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Samedi 5 novembre 2005 6 05 /11 /Nov /2005 00:00
Samedi 5 novembre 2005
Rentré plus tôt que prévu du festival jeune public d’Hirson (dans l’Aisne). Cache cache y était en compétition. Parti tôt ce matin, j’ai préféré rentrer après la projection et le débat plutôt que de passer une nuit en hôtel Ibis perdu à 15 kms du petit bourg et de rentrer demain en voiture, à une heure très hypothétique. C’est le début d’une longue série d’avant-premières d’ici la sortie prévue le 1er février. Il est des films pour lesquels il faut militer. Yves dit qu’il est en campagne.

Petit retour sur Indigènes. Au sortir de l’auditorium, j’étais sur un nuage. Je n’ai pas vu tout le film, loin de là mais le peu que j’ai vu est de haute tenue. Image, montage, son nous plongent dans un vrai film de guerre. Les acteurs, dans des personnages très différents et complémentaires, y apportent, semble-t-il, l’humanité supplémentaire qui enrichit le drame historique de destins individuels.

Au-delà de ses qualités techniques et artistiques, le film vient à point nommé pour redonner à toute une population sa place dans l’histoire de France, France qui s’étonne aujourd’hui de voir les voitures s’enflammer aux mots étriqués d’un Sarkosi qui résonnent comme la continuité des humiliations infligées de longue date. Avant de parler d’intégration, il serait bon d’intégrer certaines vérités historiques, de s’excuser d’oublis volontaires. Rien n’est plus dévastateur qu’un sentiment d’injustice. Quand les bases seront rétablies sur un socle d’égalité et de justice, que les responsabilités de tous seront identifiées et assumées, l’ordre Républicain se rétablira de lui-même. Ça prendra sans doute du temps. Un temps bien plus long que celui qui verra s’éteindre les feux de cette révolte.

Les Français se sont senti tellement merdeux d’avoir livré des wagons de juifs à leurs voisins exterminateurs que maintenant ils ne parlent que de lutte contre le racisme et l’anti-sémitisme. Comme si l’anti-sémitisme n’était pas un racisme comme les autres ! Qu’est—ce qu’on s’en fout de savoir qu’un Français est Juif, Bourguignon, Arabe, lombalgique ? Rien, a priori. Sauf que notre ministre d’origine algérienne - je crois, doit se contenter de faire de la figuration.

Désolé de si mal m’exprimer.
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Samedi 5 novembre 2005 6 05 /11 /Nov /2005 00:00
Vendredi 04 novembre 2005
Pas le temps de faire un long article. Je peux simplement vous dire qu’Indigènes, ça va déménager. Très impressionné. Martinez, là-dedans, tout à fait crédible. Ouf… Ouf, ouf, ouf ! Mais j’en dirai plus dimanche…
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Jeudi 3 novembre 2005 4 03 /11 /Nov /2005 00:00
Jeudi 3 novembre 2005
Croisé un technicien de « Cache Cache » chez Mr Bricolage. « Alors, pas trop de boulot ? Tu bricoles en attendant ? Il a fait quelques entrées, « Cache Cache » ? Hé non, il n’est pas encore sorti !

D’ailleurs, j’ai appris qu’il ne sortait qu’en février. Ce qui ne m’arrange pas puisque je serai en train de monter mon « Scopitone » à Bordeaux.

Demain, doublage d’Indigènes.
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Mercredi 2 novembre 2005 3 02 /11 /Nov /2005 00:00
Mercredi 02 novembre 2005
Hé bé, j’ai un petit rôle dans Mesrine !
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Mardi 1 novembre 2005 2 01 /11 /Nov /2005 00:00
Mardi 1er novembre 2005
Hier, « Cache cache » était projeté dans le cadre de « Mon premier festival », un festival jeune public. On peut dire que les enfants aiment ce film puisque qu’aux Ursulines, il lui ont attribué la note de 4,78 / 5 ! On était les premiers.
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Dimanche 30 octobre 2005 7 30 /10 /Oct /2005 00:00

Dimanche 30 octobre 2005
Voilà que « Chiche » mon second court-métrage en tant que réalisateur a été sélectionné au festival d’Atibaia au Brésil. Bon, d’accord, c’est le film que j’avais réalisé pour le festival de Contis en conséquence du prix que j’y avais remporté l’année précédente et que, c’est le festival de contis qui m’a proposé dans le cadre d’un jumelage de leurs deux festival. J’irais bien au Brésil en janvier, moi !

Vu hier « Les amants réguliers » de Garrel, encensé par la critique. Je ne suis pas poujadiste, populiste, UMP, totalement idiot, allergique aux plans-séquences en noir et blanc mais je me suis vraiment beaucoup ennuyé. Deux raisons à cela : la première est que je suis de la génération qui a été profondément déçue par ses aînés qui n’ont pas été foutus de réussir une révolution à portée de leur main et qui sont aujourd’hui les fabricants d’opinions molles. Par conséquent, la nostalgie de 68, je la laisse aux critiques. La deuxième est cinématographique. Les plans-séquences fixes qui durent des plombes sur trois figurants qui vont jeter une barre de fer sur une bagnole en feu avec en premier plan deux rigolos casqués, ça ne provoque strictement rien chez moi et je mets au défi quiconque de me dire quelle émotion il en retire. Et puis il y a les anachronismes à gogo, la fausse beauté superficielle et démonstrative des images contrastées, cette histoire qui se devine… Quelques bons moments émergent. C’est la moindre des choses. Bref, trois heures, c’est long. Heureusement que le passage à l’heure d’hiver nous en a rendu une !
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Samedi 29 octobre 2005 6 29 /10 /Oct /2005 00:00

Samedi 29 octobre 2005
Ça y est ! déjà de retour d’Angoulème.

