Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 11:56

La projection paloise s’est déroulée devant une centaine de personnes, dont une bonne moitié de ma famille. D’un point de vue purement cinématographique, difficile d’évaluer l’impact du film sur les spectateurs tant le sujet semblait être à la fois sur l’écran et dans la salle. Il faudra attendre la projection parisienne pour en savoir plus de ce côté.

Mais, autant le dire sans chichi : hier soir, j’étais un homme heureux.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 18:40

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À Roissy, je tombe sur un charmant Monsieur qui me demande de prendre une photo avec moi. Il me sort des répliques de No Pasaran dont il regarde le DVD quand il a un petit coup de mou. Départ aux Pyrénées !

 

En effet, il pleut à Pau. Un peu de presse, cet après-midi. On avait lu mon blog… En tout cas, des interviews très sympathiques. Après, si j’ai dit des conneries, je n’ai qu’à m’en prendre qu’à moi.

 

J’ai passé une bonne partie de la nuit à réfléchir à ce que j’allais dire pour la présentation de demain. Hé bé, j’ai pas trouvé, tè ! Je me suis juste angoissé. On verra bien ce qui sortira. J’ai tellement peur des sottises et autres niaiseries que je suis capable de sortir à la seconde. Je me considère comme quelqu’un à qui le silence est profitable et pour qui la prise de parole (en dehors des texte écrits par des scénaristes) vire trop souvent au flot débordant, enchaînant les inepties aux bourdes. Il existe des stages ?

 

Voilà que ce matin, on est le 7 décembre. C'est bien le jour prévu. J'ai renoncé à préparer mon petit discours de présentation. La pluie a cessé, les montagnes ont blanchi, tout est calme, j'ai bien dormi.

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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 11:16

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Le grand jour approche. Je pars demain matin pour Pau. Il va de soi que je mettrai un compte-rendu de projection dès jeudi matin (et, qui sait, une petite vidéo…).

 

Pour tuer le temps, je fignole le montage son du prochain film. Il ne faut pas mollir.

 

Les Fecbookers parisiens peuvent "aimer" la page "RETOUR AUX SOURCES" pour être invités à la projection parisienne.

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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 14:18

J’ai jeté la couette et me suis levé. J’avais un casting, ce matin. Un petit rôle pas très sympathique, a priori, mais dans un projet de société abordé à bras le corps par un réalisateur qui a largement fait ses preuves dans ce registre. Je me dois à la plus grande discrétion, cela va de soi.

Je ne parlais pas de cette audition, l’autre jour. L’autre, elle aura lieu de 12 décembre, en même temps qu’une autre. La Grande Horloge a pris en compte la fin de mon film pour me jeter aussitôt dans la fosse aux acteurs. C’est bien fait, la vie.

 

Concernant mes enregistrements d’enfants et le premier montage que j’en ai fait, Céline (ma productrice), est d’accord sur l’idée que l’on peut lancer le film sur cette première base. Sans passer par la case maquette. Il y a vraiment matière à faire un super joli petit film, comme on n’en a jamais vu. Peut-être quelque chose tenant d’un mélange de Team Burton et de Jacques Tati. Un peu de Guiraudie aussi. Le virus, jeté à la poubelle, je vais peut-être attendre la projection de mercredi pour continuer le travail bien amorcé.

 

Sinon, je vois que Nicolas veille sur nous et sur les grosses fortunes. Sans lui, c’est sûr qu’en 2012, ce serait la fin du monde. Il va bientôt nous expliquer que c’est Hollande qui a fabriqué le calendrier maya et qu’avec Angela, ils ont les 7 crânes de cristal qui feront échouer la malédiction. La vie politique est une grande fiction.

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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 11:55

Si l’on me cherche, je suis sous la couette. Si je trouve le virus qui m’emmerde, je lui casse la gueule.

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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 15:28

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La semaine prochaine, je serai au Festival du Film de Pau. Le 7, à 20:15, Retour aux Sources sera projeté pour la première fois, dans le cadre du panorama du cinéma Pyrénéen. La grande première !

 

Pour éviter de trop angoisser, je monte les sons enregistrés avec les enfants, je réponds aux différents mails d’affiches, couvertures et autres relectures. Bref, je me noie de travail.

 

En début de semaine prochaine, je passe un entretien pour un rôle dans un film de cinéma populaire à succès. Tout arrive. Même les Assedics.

 

Pour l’heure, c’est ma productrice qui vient écouter les premières historiettes montées.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 09:34

C’était un week-end de labeur. Il fallait commencer le montage son des enregistrements faits en Gironde. Connaissant mal le logiciel passé par mon camarade ingénieur du son, j’ai bien passé deux heures à me demander si je n’avais pas tout perdu.

