Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 11:42

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Retour aux sources. La voix-off de travail, je la faisais au fil du montage, l’écrivant et l’enregistrant sur un petit enregistreur. Pour avoir un travail de qualité, nous avions réenregistré l’ensemble en studio, avec du matériel professionnel. C’est cette voix que nous avions collée sur le montage définitif. Mais je n’étais pas content. Je la trouvais éloignée, hollande… heu, molle, avec une mauvaise acoustique. J’avais l’impression que le film avait baissé.

 

Sur le tournage du court-métrage dans lequel j’ai joué dernièrement, l’ingénieur du son complétait ses ambiances sonores avec un petit appareil à pile sur lequel je me suis précipité dès que je l’ai aperçu. Allez, fais pas le chien, fais-moi essayer ! J’ai mis le casque (sur les oreilles) et j’ai entendu la richesse et la chaleur du son. Je le veux ! La semaine suivante, j’avais fait l’acquisition de cette petite merveille de chez Zoom, le H2 n. Pour moins de 300 euros.

 

Dès que j’ai trouvé deux minutes, je me suis promené dans la maison, appareil en main et casque sur les oreilles, à la recherche de la meilleure acoustique pour réenregistrer l’intégralité de la voix-off at home. C’est le petit cagibi ouvert sur l’entrée qui a eu ma préférence. Face à moi, une rangée de manteaux suspendus, à ma gauche, une bibliothèque pleine de documents, à ma droite, un mur lisse qui permet un peu de résonance, derrière, une porte ouverte sur le couloir-bibliothèque qui permet au son de respirer sans réflexion violente.

 

Le résultat, nous l’avons collé au film hier et, bonheur, la voix est proche, chaude, dynamique avec juste ce qu’il faut de réverbération naturelle. Le spectateur est embarqué dans un conte, à la façon dont il l’était quand j’avais fait le prologue aux figurines. Elle s’accorde à la dynamique du montage, à l’humour, la poésie et l’étrangeté de l’univers proposé.

 

En revoyant les images, je riais comme un spectateur tout neuf, mais ne pouvais m’empêcher de voir déjà les modifications de colories que nous apporterons lors de l’étalonnage.

 

Après cette longue pose sans voir le film, j’y crois plus que jamais. Et je n’ai pas pour habitude de me jeter des fleurs, vous le savez.

 

Pour ce qui est de la politique, je me demandais, il y a deux jours, s’ils auraient le culot de faire annuler le référendum en Grèce et de virer Papandréou. Eh bien, ils l’ont fait ! Plus de référendum et papa sera remplacé très prochainement. Notre petit président, très fier de lui, ne s’exprime plus que sur deux chaînes à la fois (par nostalgie de l’ORTF), tellement il avait été agacé du succès médiatique des primaires…

Voix-off : À prendre les gens pour des cons, ils vont peut-être finir par le devenir, qui sait. Le pouvoir de l’esprit…

 

Les Indignés français ont voulu prendre la Défense des pauvres. Ils se la sont pris sur la gueule. Laissons la mondialisation mondialiser tranquille.

 

Petit rappel : ce soir, sur Canal...

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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 12:11

Départ pour un rendez-vous avec attachée de presse puis, direction montage son de Retour aux sources.

 

En creusant un peu, j’ai une dizaine d’actualités ciné/télé ce mois-ci. C’est ce qu’on appelle une loi des séries. Après cette période, il va falloir sérieusement songer à fabriquer du diffusable !

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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 09:47

Le montage son de Retour aux sources a commencé hier. La monteuse travaille seule. Je ne verrai le film, avec son nouveau son que vendredi. En fait de monteuse son, c’est une mixeuse. Elle a choisi d’assurer le montage avant le mixage, jugeant qu’il y avait de quoi d’amuser. Me voilà donc au chômage technique, prié d’attendre les propositions. C’est pas mal, en fait, pour quelqu’un qui, comme moi, peine à déléguer. Dans le discours, je vante le regard multiple, l’indispensable addition des compétences. Et dans les faits, je suis un bon petit dictateur qui veut tout faire, présupposant qu’il sait mieux que quiconque ce qui convient à son film.