Olivier Volcovici était tellement enthousiaste à la répétition que j’en avais peur de tourner. Vous devez vous dire, celui-là, il a toujours peur. Bon, d’accord, ça lasse.

Arrivé hier à Angoulème. Direction le gîte. Promenade dans les 40 hectares de la propriété. Châtaignes, champignons, étangs, éperviers, feuilles mortes, air doux aux arômes de souvenirs. Et puis c’est la raclette avec l’équipe, quelques pages d’Harlan Coben, des rêves bizarres, un réveil avec un temps pour localiser la chambre, le petit dèje chez les hôtes. On part tourner.

A peine le temps de m’amuser d’un perchman très présent, d’une script gentiment outrepasseuse, celui d’asseoir une complicité avec mon partenaire de jeu et hop hop, deux prises du général, une dans chaque axe et c’est plié ! Petit coup de fil au 3635, Nathalie me conduit à la gare pour le train de 13h11.

Repos !
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Vendredi 28 octobre 2005 5 28 /10 /Oct /2005 00:00

Jeudi 27 octobre 2005
Journée heureuse. Des scènes de jeu du matin au soir. On s’est amusé comme des gamins. Notre bande de flics pouvait faire penser aux Brigades du Tigre. Il a fallu qu’on tourne le dernier plan pour que je sois enfin rassuré. Bien sûr qu’il existe, le Bauer !

Ç’aura été un tournage très agréable (en dehors de mes petites paranos habituelles). J’ai rarement rencontré une équipe aussi sympa et douée. Mais je ne vais pas distribuer des bons points ! Je suis simplement content.
Au vu des scènes auxquelles j’ai assisté, je suis certain que vous entendrez parler de « La désobéissance » à sa diffusion (je ne sais pas si c’est janvier ou avril mais je vous le dirai).
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Mercredi 26 octobre 2005 3 26 /10 /Oct /2005 00:00

Mercredi 26 octobre 2005

Convoqué à 12h30, j’ai préféré profiter du transport d’un des comédiens pour me rapprocher du centre ville dès la première heure. Promenade urbaine faite d’enseignes familières, de librairies et de café en terrasse.

A midi trente, je revêts mon costume de Bauer dans lequel je vais rejoindre la cantine. Carlos m’apprend que la 33 est reportée à la fin d’après-midi.

Petite ballade digestive en attendant 16h. Il fait doux aux pieds de la cathédrale ensoleillée. Des grappes de touristes multilingues marchent au tempo des lourdes cloches. Désespérément, deux guitaristes  jazzent manouche. Nouveau café en terrasse. Le Monde a remplacé Libé. Dring. Encore Carlos ! La 33 a été raccourcie, tu n’y es plus. Désolé.

 

La parano se met en route. Décidément, mon Bauer ne plaît pas ! Retour immédiat sur le plateau. La situation met mal à l’aise. Heureusement, Patrick Volson trouve les mots justes et simples pour justifier la décision. Le sous texte raconte que la fin de tournage approche. On ne peut pas prendre le risque d’un retard sur le plan de travail. Mais au-delà de ces questions de temps, pour des raisons artistiques aussi, on ramasse les séquences, les épurant des scories et des redites. Il faut bien avouer que la phrase que j’avais à dire n’avait pas grand intérêt et n’apportait pas grand-chose. Pas plus à l’histoire qu’au personnage. Demain, en revanche, grosse journée en perspective avec de belles scènes.

 

Fin d’après-midi à flâner dans le parc de l’Orangerie. J’en profite pour aller me faire filmer par les centaines de caméras qui veillent sur les abords du Parlement Européen et du Conseil de l’Europe. Petit arrêt devant la cage des macaques. Pendant que Gaétan et Cyndie se livrent à d’invraisemblables acrobaties, Josiane épouille Roger qui s’emmerde ferme.

 

Vendredi, casting avec Françoise pour jouer un des hommes de main de Mesrine (qui sera interprété par mon ami Serge R.).

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Mardi 25 octobre 2005 2 25 /10 /Oct /2005 00:00

Mardi 25 octobre 2005

Grosses journées sur « La désobéissance » de Patrick Volson. Le Bauer que je campe est assez fragile et semble dérouter. Comme un enfant, j’attends qu’on me dise « c’est bien ». Et ça ne vient pas.

 

Mais sur ce coup, je ne m’inquiète pas trop. J’ai le sentiment de pratiquer un jeu quelque peu bizarre, décalé, presque faux. Ça passe sur la longueur mais, quand on ne connaît pas, je comprends les interrogations (qui sont aussi miennes). J’ai bien conscience que tout le monde n’aime pas mais il m’est impossible de faire autrement.

 

Encore deux jours à Strasbourg. Mes collègues doivent me trouver bêcheur car je ne les accompagne plus dîner le soir. Il faut me comprendre. Pour la cantine du midi, ce sont des Pyrénéens qui nous mitonnent des plats très copieux, excellents et peu légers. Et comme, le soir, mes amis acteurs ont un goût très affirmé pour les bonnes tables alsaciennes (qui sont nombreuses) et pour le bon vin, je suis contraint de choisir entre kilos conviviaux et solitude linéaire. Bon, demain, je les accompagne quand même! Savoir ménager la chèvre et… le choux.

 

Le doublage d’Indigènes est avancé au 4 novembre. Ça approche, ça approche…

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