 

Et puis j’ai dû faire des photos des baguettes en action pour la finalisation de mon bouquin de sourcier. Je devrais recevoir l’épreuve définitive dans la semaine. Entre temps, je recevais la proposition de l’affiche de Retour aux sources. Retours, commentaires, propositions… Et puis c’est l’éditeur du blog 2004/2006 qui me demande deux textes pour la quatrième de couverture. Et puis une photo. La meilleure que j’ai, c’est un photographe américain qui l’a faite. Mails pour lui demander l’autorisation et une copie au format imprimerie.

 

Enfin, le festival de Pau me demande si je peux répondre à une interview téléphonique pour Sud-Ouest. Tu parles d’un dimanche ! L’impression d’être dans la peau d’un autre, un mec qui va sortir un film et deux bouquins.

 

En fait, pour les bouquins, je n’avais rien demandé. Celui sur les sourciers, c’est un éditeur qui me l’a commandé. Idem pour le blog qui, du coup, était déjà écrit. 2012 s’annonce étrange. Je vais me retrouver à faire des signatures ici et là, à accompagner le film en festivals. L’année des étranges sorties et des déplacements.

 

Cette situation est plutôt avantageuse. Le rêve. Mais s’exposer appelle aussi des retours. Ben oui. Pas toujours faciles à encaisser si l'on n'y est pas préparé. Ça tient de l'épreuve, du combat. S’armer contre les critiques est indispensable. La lumière fait naître l'ombre, dirait Lao Tseu. Celui qui débarque naïf et fier de lui peut s’en prendre plein la poire pour pas un rond. Le pauvre risque de voir l’envie de faire quoi que ce soit reléguée au rang des vieux souvenirs.

 

De quoi je parle ? Eh bien, la journaliste de Sud-Ouest, par exemple, se demandait pourquoi je me lançais dans la réalisation à 53 ans (sous texte : qu'est-ce que t'as besoin de changer de boulot ? Question de la légitimité). Elle enchaînait en s’interrogeant sur l’intérêt de  déballer sur un écran une histoire personnelle, à la première personne, qui implique toute sa famille (sous-texte : narcissisme égoïste, sans intérêt pour le spectateur et dont la famille fait les frais). Costaude, la nana ! En même temps, c’est super de commencer par ça. Au moins, je sais que ce type de questions ne va pas manquer de débarquer, de préférence chez ceux qui n’ont pas vu le film. Voilà déjà une fiche que je peux préparer pour profiter de la question et faire sortir deux ou trois images convaincantes et lumineuses.

 

Ce ne fût pas le cas dans les réponses que j’ai faites à l’aimable personne. J’étais tellement surpris, naïf et fier de moi…

La prochaine fois, je répondrai à la première question que De Oliveira a commencé à 60 ans. Que l'on peut voir "Lartigue expose", réalisé il y a bientôt vingt ans.

À la seconde, que le film a été un moyen de transformation positive pour moi et les protagonistes de l'histoire, que le spectateur y trouvera matière à réflexion pour sa propre histoire, qu'il se raconte un peu de notre société au cours du dernier demi-siècle. Et, au-delà, il ouvre une fenêtre vers ces choses curieuses que sont la sourcellerie, le magnétisme, ce monde invisible qui n'a pas fini de nous questionner.

Bref, en me creusant un peu, je ferai mieux la prochaine fois.

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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 14:03

Je suis parti à Loupiac, enregistrer les enfants avec un projet de film en tête. Je voulais juste qu’ils me racontent des histoires. Le premier jour, ils m’en ont beaucoup racontées. Mais elles étaient presque toutes labellisées Walt Disney. Ils me resservaient les histoires lues par leurs parents ou vues à la télé et sur DVD. Difficile à exploiter et très en décalage par rapport à mon objectif de départ qui était de partir d’histoires inventées par les enfants (maternelles). J’aurais pu me mettre au travail et commencer le montage de la matière sonore enregistrée par Jean-Jacques, l’ingénieur du son. J’ai préféré ne rien faire. Je savais que mon idée de départ n’était pas exploitable et ne voulais pas perdre de temps à « forcer » le montage pour plier la matière numérique à mes intentions de départ. J’attendais donc la séance d’hier. J’avais décidé, dans celle-ci, d’essayer quantité de pistes, pour voir ce qui pourrait découler, sans a priori, donnant au hasard et à l’intuition toute la place. Ne pas forcer.