 

En politique, ça donne ce qu’on sait. En cinéma, j’espère toujours que certains réalisateurs  plus ou moins autodidactes de mes amis, accepteront un jour de livrer leurs images à des monteurs (quand ils ne les tournent pas eux-mêmes). C’est comme pour les enfants. On sait toujours mieux ce que devraient faire les voisins.

 

On m’a conté des exemples dans l’excès inverses. Ceux qui savent que faire un bon film, c’est choisir de bons chefs de postes. Et pendant que ça tourne, ils font des mots fléchés. La sagesse, dans tous les domaines, est entre les extrêmes. Savoir déléguer, tout en décidant.

 

En faisant le tri de photos de tournages, je suis tombé sur une série faite pendant un film qui n’est pas sorti. Du premier coup d’œil, j’ai constaté que j’étais mal habillé. Mal habillé ne veut pas dire pas habillé à la mode, mais habillé de façon peu seyante. Quand le spectateur voit une façon de s’habiller en contradiction avec les intentions ou l’attitude composée du personnage, il passe une trop longue partie de son temps à voir un truc qui sonne faux.

 

Dans Peau d’Homme, cœur de bête ou dans cache-cache, par exemple, je suis habillé comme un plouc mais ça colle au personnage. Tout va bien. Dans d’autres, les vêtements collent tellement mal à ma morphologie particulière, que c’en est pitoyable. On dirait un SDF qui s’est habillé avec des fringues de toutes tailles récupérées dans les poubelles. Il n’y a pas à dire, l’habit fait le moine et chaque poste a une importance capitale.

 

Vous pensez qu’ils vont s’arranger pour faire renverser (à coups de valises) Papandréou pour éviter le référendum, ou ce serait trop gros ?

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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 17:57

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George, tu es mon héros ! Voilà qu’ils se décarcassent pour te pondre un plan de sauvetage qui consiste à dire à ton peuple « vous allez payer » et toi, tu fais un référendum pour demander à ton peuple s’il veut payer. Certains y voient une leçon de démocratie et d’autres, la pire des conneries.

 

Quant à moi (dont l’avis va à l’encontre de mon petit lectorat Hollandiste) je me réjouis. En écoutant les économistes de tous bords (les vrais, pas Sarkozy), j’ai bien compris depuis longtemps que la zone Euro court à la catastrophe, que cette politique économique dictée par la bourse ne vaut plus un kopek. Tous disent que le fonctionnement actuel provoque La Crise. La réduction des dettes engendre inexorablement une réduction des dépenses, des restrictions dans tous les domaines, la destruction des systèmes d’aide sociale, la baisse de la consommation, du pouvoir d’achat, l’appauvrissement des plus pauvres et l’enrichissement des plus riches. Sauf que, ceux qui pourraient faire vivre l’économie seraient les plus pauvres, s’ils devenaient plus riches. Voilà le cercle vicieux qui arrive dans sa limite : les pauvres vont être encore tellement plus pauvres, que la non consommation va exploser l’économie.

 

Je ne suis pas un prix Nobel d’économie. Juste quelqu’un qui écoute les uns et les autres. Tout le monde peut entendre cette évidence et pourtant, quand le petit napoléon fait sa pédagogie à deux balles (c’est la faute des socialistes), 55% des français sont satisfaits. Pourtant, on sait (quand on écoute un peu la radio ou qu’on lit les journaux) que le « sauvetage » annoncé de la Grèce n’est qu’une machine à retarder le moment où la France et d’autres vont voir leur andouillette perdre son triple A. Le seul espoir est que ça se passe après les élections. Ils en sont là. Leur seule vision : garder le fauteuil.

 

Que dit le PS ? Pas mieux. Aucune proposition. Plus d’espoir en dehors de la promesse de lendemains en crise continue. Cette période dont on connaît l’issue si les choses ne changent pas devrait faire naître de grands bouleversements. Des projets pour en sortir. Mais pas du rafistolage. Une transformation profonde s’impose, mondiale.

