Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /2010 22:03

Mercredi 19 mai 2010

Comment le cacher ? On a beau dire, beau faire, monter les marches de Cannes, ça émoustille, même si ça met la pression. Et comment faire croire que je n’y pense pas. Je peux bien cristalliser, acheter des bagnoles, aller faire le sourcier, avoir mal au bras, attendre le résultat des commissions d’attribution de bourses (non, Pascale, pas de jeu de mots facile. Il y a un double sens que bien peu peuvent comprendre), cette perspective, aussi futile soit-elle, prend une sacrée place.

Je suis allé m’acheter une paire de godasses italiennes pour la montée, une chemise décontract pour la journée, une petite valise pour la cabine. Le costume, mazette, c’est Zegna qui s’en charge. Demain, coiffeur. C’est que je ne veux pas faire honte à la profession, ni à ma famille, ni à l’amicale des sourciers. Et surtout pas à vous, plus ou moins fidèles lecteurs.

Bref, ça s’agite, ça s’agite. Mais que l’on se rassure. Je n’oublie pas pourquoi j’y vais, sur ce tapis. Pour un sacré film dont on parlera plus tard, si vous le voulez bien. En son temps, je ferai un peu l’intello engagé. L’heure est à jouer les midinettes.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /2010 12:12

Mardi 18 mai 2010

J’attendais le résultat d’une bourse « brouillon d’un rêve » de la SCAM pour mon documentaire. La commission a eu lieu hier et on a dû trouver que c’était trop brouillon pour faire rêver. Le 2 juillet, on entame les choses sérieuses avec le CNC. Je saurai si je passe en plénière. Si c’est le cas, finale début septembre. D’ici là, on va aller chercher quelque financement en région. Aquitaine, bien sûr.

Dieu, que cette période est chargée…

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /2010 10:48

cristal.jpgLundi 17 mai 2010

Narcissisme : Le narcissisme, pour la psychanalyse comme pour le discours courant désigne l’amour que le sujet se porte à lui même.

Le blog est-il une expression du narcissisme ? En quoi l’acteur peut-il souffrir de dysfonctionnements narcissiques ?

Cette deuxième question me semble la plus évidente. L’expérience inattendue pour moi d’Indigènes (actualité oblige) a été significative à cet égard. J’étais le vilain petit canard qui avait passé une heure à expliquer à Rachid Bouchareb qu’il ferait mieux de trouver quelqu’un d’autre pour jouer Martinez. Et puis il m’avait choisi. Ainsi, le manque d’amour que je me porte, c’est lui qui me l’a donné en me faisant confiance.

J’ai tourné, persuadé au début, dès les premières confrontations avec mes collègues connus, que je ne serai pas à la hauteur et que j’allais me faire virer. Et puis, au fil du tournage, Rachid n’a jamais relâché sa confiance, s’est montré rassurant (en ne passant pas son temps à rassurer mais en continuant à travailler). Le film s’est fait, Martinez est né, avec ses moustaches, sa rudesse et ses failles.

2006, j’apprends que je vais à Cannes avec les copains. J’y vais en me disant que, de toute façon, je n’intéresserai personne, surtout pas les journalistes, mais que ça serait pour moi l’occasion de voir travailler des acteurs pros. Je ne savais rien de Cannes en dehors de précédentes sélections à la Quinzaine ou à Un Certain Regard. Pour le photo call, j’étais habillé comme un bazadais qui s’est fringué chez Leclerc pour un entretien d’embauche. Le même style sans style mais avec des habits neufs qui tombent mal. À la conférence de presse, j’avais réussi à parler, à dire des choses que je trouvais intelligentes (ce qui ne veut pas dire qu’elles l’étaient). À peine sortis, un petit plateau Canal, je crois et Jamel qui me tire vers la table. Viens-là, mon pote ! C’était une tornade dont je n’avais pas imaginé que, par moments, elle m’emporterait dans son œil.

Les premiers échos du film, après la projection de presse, étaient très positifs. Je me souviens d’une interview, le matin, avec Éva Bettan ? J’avais été très mauvais. Je n’avais pas été de tous les rendez-vous journalistiques, loin de là mais suffisamment pour y prendre goût et me défaire de mes peurs naturelles, comprendre les mécanismes de la séduction, accepter que les caméras glissent sur moi sans s’arrêter. J’étais à la fois pas là et là. On parlait beaucoup des quatre et, souvent, nous étions cinq.

