Vendredi 12 janvier 2007 5 12 /01 /Jan /2007 20:34

Vendredi 12 janvier 2007

Ce matin, j’ai constaté sur un relevé bancaire deux mouvements de carte bleue qui n’étaient pas de moi (deux fois 300 euros). Encore un piratage Internet ! Banque. Opposition. Commissariat. La fliquette qui me reçoit me fait les yeux doux mais me renvoie sur un autre commissariat. Trop de plaintes. Pas assez de personnel. Je vais donc revivre l’épisode de PJ que j’utilise dans le spectacle, à une autre adresse. Une dame s’est fait voler son sac. Matinée foutue. Il faut que je parte à la réception d’Unifrance.

 

Poignée de main au Ministre, déjeuner puis conférence de presse à l’occasion de la sortie européenne d’Indigènes. Mon utilité aux côtés de Rachid Bouchareb est toute relative. J’en ressort à 19h30. Je vais devoir bosser ce soir, moi ! Je repars demain matin pour les répétitions bordelaises.

On n'a pas dit un mot des Césars! En revanche, on s'est félicité que la presse ait choisi Indigènes comme film de l'année 2006!

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mercredi 10 janvier 2007 3 10 /01 /Jan /2007 11:50
Mercredi 10 janvier 2007
Quand je suis entré, j’ai cru que je me trouvais direct aux toilettes. A cause de l’odeur. J’avais pourtant gardé un bon souvenir de ce restau à poissons. Il était 20h25, hier soir, rue du Pas Saint-Georges. Un Tariquet et un bar grillé, s’il vous plaît ! C’est un Tariquet blanc que le serveur me porte. Heu… je voulais du rouge. Il n’y en a plus. Si je n’insiste pas, il me refile son blanc de force.

Le bar (poisson), était à la hauteur de l’odeur ambiante. Farineux. Du vieux congelé. Pas question dans ces circonstances d’envisager un dessert. Pas même un café. Quant au pourboire… Zou, je file ! Tiens, une boulangerie ouverte ! Je vais m’offrir une petite sucrerie, histoire d’enlever à mes papilles le mauvais souvenir du pouascail. Une part de frangipane, s’il vous plaît (c’est de saison) ! Deux bouchées, direct à la poubelle ! Elle devait dater d’une bonne semaine.
On dirait qu’à Bordeaux, ils mettent le paquet le samedi. Les autres jours, c’est juste pour écouler les restes !

Bon, pour le spectacle, on avance, on avance et ça va être bien. Si, si !

Ce soir, retour Paris pour deux jours !
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 9 janvier 2007 2 09 /01 /Jan /2007 11:51

Mardi 9 janvier 2007

La moitié du spectacle est en boîte ! C’est là qu’on commence à se poser des questions. Qu’est-ce que je raconte ? Qui ça va intéresser ? Bref, la petite phase de questionnement indispensable.

 

Hier soir, j’ai eu la mauvaise idée de me remettre à bidouiller la musique de la nouvelle chanson. Et ces choses-là, dès qu’on s’y plonge, on a du mal à en sortir. Pour entamer davantage mon sommeil, l’occupant de la chambre voisine s’était endormi en appuyant sur la touche volume de la télécommande de son téléviseur. Il a fallu une intervention de la réception pour remédier à cette pollution sonore. Elle n’a pas pour autant perturbé le dormeur dont le ronflement à remplacé France 3. Difficile de s’endormir dans ces circonstances. Heureusement qu’il y a l’iPod ! A cinq heures, je pensais que les cris alcoolisés de la rue venaient des SDF de Don quichotte. Il n’en était rien. La dame qui hurlait accusait quelqu’un de lui avoir volé ses clés et son portable. Un SDF n’a pas de clé et rarement un portable.

 

Voilà, la vie bordelaise. Ce soir, je dors…

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Dimanche 7 janvier 2007 7 07 /01 /Jan /2007 22:02
Dimanche 7 janvier 2007
Il était près de 3h du mat quand je me suis couché cette nuit (musique de la chanson, montage vidéo et gravure du DVD…) et 6h15 quand mon réveil m’a tiré du lit pour mon retour à Bordeaux.

Bonne répétition ! Vous noterez qu’on travaille le dimanche. C’est pour toutes les fois où on glande en semaine !