 

On a tous compris que ce n’est pas une crise passagère mais une crise du système. C’est lui qu’il faut changer. Si nos gouvernants continuent à naviguer à vue sans rien faire, c’est le chaos qui est assuré. Ça va leur venir quand, l’imagination ? Et à qui ?

 

On avait cru qu’Obama allait changer deux trois choses. Dernier exploit en date, la suppression des subventions américaines à l’UNESCO parce que la Palestine a été admise à siéger. Sacré révolutionnaire, le Barak !

 

Jusqu’à présent, les révolutionnaires portaient l’image de promesses de chaos. Aujourd’hui, ce sont les conservateurs de tous poils.

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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 12:24

Récapitulatif de mes présences sur vos écrans de novembre :

 

Samedi 5 novembre : Hors la loi de Rachid Bouchareb, 20:50 Canal + (Colonel Faivre)

 

Mardi 8 novemnbre : Quand la guerre sera loin d’Olivier Schatzky, 20:35 France 3 (Ferdinand, gueule cassée)

 

Mercredi 16 novembre : Jeanne la captive de Philippe Ramos, au cinéma (le charpentier)

 

Jeudi 17 novembre : Flics saison 2 de Thierry Petit, 20:35 sur TF1 (Binouze)

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Samedi 29 octobre 2011 6 29 /10 /Oct /2011 19:51

19825516.jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20111007_102823.jpg Le 16 novembre, Jeanne la captive, de Philippe Ramos, avec Clémence Poésy, Thierry Frémont, Mathieu Amalric, plein d'autres et... votre serviteur en constructeur de bûcher.

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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 12:16

 

 

Les jeudi 17 et 24 novembre, vous pourrez voir la saison 2 de flics, sur TF1 avec votre Binouze. Si c’est deux épisodes par soir, il faudra rester bloqué à la soirée du 17 puisque je ne joue que dans les deux premiers.

 

Auparavant, le 8, vous verrez ma gueule cassée sur le service public.

 

J’ai rencontré mes copains instits bordelais que j’ai mis à contribution pour enregistrer des enfants pour mon prochain court-métrage. Ça commence à prendre forme. En décembre, j’aimerais bien avoir tourné les premières images avec les acteurs, les grands, les vrais.

 

Après un petit voyage aux Pyrénées, comme diraient les Larrieu, me revoilà plongé dans divers rendez-vous et boulots pour terminer le bouquin avant de commencer, mercredi, le montage son du documentaire.

 

J’ai vu que notre petit papa président a expliqué que tout est de la faute des socialistes et de leurs 35 heures et de la retraite à 60 ans et que Hollande n’avait pas l’envergure. Tout ça est intéressant. Quelqu’un sait combien ça coûte, une carte à l’UMP ? Non, c’est vrai, j’avais pas bien compris ce qu’il a expliqué tellement clairement.

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Dimanche 23 octobre 2011 7 23 /10 /Oct /2011 13:04

FB.jpgCe qui était bien, avec ce match de rugby, c’est qu’il n’y avait personne au supermarché. On a parfois des satisfactions très égoïstes. Je n’ai aucune émotion particulière quant au résultat. Enfin, j’avoue tout de même que je suis assez content de voir notre président privé d’une occasion de parader. En ces temps préélectoraux, tout est bon à prendre.

 

Je m’apprête à descendre dans les Pyrénées pour quelques jours trop courts. Pas d’article donc avant vendredi prochain (sauf événement exceptionnel).

 

Depuis quelques temps, je me suis investi sur mon compte Facebook. Je voulais voir quelle était la puissance réelle de communication de cet outil. J’y ai plus de 1.500 « amis ». J’ai lancé une page « à distance ». Résultat : 23 amis pour la page. J’ai aussi publié, presque chaque jour, mes articles de blog. Résultat : D’une vingtaine de visiteurs uniques, je suis passé à 90, les jours où j’ai publié (j’étais à 200 dans les beaux jours marqués de Cannes 2006).