 

Je me suis aperçu que les maternelles, dans une situation dans laquelle on attend qu’ils inventent, cherchent plutôt à satisfaire nos attentes, à partir de choses qu’ils connaissent déjà ou qu’ils supposent que nous connaissons. Alors qu’ils sont en train d’inventer un début d’histoire, ils s’arrêtent en disant : « je me rappelle plus ». L’invention se déroule dans un présent qui construit un passé, un présent et un futur. Eux, en appellent au seul passé qui n’existe pas. Très étonnant. Inventer est un acte rare et fort qui nécessite une mise en confiance énorme tant l’implication est grande. Et ça vaut pour le monde des adultes. Après tout, Hollande répond exactement à ces critères quand il se contente de répondre à la crise par une très légère adaptation du discours dominant dicté par les lois de la finance. Surtout, ne pas affronter les vertiges de l’invention. Ne pas faire peur.

 

Mais revenons à nos enfants ! J’ai trouvé, le second jour, une façon de rebondir à partir d’une histoire inventée et fabriquée par un des enfants. C’est assez émouvant de voir un si jeune enfant s’investir autant et donner de sa personne. Je prends donc les éléments de son histoire, la résume au groupe, et téléguide les interventions des uns et des autres, dans des situations d’improvisations qui vont les conduire à entrer en action avec l’inventeur. Et lui, il répond du tac au tac, poursuit la logique de son histoire, la fait avancer. Il joue un rôle de méchant vivant dans une grotte, qui veut détruire le village voisin. Le jeu continue ainsi, capté par le micro de l’ingénieur du son. Mais je me rends vite compte que le gamin est tellement investi dans son personnage qu’il peine à en sortir. Il est entré dans la fiction et n’arrive pas à s’en extraire. J’essaie de lui donner de nouvelles indications pour le faire quitter son personnage. Il essaie, je le vois faire des efforts, mais il abdique pour revenir aussitôt à son premier personnage.

 

Cette situation aurait pu ne pas être remarquée par quelqu’un qui n’est pas acteur. Ou simplement banalisée. J’y ai vu, quant à moi, les limites de mon projet. Jusqu’où manipuler des enfants ? Ai-je le droit de les embarquer dans un délire qui n’est pas le leur ? Bref, rien de tout cela ne me semble anodin. Je sais bien qu’on va penser, ici encore, que je me prends bien la tête pour rien, créant des problèmes où il n’y en a pas. J’aime bien titiller les « évidences ».

 

Je voulais construire une histoire qui vienne des enfants, en quête d’une illusoire sincérité. Je crois que je vais utiliser la matière qu’ils m’ont offerte pour construire une histoire sans queue ni tête, m’autorisant à détourner leurs paroles, les utiliser, les extraire, les déformer. C’est à moi d’inventer. Pas à eux. En tout cas, alors que j’allais chercher la matière pour faire une maquette, je me demande si je ne suis pas revenu avec celle qui me permettra de faire un film. À suivre…

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 22:25

Je reviens avec plein de sons d'enfants. Il me reste à travailler sur le montage et, peut-être déjà sur la musique. Et à faire un article digne de ce nom.

Il parait que, pendant que je rentrais chez moi, Binouze est mort. Le pauvre...

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 16:14

Nous avons choisi ce dimanche matin pour aller voir Intouchables. Pour espérer avoir une place. Au MK2 Gambetta, on se serait cru dans la fille d’attente du premier Mac Do soviétique. Quand un film a un tel succès (5 millions en deuxième semaine), on a envie de voir, de comprendre. Un tel phénomène mérite que l’on dépasse le premier dédain pour une comédie dont la bande annonce raconte déjà l’hyper simplisme du scénario.

 

Salle pleine, 10 heures et demie, le film commence. Dès les premières images, cerveaux droit et gauche entrent en lutte. Une partie de moi me dit : putain, les facilités, c’est pas très bien joué, c’est forcé dans le dialogue et cette musique dégoulinante… Et l’autre partie se laisse embarquer du rire aux larmes, aux rires, aux larmes. Intouchables !

 

Qu’est-ce qui fait que nous nous précipitons par millions voir cette comédie ? La fatigue d’une France qui en a ras-le-béret du prêt à penser, de l’agressivité, des problèmes. Une forme de rêve qui prend corps, un monde qui nous sort du réel des relations sociales pour nous dire qu’on voudrait tous que ce soit plus facile, plus cool, la vie. Une petite régression bien symptomatique d’une époque, à laquelle nombreux spectateurs vont encore se livrer, avec plaisir.

 

Demain, je pars pour Bordeaux. Je vais enregistrer des voix d’enfants pour le prochain film… Retour jeudi.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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