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Lundi 22 mai 2006 1 22 /05 /Mai /2006 15:50
Lundi 22 mai 2006
A Contis, pour le festival CinéFête, non seulement je joue Scopitone en ouverture le 21 juin mais j'y fais aussi la lecture d’Occident de Rémi De Vos avec Véronique Baylaucq. Un sommet de noirceur et d’humour, cette pièce ! Le programme détaillé du festival sera sur le site en temps voulu !

Ce matin, j’ai entrepris de m’occuper de mes impôts. Finalement, j’ai renoncé puisqu’on a jusqu’à fin mai. Entre l’idée de m’y mettre et celle du renoncement, il a bien fallu plusieurs heures.

Pour ceux qui m’accompagnent à Cannes par la pensée (pas mal de messages), je vais chercher mon costume retouché chez Agnès à 18h.

Le temps ressemble à l’intérieur de ma tête (éclaircies, rafales et grosses averses). A moins que ce soit l’inverse...
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Dimanche 21 mai 2006 7 21 /05 /Mai /2006 18:10
Dimanche 21 mai 2006
Voilà. C’est dimanche. Restau. Promenades. Cafés. Parapluie. Amis. Le prix de l’immobilier. Un film à voir. Tirage des cartes par une copine : Indigènes, pas de problème ! Vacances ? Potins amoureux. C’est quoi, ce disque ? Passe Studio ! Allez, je rentre…
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Samedi 20 mai 2006 6 20 /05 /Mai /2006 07:57
Samedi 20 mai 2006
Force est de constater que la perspective d’être à Cannes, en compétition, avec un film comme Indigènes, très attendu, tant par son sujet que par son casting et sa réalisation, avec le second rôle principal (d’un point de vue de la notoriété) ou l’un des rôles principaux si l’on se réfère strictement au film, hé bien, on a beau faire comme si ça n’était pas grand chose, c’est une source de stress incroyable. Je n’imaginais même pas. Mon fils aîné qui vient de passer trois jours ici a eu tout le loisir de s’en rendre compte.

Ce stress-là, je l’avais déjà connu, peut-être dans une moindre mesure, juste avant le tournage d’Indigènes, justement. La responsabilité d’endosser ce rôle, dans ce projet, me semblait tellement énorme !

« T’es tout bronzé, tu étais en vacances ? » C’est ce qu’on me demande souvent. Non, non, si je suis bronzé, c’est qu’à la moindre occasion, je marche pour me détendre !

Une fois là-bas, ça sera différent. A peine arrivé, je serai avec l’équipe des stressés et, dès les lendemain, ça sera fait. On n’aura plus qu’à se laisser aller, se détendre, s’amuser, profiter des fêtes, hôtel de luxe, rencontrer, voir. L’autre côté de la médaille. Mais en attendant…

Hier, je suis allé faire des photos autour du Bassin de La Villette. J’ai photographié les joueurs de pétanque, la vieille dame et son chien, les vieux asiatiques qui jouent au tennis de table, d’autres, occupés à un jeu inconnu, sur un banc, autour d’une sorte d’échiquier… Des gens qui passent leur temps, quoi ! Et aujourd’hui, il pleut. Je vais aller à la piscine ?

Je vous vois venir. « Hé, l’aut’, il va à Cannes et il trouve encore le moyen de pleurnicher ! » Allez, faites un effort, vous comprenez, quand même !?

Il faut re – la – ti – vi – ser ! Tout ça, le mois prochain, tout le monde l’aura oublié. Je serai dans mon Scopitone, il y aura Roland Garros et la Coupe du Monde.

Heureusement que je ne joue pas au foot !
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Jeudi 18 mai 2006 4 18 /05 /Mai /2006 17:03
Jeudi 18 mai 2006
Suite des auditions pour Philippe Ramos. Jouer les mêmes scènes, avec des nanas différentes, ça finit par lasser un peu, au bout du compte. On a vu quatre actrices. L'une très volontaire, celle-ci, très en retenue, celle-là, « sauvage » (comme l’a qualifiée Philippe), une demoiselle, très en finesse (je ne dis pas dans l’ordre au cas où l’une d’entre elles tomberait sur ce blog). Avec chacune, les scènes prenaient une couleur différente (j'aime bien les laplissades).