Quand on m’a fait revenir pour le prix d’interprétation, on m’avait dit que je ne faisais pas partie du lot. Ce n’est qu’en débarquant au Martinez, une heure avant la montée des marches que j’ai appri que nous étions définitivement 5 !

Et puis il y a eu la sortie du film, les avant-premières. Et toujours cette place un peu particulière où tu fais partie des 5 mais le public et la presse préfèrent se concentrer sur les 4 connus et, si possible sur deux d’entre eux, voire un. J’oscillais donc entre les regards de ceux qui me parlaient comme si j’avais été le Pape, parce que j’avais été palmé, et ceux qui ne me captaient même pas. Quand tu es handicapé du narcissisme, l’amour que tu ne te portes pas, tu le cherches chez les autres. Et de fait, tu te trouves bringuebalé d’une image de surhomme à celle d’une sombre merde. D’où l’obligation de te construire quelque chose de plus juste, plus réel, moins dans le regard des autres. Une juste estime de soi, lucide sans être masochiste.

En fait, ce n’est pas tout à fait par hasard que je suis devenu sourcier à la suite de cet événement. À la fois les pieds sur terre et la tête dans les étoiles. Se cramponner au premier rocher pour ne pas être emporté par le ressac. Point d’équilibre dans un autre réel – pas forcément plus réel. Le cinoche n’est pas le réel. Le protocole médiatico-commercial n’est pas le réel. Le réel, chez les sourcier, c’est un grand coup de foreuse dans le jardin. C’est pénétrant et sans appel. T’es bon ou t’es pas bon. Point. L’équivalent dans le cinoche, c’est le retour des spectateurs. Pas les papiers ni le nombre de passages à la télé. Travail de fond.

Justement, le blog, en 2004, c’était une façon d’équilibrer le narcissisme. Témoigner à la fois des humiliations et des contes de fée (même si à l’époque je n’imaginais pas que je puisse en connaître un). Livrer sur le web une réalité qui ne s’écrit plus dans le seul regard des autres. Évidemment, ceux qui construisent dans ce regard des autres ne supportent pas mon blog. Et pourtant, je n’y livre que si peu de la triste non réalité cinématographique.

Alors, Cannes 2010… J’y vais donc dans la « réalité » des 3. C’est l’histoire de trois frères… Dans le film, j’y suis, comme Martinez fût dans Indigènes. Peut-être moins. Mais quand même. Il est bien là, le Faivre. Mais, chers amis lecteurs, amis de longue date, membres de la famille, découvreurs des salles obscures, mettez-vous bien dans le crâne qu’en dehors du film, vous me verrez beaucoup moins que pour Indigènes. Voire pas du tout. Mais Cannes est toujours capable de créer des surprises. Qui sait, en 24 heures, de nouvelles réalités peuvent naître du chaos. Comme une cristallisation.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Dimanche 16 mai 2010 7 16 /05 /2010 18:31

Dimanche 16 mai 2010

tikreiz.jpg

On ne peut pas dire que je sois un grand lecteur. Ni pour autant un illettré. Disons que j’ai toujours un livre (au moins) en cours et je passe de Balzac à un polar de gare sans crier gare, sans logique aucune, si ce n’est, peut-être, de contraster les univers.

Parmi les romans que j’ai lus ces derniers temps, il y a Invisible de Paul Auster. Je suis un peu le mec qui écoute FIP. Pas de chapelle, ouvert à tous styles pourvu que ce soit agréable. Et puis, de temps en temps, dans le cour harmonieux de mélopées convenues, distrayantes, surgit la chose que l’on a envie de retrouver, qui laisse des traces, qui vous parle.

De mes dernières lectures, une seule est restée vivante. Régulièrement, je repense à des situations, à des personnages, à des univers. C’est Ti Kreiz (P.O.L), de Claude Lucas. Claude Lucas ? Hé bien, c’est l’auteur de Suerte, le roman dont Jacques Séchaud a tiré le film que nous tournâmes (qui attend toujours d’être achevé pour trouver festival, distributeur et spectateurs).

