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Dimanche 2 octobre 2005 7 02 /10 /2005 00:00
dimanche 2 octobre 2005
Commentaire de Philippe Fernandez à propos de « Cache cache » : « Le scénario est bon, il y a de jolies choses mais ton jeu fout le film en l’air ». J’ai connu plus délicat !

En tout cas, on a fait des choses pas mal du tout sur la deuxième partie de son tournage que j’ai achevé hier soir. Ambiance un peu moins tendue qu’au mois d’août. Mais les techniciens CGT du film sont tellement rouges que je fais figure de Jaune. Il faut quand même le faire !

Départ tout à l’heure pour Nancy.
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Mardi 4 octobre 2005 2 04 /10 /2005 00:00

Mardi 4 octobre 2005

Premières séquences tournées dans le peau de Bauer. Tout va très vite pour la télé.

Nancy sous la pluie. Cet après-midi, je vais au Lycée Poincaret pour faire une intervention en classe cinéma avec quelques collègues acteurs.

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Mercredi 5 octobre 2005 3 05 /10 /2005 00:00

3D

Mercredi 6 octobre 2005

En fait, ça ne va pas si vite que ça, la télévision! Tourné un plan en début de matinée et attendu jusqu'à la fin qu'on tourne les deux qui restaient. En vain.

Très étonnant de se retrouver plongé en 3D, dans un décors très crédible, parmi figurants et acteurs costumés. C'est toujours troublant.

La lecture des affiches de 1941 est édifiante. On apprend beaucoup en étant acteur d'un film "d'époque", y compris parce qu'on éprouve des sensations concrètes qui s'ajoutent à l'histoire racontée.

Le débat d'hier, au Lycée de Nancy a surtout été un grand moment grâce au témoignage d'une dame qui joue dans le film un personnage du drame qu'elle a connu. Elle a dû porter encore l'étoile et, avec elle, tous les souvenirs de camps et de disparitions...

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Vendredi 7 octobre 2005 5 07 /10 /2005 00:00
Vendredi 7 octobre 2005
Week-end parisien avant la suite du tournage de la Désobéissance qui va s’achever à Strasbourg. Grâce au cinoche, je suis en train de découvrir toutes les régions !

Dans cette première partie de tournage, je n’ai eu que peu de choses à jouer. Dans cette phase où le personnage a peu parlé, on (je) se (me) sent un brin maladroit.

De la rencontre de mes collègues comédiens, j’en tire des leçons d’étiquetage rapide (pourtant j’ai horreur que l’on sacrifie à un tel exercice) : il y a ceux qui connaissent par cœur le cinéma américain, ses acteurs, ses réalisateurs, qui sont de vraies encyclopédies vivantes et ceux qui voient tout et oublient aussitôt, ne se souvenant que de quelques titres de rares films qui les ont marqués. J’appartiens à cette deuxième catégorie.

Ceux de la première ont des sujets de conversation inépuisables, mille raisons de s’enflammer. Ils semblent tellement baignés dans ce monde magique qu’on n’imagine pas qu’ils puissent faire autre chose qu’acteurs.

Ceux de la deuxième, dans les situations où ceux de la première paradent, se sentent tout petit. Ils en viendraient presque à s’excuser d’être là.

Pour la musique, c’est la même chose. Les premiers connaissent tout de l’histoire du rock, de la Pop, de la Soul music. Les autres écoutent n’importe quoi et se demandent s’il serait vraiment judicieux de parler d’Emiliana Torrini ou de Christophe.

Bref : peu de texte pour l’instant, deuxième catégorie absolument, le profil est forcément bas. Alors je bade, j’observe, j’apprends, je me positionne en silence, admettant qu’il est un peu tard pour me refaire une culture digne de la première catégorie.
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Lundi 10 octobre 2005 1 10 /10 /2005 00:00
Lundi 10 octobre 2005
Ce matin, j'ai voulu mettre un pantalon acheté dans une boutique de vêtements professionnels. Je l'ai reposé sur son étagère pour lui préférer un jean. Je ne veux me prêter au commentaires muets de mes collègues comédiens quand je vais arriver ce soir à Strasbourg!

Preuve de l'importance des choix vestimmentaires.

Et qu'on peut faire trois lignes quand on n'a rien à dire...
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Mardi 11 octobre 2005 2 11 /10 /2005 00:00

Mardi 11 octobre 2005

"-Heu, oui, bonjour... On se connaît ?

- Oui. Je suis acteur et vous êtes producteur. On a travaillé sur le premier film d'Antoine Santana et sur le film de Richard Dembo.

- Ha, oui. C'est d'ailleurs pour "La maison de Nina" que je suis à Strasbourg!    "

Ce bout de conversation, ce matin à l'hôtel. Les producteurs ne connaissent pas assez leurs acteurs!

Bonne introduction pour vous rappeler que "La maison de Nina" sort demain. J'y passe mon nez par une porte entrouverte que je referme aussitôt. Allez-y plutôt pour Agnès Jaoui!

Bon, c'est pas tout, mais il faut que j'aille tourner, moi! A demain!

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Mercredi 12 octobre 2005 3 12 /10 /2005 00:00
Mercredi 12 octobre 2005
Journée très agréable, hier. Découverte du coeur de Strasbourg le matin. Des rues pas droites, de l'eau partout, du ciel, des vieilles pierres, des arbres et la vie qui grouille.