Qui était la « meilleure »? C’est le réalisateur qui va faire son choix, avec des critères qui dépassent largement le seul domaine du jeu.  Le directeur de casting aurait peut-être choisi la suivante. Moi, la précédente. Et la copine du réal, en regardant les cassettes, aurait vu une évidence dans celle que personne n'a retenue.

Bon, rien à voir. Notez d’ores et déjà que le 21 juin, il faudra faire un tour du côté de Contis (le fameux festival de courts-métrages dans un petit village balnéaire de la côte landaise). Je vais y jouer SCOPITONE.
C'est très festif, Contis! ça dure une semaine et au de-là des programmes courts, très bon programme musical (l'an dernier Gilberto Gil), des lectures, rencontres, débats et la mer.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mercredi 17 mai 2006 3 17 /05 /Mai /2006 21:42
Mercredi 17 mai 2006
Ça y est, Cannes, c’est commencé ! Un petit coup d’œil à la cérémonie d’ouverture pour me décider définitivement entre nœud pap et cravate. Trop tard, en fait, puisque cet après-midi, j’ai choisi le col cassé et son classique NP noir. Je ne vais quand même pas me faire remarquer !

Encore une semaine avant le départ et jeudi soir prochain, c’est le verdict. Ce que j’attends, ce n’est pas tant la montée des marches. Mais la projection elle-même (un temps infini de trouille avec le regard le plus dur qui soit : le sien). Suivra cet instant où le générique de fin va défiler et la lumière se rallumer doucement. Là, on commencera à avoir une idée du regard des autres. Le reste semble plus imaginable et moins dense.

Pour ce qui est du regard des autres, mon agent m’a retenu au combiné pendant un bon ¼ d’heure pour me dire son bonheur après avoir vu le film, lors d’une projection très privée. Je ne l’ai jamais entendue aussi enthousiaste. Bon mais ne le dites pas ! Officiellement, il n’y a pas eu de projection, encore…

Allez, demain, je vais à la dernière séance d’essais pour le film de Philippe Ramos. Et puis les autres jours, on trouvera bien des occupations.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 16 mai 2006 2 16 /05 /Mai /2006 23:06
Mardi 16 mai 2006
Faits divers et société
J’ai trouvé un sac à main avec trousseau de clés et chéquier dans la cage d’escalier. Je l’ai ramené au commissariat. « Si tout le monde était comme vous… » me dit la femme flic. La vie, c’est comme les chiottes : tu la laisses dans l’état dans lequel tu aimerais la trouver en entrant, ne lui ai-je pas répondu, par manque d’à propos.

Pour les collègues de Nancy, un lecteur assidu m’a appris la mort de Roger Viry-Babel que j’avais croisé sur le tournage du Temps de la Désobéissance. 61 ans.  C'était un universitaire brillant, homme de cinéma avant tout, mais aussi de radio, de télévision, tour à tour auteur, acteur, producteur, journaliste, écrivain (spécialiste de Renoir)... (voir également commentaire sous article "amoureux?")

Agnès B., suite.
Ce matin, je me suis occupé de mon costume de pingouin (pour la montée). J’ai passé ¾ d’heures en même temps qu’un mec qui avait réussi à avoir tout gratos et qui prenait exactement le même smoking que moi. Il me faisait des commentaires avec sa voix grave et son ton assuré pendant que trois vendeurs essayaient sans succès de faire un nœud papillon. Il se demandait s’il n’allait pas préférer une cravate. Il avait peur de ressembler à un serveur avec un nœud pap. On était deux clients, ils étaient six vendeurs. Lui a obtenu d’avoir les retouches faites pour le lendemain. Pour ma part, j’ai été bon pour une retouche provisoire pour le 22, un chèque de caution de 500 euros et 90 de location. N’empêche que lui, en effet, dans son costume, il ressemblait à un garçon de café.