Le spectacle, tel qu’il se construit va plus en profondeur que Scopitone. Tant mieux. Mais attention… profondeur n’est pas gravité !
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Samedi 6 janvier 2007 6 06 /01 /Jan /2007 10:12
Samedi 6 janvier 2007
Ça bosse, ça bosse ! Au théâtre, à l’hôtel, dans le train, à la maison. Ça n’arrête plus !

Me voilà parisien aujourd’hui bien qu’ayant appris hier à midi que je ne tournais pas. Le jour de tournage a été déplacé à avril-mai (mais je tourne toujours dans le sud en février). Comme j’avais prévu de remonter, j’ai quand même dû faire le voyage pour récupérer tout ce que j’avais laissé au premier voyage.

Le spectacle devient plus resserré, plus tendu, plus carré, plus efficace sans perdre son âme. Un vrai plaisir ! Le courant passe bien. Hier, par exemple, on a fait une chanson en un rien de temps. Ça ne sera pas le tube 2007 mais ça n’est pas le but !

Bon, allez, je vais bosser, moi !
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Jeudi 4 janvier 2007 4 04 /01 /Jan /2007 22:22
Jeudi 4 janvier 2006
Premier jour de répétition qui s’est résumé pour beaucoup à une prise de possession du lieu. Néanmoins, on a déjà pas mal avancé, je trouve. On remodèle des choses de Scopitone, on en ajoute et le regard de Cojo apporte la rigueur, la distance et la folie qui vont bien.

Ce n’est qu’à 19h20 que j’ai appris que je ne tournais pas demain mais bien samedi. Heureusement que je n’étais pas dans le train !

Allez, il faut que je bosse (bidouille vidéo, retrancriptions…)!
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mercredi 3 janvier 2007 3 03 /01 /Jan /2007 18:53

Mercredi 3 janvier 2007

Ça y est, je pars demain matin. Evidemment, je ne suis pas prêt. J’ai passé la fin de l’année en hibernation, comme un ours dans sa tanière, à soigner mes petites attaques virales et à me refaire une forme d’enfer pour affronter 2007.

Je pars mais, si ça se trouve, je reviens demain soir. Le jour de tournage qui était prévu samedi va peut-être passer vendredi. Bon, on s’arrangera de ça. On n’a pas le choix.

Cet après-midi, je suis allé enregistrer quelques voix off pour « tel père, telle fille », le court métrage que j’ai tourné à Martigues. Le peu que j’ai vu me semble prometteur.

Allez, je vous tiens au jus ! Je vais finir de me préparer.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Lundi 1 janvier 2007 1 01 /01 /Jan /2007 21:37
 

Lundi 1er janvier 2007

Tu vois, Sarro, je suis resté fidèle à notre humour de 6ème !

Bon ! 2007. On y est. A quoi ça va ressembler ? Hé bien, à partir de mon nombril, ça se présente pas trop mal. Du boulot, il y en a : Enfin Disponible du 6 au 9 février avec répétitions dès jeudi. Il y a aussi se rôle sur une série TV qui va me promener une vingtaine de jours dans le sud (étalé jusqu’en mai). En juin, il devrait y avoir le film de Fred, en septembre, la réalisation de mon court (« les boules »). Sans compter les choses qui vont venir se glisser, bousculer, trouver un créneau. Très bon équilibre qui allie suffisamment de travail pour être rassuré et de place pour d’autres projets.

C’est donc léger que j’ai passé ma première journée de l’année. Elle a commencé par un petit décrassage d’après fête dans le labyrinthe des escaliers de la Butte (il y avait beaucoup trop de monde pour un lundi !). J’ai enchaîné par un café avec une blogueuse du côté de Pyrénées (oui, je rencontre des lecteurs, parfois) et j’ai terminé plus bas mais je n’en dirai pas davantage (il faut bien garder un peu d’intimité).

Il y a des gens intéressés par une Ligue Internationale du Mauvais Jeu de Mot ?

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Lundi 1 janvier 2007 1 01 /01 /Jan /2007 00:00

 

Je sais, j'ai pris petit un coup de vieux, en 2006 !

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Samedi 30 décembre 2006 6 30 /12 /Déc /2006 22:22

Dimanche 31 décembre 2006

Allez, c’en est bientôt fini avec 2006 !

C’aura été une année très chargée, une de celles qui comptent au moins double. La création d’un spectacle, la rencontre avec mon géniteur que je n’avais jamais vu, une séparation, deux déménagements, un prix d’interprétation, 4 mois de vadrouilles provinciales, banlieusardes et médiatiques avec Indigènes, la disparition de proches (et j’en passe). Pas mal de changements riches en émotions extrêmes et bouleversements qui vous secouent un homme. On frise l’indigestion !