Le tournage dans l'après-midi a été l'occasion de créer une complicité au sein de l'équipe des acteurs qui jouent les copains flics dans le film. Vraiment plaisant, tout ça.
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Vendredi 14 octobre 2005 5 14 /10 /2005 00:00
Jeudi 13 octobre 2005
Lecture hier avec Olivier Volcovici d’une scène de son court-métrage dans lequel je vais jouer un VRP. Ça fait du bien de bosser quelqu’un qui aime ce que vous faites. Tournage fin octobre.

Rien de notoire aujourd’hui, si ce n’est une amie qui m’a dit « dans ton site, tu fais celui qui en fait partie tout en n’en faisant pas partie… ».

C’est pas faux. Je voulais d’ailleurs dire deux mots sur le sujet.

J’ai l’air comme ça de me situer ailleurs. De n’être pas comme les autres acteurs.

Ce serait en effet, très prétentieux que de revendiquer une singularité, une sensibilité extraordinaire. Non, non. Le site s’appelle « journal d’un comédien » et j’en suis bien un, avec mes doutes, mes maladresses, ma volonté de réussir, d’être reconnu et encore mes doutes mais comme mes collègues.

Ce que j’écris là, d’autres pourraient le faire de la même façon, mieux, sans doute. Mais bon, je persiste. Et puis quand on me demande ce que je fais dans la vie, je ne réponds pas : « Oh, vous savez, c’est compliqué… il paraît que je suis comédien ». Non, non, je ne dis pas ça. Je suis plus direct.

Il est vrai qu’écrire un blog dans ma situation relève parfois de la gymnastique et mieux vaut savoir lire entre les lignes.
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Vendredi 14 octobre 2005 5 14 /10 /2005 00:00
Vendredi 14 octobre 2005
Tiens on sonne ! A vingt heures, un vendredi soir, au 5ème étage, avec deux codes d’accès, ce ne peut être qu’un voisin. Bonne déduction ! C’est celui du dessous.

Il vient me signaler qu’il doit y avoir une fuite à la salle de bain et me convie à venir en constater les effets sur la sienne. Pas de doute, il doit bien y en avoir une fuite, à en juger par les infiltrations dont son plafond est victime. Quant à sa fenêtre, elle ruisselle ! Je vais aller voir chez moi de plus près !

Premier jeu : enlever la plaque de la baignoire. Une fois celle-ci ouverte, le faisceau timide de ma lampe de poche pointe en effet des gouttes qui se suivent en plongeant dans une espèce de bourbier chaotique (il faut voir ce qui se cache sous nos baignoires !).

Seulement voilà, pour accéder au boulons avec ma grosse clé à molette, il va falloir que je démonte d'abord le vieux meuble fixé au lavabo. C'est exigü, une salle de bain parisienne. Et cette histoire ne commence pas trop bien. Mais il faut agir!

Me voilà démonteur de petit meuble en aggloméré sur lequel les couches de peintures se sont ajoutées au gré et selon le goût des divers occupants de ce charmant trois pièces. Je me disais bien qu’il faudrait le changer un jour. Voilà une bonne occasion !

Ça y est. Adieu le meuble, bonjour les moutons, les objets perdus, la crasse et l’accès aux boulons de mes robinets de baignoire ! A en juger par la rouille et le système d’évacuation, le dernier qui a mis le nez dans ce foutoir doit être à la retraite ou même mort depuis belle lurette. Bon. Avant d’aller plus loin dans mon entreprise dont j’ai du mal à envisager qu’elle se couronne de succès dans un délai raisonnable, il convient que j’aille fermer l’arrivée d’eau de l’appart (dans la cuisine).

Mais pourquoi ces choses là sont-elles toujours dans les endroits les moins accessibles ? Comme si en soit, la plomberie n’était pas déjà la chose la plus chiante… Me voici donc à quatre pattes, parmi les confits et les vieux pots de peinture (qu’il faudra que je descende à la cave). Et ce putain de robinet est tellement difficile à fermer que je suis obligé d’utiliser une clé anglaise en levier. Le robinet de l'évier que j’ai laissé ouvert (malin !) pour m’assurer que j’arrive à couper l’eau, témoigne qu’il faut que je force encore et ...CRAC AÏE !! Le robinet s’est cassé à l’intérieur et je me suis râpé l’avant-bras. Ne me demandez pas d’explications, je n’y connais rien en intérieur de robinet ! Il est où, l’Arnican ?

Résultat, je n’ai plus qu’un filet d’eau, toujours la fuite, l’appart sans dessus dessous et c’est le week-end qui commence.

Lecteur, tu es plombier et tu t’ennuies le samedi et surtout le dimanche. Viens chez moi ! Vite…
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Samedi 15 octobre 2005 6 15 /10 /2005 00:00
Samedi 15 octobre 2005
Le premier plombier, juste pour changer l’arrivée d’eau demandait 380,00 euros. Enorme ! Le second était beaucoup plus clair : 30 pour venir, 40 de l’heure et les robinets à changer. J’ai opté évidemment pour celui-ci.

Quand il a vu la baignoire, il a renoncé. Matériel trop ancien. Il faudrait la changer pour un bac douche et 1000 euros. Ben voyons ! Il s’est donc contenté de me changer la vanne d’arrivée d’eau : 146,64 euros l’intervention. Je ne m’en tire pas trop mal pour un week-end.

Quant à la fuite fautive du dégât des eaux chez mon voisin du dessous, je m’en suis personnellement occupé avec un recours à la pâte à joint et à la filasse confectionnée à l’aide d’un bout de corde que j’ai déstructuré. Ça ne fuit plus et mon installation sanitaire vivra bien quelques années de plus !

Je tenais à vous informer de la résolution du problème. C’est pas mal anxiogène, la plomberie !
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