec un réalisateur américain relativement extrêmement connu et l’autre avec un réalisateur français extrêmement énormément connu. Vous saurez qui quand j’aurai connaissance du résultat. Pour une fois que je peux créer un peu de suspense…

 

Concernant Hors-la-loi, Guy m’a fait part d’un mail qui circule sur une opération politique qui se préparerait sur la Croisette autour du film : Guy, ne t’inquiète pas ! Tout cela n’est pas sérieux. Il y a toujours des gens pour parler de choses qu’ils n’ont pas vues, pour se mettre en colère. Ils ne parlent pas du film mais de ce qu’ils en imaginent. Et ce qu’ils imaginent est nourri de leur simple culpabilité.

Tiens, ça me rappelle une autre histoire…

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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