 

J’ai par ailleurs constaté que les personnes les plus présentes ne sont pas forcément celles qui ont le plus de choses à dire. Il y a comme un besoin de s’exposer. Un état de demande plus qu’un réel échange.

 

Conclusion : cet outil de communication reste très limité. La seule vraie valeur est une augmentation redoutable du carnet d’adresse. Mais uniquement pour des messages privés. Et encore… Étant donné la quantité d’informations qui arrivent sur la boîte aux lettres, je ne suis pas certain que ce soit très efficace non plus.

 

Pour faire du réseau, rien ne vaut les fêtes, les vrais événements, les cafés, le téléphone. La communication Internet n’a de force que dans le médiatique, à un degré plus accessible que les médias traditionnels, mais sur les mêmes principes. Pour le reste, c’est juste une façon de voir que telle ou telle vague connaissance fait ceci ou aime cela. L’intérêt est somme toute assez limité. Trop de monde pour que ton info ne soit pas noyée dans un flot continue et pas assez pour qu’elle atteigne ceux à qui tu voudrais réellement t’adresser. Autant passer quelques coups de fil.

 

Bon, pour le blog, l’ayant lancé en 2004, je ne peux que continuer. Comme une trace dont je ne sais pas trop encore quelle est la fonction réelle, si ce n’est entretenir un lien avec les quelques fidèles lecteurs et, coucher par écrit le fameux témoignage d’un parcours parmi d’autres.

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Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 11:31

photo-kadhafi-mort.jpg

Noyés d’images d’horreur, de lynchages, de guerre, d’assassinats, de meurtres collectifs. La mort violente se banalise dans des registres plus ou moins softs. Depuis que les téléphones portables filment, cette horreur a trouvé une nouvelle proximité de gros plans bougés. Le grand zoom voyeuriste s’est démultiplié à l’infini. Il se rapproche, trouvant une place au cœur de la moindre action susceptible de générer une émotion forte. Internet fait le reste. Les images peuvent se répandre et trouver leurs regards. C’est un fait qui est observé depuis longtemps déjà.

 

Cette évolution a de bon qu’elle peut offrir un témoignage plus fidèle d’une réalité qui n’était transmise auparavant que par quelques caméras officielles, dont le contenu était trié par les rédactions. Dans les documentaires, l’image au portable prend sa place (révolution Tunisienne). Même dans mon film, tiens, il y a un plan au téléphone.

 

Après, la question est de savoir quelle lecture en est faite. En général, dans un mouvement de révolte qui a la sympathie de l’opinion, les morts sont les « méchants ». Si l’on veut soutenir le mouvement ou l’amplifier, on va montrer d’innocentes victimes des « méchants » et, si possible, les « méchants » en train de commettre leurs exactions. Mais on reste sur un registre large, éloigné, circonscrit à des idées simplistes : les gentils et les méchants. Ce ne sont pas des hommes qui sont en jeu mais les pions d’un système d’identification plus large.

 

Il y a ensuite la mort des personnalités célèbres. Elles ont dépassé le mur de l’anonymat pour incarner des personnages. Je me souviens encore du palais présidentiel de Salvador Allende, président socialiste du Chili victime d’un coup d’État fasciste téléguidé par les USA. On n’avait pas vu les images de la mort du dirigeant, mais les seules de la Moneda en feu et l’annonce de sa mort suffisent à deviner l’injustice et l’horreur de cette mort. Derrière la fumée, il y a des hommes qui vont être abattus.

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Du côté des méchants, on se souvient de l’exécution de Ceausescu et de sa femme (pourquoi sa femme, d’ailleurs ?) après un simulacre de jugement.

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Un jour, les tyrans sont adulés, reçus par les plus grands et, le lendemain, au gré des retournements d’opinion (des intérêts de ceux qui vivent de l’économie), ils deviennent l’incarnation du mal. On se rend compte à retardement du mal qu’ils ont fait, de la folie qu’ils déployaient. Mais, tant que ça ne gênait pas, on laissait faire, on était complice, on aidait. Ces hommes ne sont plus des hommes mais des idées. On change d’idée, on tue l’homme qui l’incarne et, si possible, de la façon la plus expéditive pour qu’il n’ait pas à parler, à redevenir un homme qui se souvient, qui raconte, qui a des émotions, des sentiments, qui est sujet à la maladie, comme Monsieur tout-le-monde.