Ce n’est pas un livre facile. Il ne va jamais dans le sens du poil, du bien pensant, du dramaturgiquement hyper tenu pour éviter la zapette. L’écriture est rugueuse, vous impose son rythme ouessantin avec une incroyable force. Elle vous violente par endroits et vous fait éclater de rire à d’autres. Ça tient du polar, mais ce n’est pas un polar. C’est indéfinissable, inclassable. Un bouquin comme ça, ça me donne envie d’écrire. Comme quand on voit un film génial, un OVNI. On se demande quel chemin on a pu emprunter pour finalement ne pas avoir tourné le sien.

Mais je n’en dirai pas davantage. Je ne ferai pas le VRP.

Vous pouvez voir ceci (Politis de cette semaine) : http://www.politis.fr/L-imagination-comme-un-alcool-fort,10488.html

Ou commander cela : http://livre.fnac.com/a2786769/Claude-Lucas-Ti-Kreiz

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Samedi 15 mai 2010 6 15 /05 /2010 12:25

Samedi 15 mai 2010

Quand je n’ai plus rien à faire, je trouve toujours quelque chose d’intelligent pour m’occuper l’esprit et les mains.

Je ne suis pas parvenu à vous cacher mes débuts d’apprenti sourcier ni même mes recherches en magnétisme. Vous vous souvenez sans doute la fameuse expérience de magnétisations de clémentines. Car oui, je soigne des gens en magnétisme, soulage des douleurs, aide à la disparition de brûlures (j’ai plusieurs témoins sur le tournage de Carmen). Mais je ne peux me contenter de résultats. J’ai besoin de comprendre et d’obtenir des preuves des effets du magnétisme en dehors de guérisons. C’est pour cela que j’avais lancé l’expérience des clémentines.

J’avais lu, au cours de mes recherches folles, qu’il existait un procédé de cristallisation sensible à partir de solutions contenant du chlorure de cuivre. Par ce moyen, on parvient à produire des cristallisations qui racontent les différences entre les vins, celles entre des produits issus de l’agriculture industrielle et de l’agriculture bio, etc… Les cristallisations obtenues expriment de nettes différences et les expériences sont reproductibles.

Évidemment, l’idée de différencier tel produit de son frère sur lequel j’aurais exercé une séance de magnétisme a germé. C’est aussi là qu’à commencé ma démarche quasi alchimique. Dans la description de l’expérience, je savais qu’il fallait du chlorure de cuivre, des coupelles de 90mm de diamètre et une étuve qui maintienne une température de 28° et une hygrométrie de 58 %. Commence alors le parcours du combattant.

Le chlorure de cuivre, impossible de s’en procurer quand on est un particulier. Il m’a fallu plusieurs semaines pour avoir l’idée de demander à une prof de physique de ma famille. Ensuite, il y avait l’étuve. On entre dans du matériel professionnel très cher. Il fallait donc trouver une solution biaiseuse. C’est ainsi que j’ai trouvé une couveuse à reptiles dont je pouvais régler l’hygrométrie avec de petits récipients d’eau. Échec : elle était hermétique et l’hygrométrie de mes seules coupelles dépassait les 80% en quelques dizaines de minutes.

Me vint alors l’idée d’une couveuse pour poussins avec réglage automatique de température et d’hygrométrie. Nouvel échec : La couveuse était trop petite et était sur ventilée, de sorte que mes coupelles s’asséchaient en deux ou trois heures, sans cristallisation. Tout ça m’a déjà pris plusieurs semaines, voire mois.

Vous me connaissez. L’échec ne me fait pas peur. Il me motive. Je me suis construit dans l’adversité. Tel Don Quichotte, j’ai poursuivi ma quête de l’étuve idéale et, un matin, un très gros colis est arrivé chez le gardien : une éleveuse d’oiseaux et papillons avec contrôle de l’hygrométrie et de la température.

Hier, j’ai pu me livrer à un nouvel essai en comparant deux vins : un Graves 2006 et un Médoc 2005. Et ça a MARCHÉ !!!!!

 graves2006.jpg

Graves 2006

 

medoc2005.jpgMédoc 2005

La prochaine étape sera de comparer un même vin sans et avec action magnétique...

 

Vous avez bien fait de venir sur mon blog. Comme je ne suis pas qu’un acteur, vous ne craignez pas trop l’ennui ! Heu... sauf Guy.

