Samedi 8 mai 45… heu 2010 !
La séquence équestre s’est merveilleusement bien passée. Je commençais à me prendre pour un cow-boy et regrettait de n’avoir qu’une gitane à pied pour jouer les indiens. Gilbert est parvenu, non sans mal, à faire la cascade.
Tout s’est achevé par une grosse fête pleine de guitare, larmes, mercis et vodka.
Je n’y ai pas fait mes os les plus vieux (pas à cause de la pluie) mais parce que je me les étais brisés, les os. Enfin, les muscles dont, chez moi, la texture est si fine et si fragile. C’est qu’elle se débattait, la Carmen ! J’avais mal au bras droit depuis deux ou trois semaines, après la scène où je gifle et regifle mon fils. Pour que le spectateur y croie, il faut y aller. Et refaire la prise sous divers angles. J’avais dû déchirer un brin le tissu musculaire. Hier, j’ai dû y faire un accroc, carrément.
Et je me suis payé la route au volant de ma bagnole jusqu’à Paris. Une journée d’autoroute, de stations services, d’aires de repos et de douleur.
Étant donné mon état, vous me pardonnerez sans doute la brièveté de cet article.
Une petite conclusion sur ce tournage. Je suis à peu près certain du succès du film. Il a été fait avec bonheur, en bravant mille obstacles avec la foi et le sourire. Bravo Malaterre ! Équipe exceptionnelle.
Pour ce qui est de la photo (Thierry), c'est Gilbert qui se jète sur Vicky (Carmen). Mais vous allez croire que c'est moi puisque je fais le chemin (au galop) jusqu'à elle.
Gilbert et son double (ou l'inverse)
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