 

Faut-il tuer Berlusconi ? Hu Jintao ? Les dirigeants des dictatures ? La présidente du FMI ? de l’OMC ? Assassiner les traders ? Ça dépend de quel côté on se situe et à quel moment. Est-ce parce qu’Hitler est mort que ces idées le sont ? Faut-il abattre les dirigeants du Nigéria ou bien ceux des grands groupes qui en extraient les richesses pétrolières ?

 

Tout est affaire d’images. Observez la place qu’a occupé la Grèce et ses manifestants, les indignés de tous les pays qui crient l’injustice du système économique jusque devant Wall Street. Pour moi, la grande injustice est là, dans ce système économique qui broie les plus pauvres. Le système ne déploie pas des camps, ne torture pas. Il affame, enrichit toujours plus les plus riches, enlève toute dignité aux pauvres, leur demandant toujours plus de payer, travailler plus longtemps, subir le chômage, se voir diminuer les aides. En terme d’image, c’est pas très riche. On voit mal les gentils et les méchants. Les méchants, pour beaucoup, ce sont les étrangers, les mecs de cités, les bandits, les roms. Éventuellement, les banques. Difficile d’exécuter une banque et de la filmer au téléphone portable !

 

Bref, d’une part, je fais partie d’une génération qui a été habituée à penser, à distinguer les idées des gens. D’autre part, je suis victime d’une certaine déformation professionnelle. En tant qu’acteur, j’en ai incarné, des méchants, des salauds ! Et pour avoir prêté mon corps et mon âme à ces personnages, je sais bien que personne n’en est vraiment très loin. Ce sont des hommes qui servent un système, une idée ou qui rendent ce qu’ils ont subi sans avoir eu la force de penser (panser), justement.

 

Quand l’homme est humilié, bafoué, il doit se battre, jusqu’à tuer s’il y est obligé. Mais jamais aucune idée, aucune idéologie, aucune pensée ne peut autoriser d’abattre un homme blessé, prisonnier, quel qu’il soit. Je suis contre la peine de mort, profondément, philosophiquement. En 1789, j’aurais vraisemblablement fait la révolution, mais je n’aurais pas guillotiné Louis XVI.

 

Voilà pourquoi le lynchage de Kadhafi m’indigne au même titre que toutes les horreurs qu’il a pu commettre.

 

Pour finir, je suis tout à fait conscient d’être un bouffon de plus sur la toile qui se permet de donner son pauvre avis en faisant une rédaction de CM2.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 19:18

kadhafi-sarkozy.jpg

 

Répugnant !

 

Mouammar Kadhafi tué et filmé au portable par les révolutionnaires qui hurlent « Allah akbar ! ». Et les dirigeants politiques sont heureux. La barbarie a triomphé encore une fois. On savait que l’engagement de l’OTAN n’avait pour seul objectif que de supprimer le tyran. Mais pas parce qu’il était un tyran. S’il avait été jugé comme n’importe quel homme, aussi coupable soit-il peut l’espérer, il aurait balancé toutes les magouilles dans lesquelles ont trempé tous nos chefs d’États.

 

Le pétrole coule à flot, c'est la fête !

 

Je suis écoeuré.

 

Suite, après le 20 heures : Sur la 2, il y avait deux guignols dont un "philosophe". Je suis donc passé sur la une qui, en prime, accueillait Mélenchon . Ils ont enlevé les cris de Allah akbar, sur la vidéo. Il ne faut pas faire peur au petit peuple qui mange.

 

Je constate une nouvelle fois que je suis en décalage par rapport au bien pensant. Mais quand j'ai vu les images du lynchage de Kadhafi, je n'ai vu qu'un homme se faisant tuer au nom de Dieu. Comment un humain peut-il ne pas s'indigner ? Je n'ai pas de nostalgie pour le tyran, évidemment.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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