Retour aux sources. La voix-off de travail, je la faisais au fil du montage, l’écrivant et l’enregistrant sur un petit enregistreur. Pour avoir un travail de qualité, nous avions réenregistré l’ensemble en studio, avec du matériel professionnel. C’est cette voix que nous avions collée sur le montage définitif. Mais je n’étais pas content. Je la trouvais éloignée, hollande… heu, molle, avec une mauvaise acoustique. J’avais l’impression que le film avait baissé.
Sur le tournage du court-métrage dans lequel j’ai joué dernièrement, l’ingénieur du son complétait ses ambiances sonores avec un petit appareil à pile sur lequel je me suis précipité dès que je l’ai aperçu. Allez, fais pas le chien, fais-moi essayer ! J’ai mis le casque (sur les oreilles) et j’ai entendu la richesse et la chaleur du son. Je le veux ! La semaine suivante, j’avais fait l’acquisition de cette petite merveille de chez Zoom, le H2 n. Pour moins de 300 euros.
Dès que j’ai trouvé deux minutes, je me suis promené dans la maison, appareil en main et casque sur les oreilles, à la recherche de la meilleure acoustique pour réenregistrer l’intégralité de la voix-off at home. C’est le petit cagibi ouvert sur l’entrée qui a eu ma préférence. Face à moi, une rangée de manteaux suspendus, à ma gauche, une bibliothèque pleine de documents, à ma droite, un mur lisse qui permet un peu de résonance, derrière, une porte ouverte sur le couloir-bibliothèque qui permet au son de respirer sans réflexion violente.
Le résultat, nous l’avons collé au film hier et, bonheur, la voix est proche, chaude, dynamique avec juste ce qu’il faut de réverbération naturelle. Le spectateur est embarqué dans un conte, à la façon dont il l’était quand j’avais fait le prologue aux figurines. Elle s’accorde à la dynamique du montage, à l’humour, la poésie et l’étrangeté de l’univers proposé.
En revoyant les images, je riais comme un spectateur tout neuf, mais ne pouvais m’empêcher de voir déjà les modifications de colories que nous apporterons lors de l’étalonnage.
Après cette longue pose sans voir le film, j’y crois plus que jamais. Et je n’ai pas pour habitude de me jeter des fleurs, vous le savez.
Pour ce qui est de la politique, je me demandais, il y a deux jours, s’ils auraient le culot de faire annuler le référendum en Grèce et de virer Papandréou. Eh bien, ils l’ont fait ! Plus de référendum et papa sera remplacé très prochainement. Notre petit président, très fier de lui, ne s’exprime plus que sur deux chaînes à la fois (par nostalgie de l’ORTF), tellement il avait été agacé du succès médiatique des primaires…
Voix-off : À prendre les gens pour des cons, ils vont peut-être finir par le devenir, qui sait. Le pouvoir de l’esprit…
Les Indignés français ont voulu prendre la Défense des pauvres. Ils se la sont pris sur la gueule. Laissons la mondialisation mondialiser tranquille.
Petit rappel : ce soir, sur Canal...


Ce qui était bien, avec ce match de rugby, c’est qu’il n’y avait personne au supermarché. On a parfois des satisfactions très égoïstes. Je n’ai aucune émotion particulière quant au
résultat. Enfin, j’avoue tout de même que je suis assez content de voir notre président privé d’une occasion de parader. En ces temps préélectoraux, tout est bon à prendre.