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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /2010 18:33

Vendredi 14 mai 2010

À peine mon bras retrouve-t-il sa mobilité que je me lance dans un flamenco de quinze minutes à la guitare. Parfois, je suis inconséquent.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /2010 22:29

Jeudi de l’ascension 2010

Nous avons quelques privilèges en dehors de ceux qui vous font dormir dans un palace tous les quatre ans. L’attaché de presse de Hors la Loi m’a donné des invits pour Ajami et pour Mammuth. Nous voulions voir un bon film pas prise de tête. Mammuth de Gustave Kervern et Bruno Delépine nous a comblé. Le gros Gégé en mobylette, ça me rappelle quelque chose…

Me voilà avec une semaine de repos d’ici mon départ pour Cannes puis la Corse. Une semaine sans rendez-vous, sans planning, sans emploi du temps.

Je ne résiste pas à l’envie de faire une faute de goût sur le blog. J’y vais, je me lance !

Dans la profession, j’ai l’image du mec gentil, PPM (par ses propres moyens de locomotion), toujours à l’heure, qui ne demande jamais rien. Si tous les acteurs étaient comme toi… Quand je suis arrivé au tournage en Camargue, le réalisateur me voyant descendre de ma Fiat Stilo break bleue s’est écrié : oh putain, ce Blancan, c’est tout lui, sa bagnole. Il est palmé, il tourne et il n’a pas une voiture d’acteur. Hé oui, j’ai une voiture de sourcier.

Néanmoins cette remarque m’a trotté dans la tête. C’est vrai que je ne suis pas fringué comme un acteur, que je n’ai pas une voiture d’acteur. Je me suis composé, l’air de rien, une image de mec resté humble, sympa, toujours au taquet. Je sais qu’il y en a qui vont répondre que c’est tout simplement moi et qu’il ne faut pas que je change. Oui, d’accord mais, d’une part, je ne suis pas dupe de moi-même et je ne supporte que très mal les étiquettes, même positives.

Et puis, de toute façon, être le gentil, ça n’a pas que des avantages, je peux vous l’assurer…

L’autre jour, je m’étais fait casser la selle de mon scooter et piquer le casque. J’ai essayé de voir comment faire rentrer le scoot et la voiture dans le box. Pas moyen. Mon veau est trop gros. Au hasard d’une conversation futile, la solution a vu le jour : changer de voiture pour une plus petite. Enfin, plus courte.

J’ai pris des mesures du box, du scooter et par le biais d’une soustraction à virgule je suis arrivé à la taille de ma future voiture. J’ai tapé «comparateur de longueurs de voitures » sur Google et suis tombé sur un site qui compare tout des voitures, y compris leur taille.

Un certain nombre correspondait au critère. Restait à choisir la voiture. Parmi la liste des voitures de courte taille, j’arrivais à des voitures de pauvres, des voitures de femmes, des voitures de jeunes, des petites sportives…

Jusqu’à présent, je n’ai jamais choisi mes véhicules. J’ai toujours pris l’occase qui se présentait, la bagnole à mon frère, celle exposée dans le garage. Le seul critère était qu’il fallait qu’elle puisse enquiller les kilomètres sans m’ennuyer. Le signe extérieur de je ne sais quoi, je ne m’en préoccupais absolument pas. Je prenais même un malin plaisir à choisir la voiture type figurant occasionnel qui a un autre boulot et une famille nombreuse.

Mais la remarque du réalisateur a fait son effet. J’ai choisi d’affirmer le parfait contrepoint de l’image du gentil provincial instituteur tout en prenant une voiture qui me permette de rester PPM. Une Classe A. Mercédès, quoi ! On va complexifier la bête. Mais en douceur. Et d’occasion.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /2010 18:56

Mercredi 12 mai 2010

Le déjeuner autour du projet Japonais a été un vrai bonheur. Il y a des projets tout petits et très beaux qui vous portent. Celui-là en fait partie. On a même évoqué Dom Quichotte !

Pour le reste, ça a été des coups de fil à n’en plus finir sur des choses « professionnelles » extrêmement désagréables dont je ne dirai pas davantage. Du genre à vous réveiller une tendinite sur le départ. En fait, à l’origine de la tendinite, il y a les couleuvres que vous avalez. Elles pèsent tant qu’elles tirent sur l’épaule. C’est l’ostéopathe qui me l’a expliqué.