Mais n’allez pas dire que je me plains ! Le festival n’invite que 2 acteurs. Si j’y vais du 24 au 27, logé au Martinez, comme les copains, c’est grâce aux producteurs et au distributeur. Merci à eux.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 16 mai 2006 2 16 /05 /Mai /2006 09:28
Fini, le vieux blancan.net figé!

Sur le nouveau, il y a même une vidéo de ma grand-mère!

Accès direct sur http://www.blancan.com
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Lundi 15 mai 2006 1 15 /05 /Mai /2006 19:08
Lundi 15 mai 2006
Hé ben quoi ?! Je peux bien écrire deux fois dans la journée, si ça me chante !

Non, c’est parce que j’ai quelque chose à raconter. Cet après-midi, Philippe Ramos m’avait demandé de donner la réplique à de jeunes actrices pressenties pour jouer l’amoureuse de Will Adams (personnage que je jouerai dans son prochain film).

Mais que c’était agréable de jouer une scène d’approche amoureuse en recherchant l’état juste, face à une personne qui est dans les mêmes dispositions ! Dans la vie, on ne se serait peut-être même pas regardés et, en quelques secondes, on se retrouve dans la plus agréable intimité. Le fait, en plus, que ce soit des essais, que je doive jouer les mêmes scènes avec des personnes différentes, empêche toute ambiguïté. Quand c’est coupé, ce qui se joue est coupé illico.

Au plaisir de cette découverte (pour le cinéma, je n’ai jamais été amoureux, pardonnez ma naïveté), s’ajoutait celui d’entrer dans des espaces de jeux inconnus. Plaisir d’explorer de nouveaux registres. Quand on débute avec des personnages autistes, violents, asexués, moitié cinglés (qui sont des bijoux à jouer), on apprécie d’élargir la palette des émotions. Lâcher cette putain de pudeur...

On fait quand même un beau métier !

Alors, je sais, comme aujourd’hui, il m’arrive d’écrire des choses qui flirtent avec le ridicule mais c’est le jeu. Je suis comme je suis : un brin conscient de mes limites (lucide ?) mais déterminé à ne pas les cacher.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Lundi 15 mai 2006 1 15 /05 /Mai /2006 11:46
Lundi 15 mai 2006
Ça sera de la location ! Comme je ne m’étais pas manifesté assez tôt, il n’y a plus de prêts de costumes dans les showrooms. Nous voilà donc partis pour une location ! Hé oui, vous avez déjà eu de multiples occasions de le constater au fil de ce blog, avec le blancan, c’est rarement comme ça devrait être. Toujours dans un entre-deux.

Mais nous verrons sans doute qu’il n’y a pas que des inconvénients à être la cinquième roue de la charrette… Personnellement, ça m’amuse assez, le côté looser. C'est un argument de séduction. Non?
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Dimanche 14 mai 2006 7 14 /05 /Mai /2006 11:43
Dimanche 14 mai 2006
L’actualité strictement professionnelle se résume à l’attente du jeudi de l’ascension. Pourquoi ont-ils repoussé ce Léger tremblement de Paysage, ces Perspectives Atmosphériques (1) ?

L’actualité dans le domaine privé, elle, ne manque pas de mordant. C’est de l’énorme. Du bouleversant. Un vrai bordel.

J’essaie d’écrire sur ces sujets, pour moi. Normalement, ça met à distance, ça aide à l’analyse, ça apaise. A ceci prêt que quand le sujet est trop fort, dans le présent, ça donne du brut, du naïf, du qu’on jette toujours trop tard.

Pour la distance, il faudra attendre. Et en attendant, s’occuper. Il me tarde de retrouver mes Indigènes! Le clinquant, les paillettes et l’esbroufe du fameux festival seront l'écrin parfait d'une parenthèse souhaitée. Mai 2006, je m’en souviendrai !

Pour rester vulgaire, j’ai reçu ma déclaration d’impôts. Aïe ! J’avais pas l’habitude de bosser autant.

(1) Titres du film de Philippe Fernandez.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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