Alors j’ai marché puis marché encore. J’ai appelé mes fils qui me comprennent. Et en marchant, m’est venue, comme une évidence, l’idée d’écrire un bouquin. Pas un bouquin sur mon métier dont le bonheur se loge entre action et coupez. Non, une fiction loin de tout ça. Un univers dans lequel je m’amuserais en attendant justement les action et coupez. J’ai bien conscience d’écrire comme un pied gauche et du travail nécessaire à une vraie écriture. Le rythme, les mots à chercher, à choisir, à remplacer, à agencer. Les personnages. Important les personnages ! Plus que les situations.

Le producteur japonais avec qui j’évoquais Imamura et le plaisir que j’avais de voir chacun de ses films (en opposition à d’autres réalisateurs dont on peut extraire une ou deux réussites dans une production très inégale), me disait que cela venait qu’à chaque fois, dans des sujets et des univers différents, il travaillait sur la nature humaine et non pas sur des idées fortes. J’ai trouvé ça très juste.

Vous avez suivi Cannes, vous ? Moi, j’y vais la semaine prochaine. Un couturier dont je ne tairais pas le nom dès que je le connaîtrais s’est proposé de m’habiller. Je vous promets de me faire tout beau pour grimper le tapis rouge et d’éviter d’arborer un sourire débile. J’ai même décidé de garder les moustaches. Étant donné le nombre de réalisateurs qui me demandent de les porter, je finis par me dire qu’il doit bien y avoir une raison. Néanmoins, le 23 je les rase pour endosser le costume d’un glabre.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /2010 20:54

Mardi 11 mai 2010

La costumière de Lip m’a donné l’adresse d’un ostéo tout près de chez moi. Un beau mec, tu verras ! Ouais ben j’ai vu. Je m’étonne de n’être pas couvert de bleus. Il te tord dans tous les sens, te fait craquer, t’étire, malaxe, triture, torture, toujours dans la douleur. Je ne sais pas s’il s’est amusé, si c’est un sadique ou juste un bourrin.

Même si je vais mieux demain, plus jamais je n’irai chez lui. Une boîte qui fait massage, gym, kiné et ostéo… c’est pas l’endroit rêvé pour espérer croiser une quelconque médecine douce alternative. Je ne donnerai pas l’adresse parce que je ne suis pas un délateur. Mais quand même…

Après cette séance mémorable, je suis allé faire ma séance de post-synchro. Un sport beaucoup plus agréable. À un moment, pourtant, il y en a un qui commençait à m’énerver, du genre « on se détend, on va y arriver ». Quand on me dit de me détendre, ÇA M’ÉNERVE.

Comme vous le lisez, je suis très détendu, très ostéopathé…

 

Tiens, un truc qui m'a fait plaisir aussi, c'est quand j'ai vu que la bourse avait pris 10%. Quand est-ce qu'on va les taxer pour payer les retraites des gens qui bossent ! Oui, je sais, c'est facile, café du commerce, français... mais ça fait du bien.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /2010 18:30

Lundi 10 mai 1981… heu, 2010 !

« Cela étant, la distribution tout entière se révèle impeccable. On retient le jeu très senti de Bernard Blancan, qui parvient à faire du sergent, un rôle facilement caricatural, une figure complexe et ambivalente. » Je viens de recevoir ça à propos d’une diffusion d’Indigènes au Canada. Comme quoi, à l’étranger, je vaux plus de deux copecks. Ça fait simplement plaisir dans ce monde cinématographique de brutes françaises.

Je vois, par vos nombreux messages de soutien, que vous vous inquiétez de ma santé. En fait, c’est une putain de tendinite que je me suis chopée. On ne pourra pas m’accuser de battre ma femme. Les professionnels de cet art n’ont pas le même type de problème à la troisième giffle qu'ils donnent.

Ce matin, je me livrais à un essayage costume pour mon prochain rôle de Piaget dans le conflit LIP. Facile : chemise à grand col et blouse bleue.

Petit café avec Antoine Santana avant mon tournage en Corse. J’y partirai directement de Cannes. Un bon sas entre les paillettes qui piquent et le retour à la maison.

C’est mercredi que nous parlerons Japon avec producteur et réalisateur. Mais avant cela, j’irai demain faire une post synchro pour ce que j’ai tourné à Tanger.

Les vacances, quoi !

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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