Les derniers articles peuvent sembler plus graves par rapport à la légèreté d’autres périodes. Non, pas de déprime. Juste une pause avant le nouveau départ de la semaine prochaine. Le temps de remettre un peu de distance, de regarder autour. C’est vrai que, dans le mouvement permanant, on finit par ne plus lire les journaux, ne plus lire tout court, écouter distraitement les infos, ne plus voir les copains. On est dans une autre réalité. Et c’est vrai qu’a chaque fois que j’ai le temps de regarder et d’écouter, j’ai une certaine tendance à m’insurger (vieux réflexes de celui qui a grandi du côté des révoltés).

Et puis, pourquoi ne pas le dire, je suis un peu troublé par l’augmentation du nombre de lecteurs depuis Cannes. Je ne sais pas trop qui lit, je me mets à avoir peur d’écrire des conneries (ce qui fait que j’en écris sans doute davantage). Je pourrais avoir tendance aussi à vouloir dire des choses « intéressantes ». Bref à perdre en sincérité. Tout au moins en détente. J’oscille entre la peur d’être creux et futile et celle de me prendre au sérieux. L’équilibre n’est pas simple à trouver. Mais je ne me sens jamais plus à l’aise que quand j’évoque avec distance et plaisir de petites choses, juste pour le jeu de l’écriture (ex : la plomberie).

Bon, on va respirer un peu. Déjà là, j’en ai trop dit.

Tiens, un peu d’anecdotique ! Ce midi, rentrant d’un petit café (très parisien le Blancan), je pensais à mon fils qui s’est fait cambrioler sa voiture dans son garage. Je pensais qu’ici, Boulevard Barbès, il n’arrive rien à mon scooter garé sur le trottoir. Avec quelques idées reçues, on aurait pu imaginer qu’une voiture était plus en sécurité dans un garage à Bordeaux qu’un scooter sur un trottoir de Barbès mais bon… et là, stupeur, mon scooter a disparu ! Si, si !

Je me souviens immédiatement de trois ados qui le reluquaient avant-hier. Et puis non. Je suis sûr que c’est un coup de la fourrière ! Un petit passage au commissariat du quartier et j’ai confirmation que mon hypothèse était la bonne. Fourrière !

Après quelques coups de fil pour caler les derniers détails du réveillon (qui sera double pour moi : première partie en petit cercle et seconde dans grosse fête), me voilà parti récupérer l’engin.

La fourrière, c’est forcément la zone. En périphérie. Sous la pluie. A première vue, les gens de couleur sont moins respectueux des règles de stationnement car je suis un des seuls gaulois dans la file d’attente de la cahute. Deux jeunes blacks, à peine vingt ans, sapés comme des ministres (l’un d’eux avait un costard à la façon de ma veste fétiche et l’autre un blanc qui tombait sur des pompes sport grande classe) faisaient un esclandre parce qu’ils n’habitaient pas là et n’avaient ni carte bleue ni chéquier et, en tout et pour tout, quinze euros en poche. Tentative de négociation : « c’est quoi ce nouveau code de la route ? On n’a plus le droit de s’arrêter sur des pointillés ?

-         Non monsieur. Vous n’étiez pas dans votre voiture ?

-         Mais non, je parlais avec un mec, juste devant la voiture et comme j’avais le dos tourné, j’ai même pas vu que les bâtards enlevaient ma caisse.

-        

-         Tu me fais chier, là, comment je fais moi ?

-         Vous feriez bien d’arrêter de me tutoyer !

-         Quoi, quoi, kesta ? Je te tutoie aujourd’hui, je te tutoie demain, avec ta tête de vieux Tintin, là ! Rends-moi mes papiers !

Le fonctionnaire ronge son frein et rend les papiers au jeune homme. Celui-ci sort de la cahute et se met à hurler sur son portable qu’il est dans la merde, qu’il n’a pas un rond, qu’il faut qu’on se démerde… Il n’est pas content et on l’imagine mal tailler la route à pied dans sa tenue de soirée.

J’ai acquitté mon dû, repris mon scooter et, pour me changer les idées, je suis allé m’acheter un bouquin que j’ai commencé dans un bar avant d’aller voir « Mauvaise foi » de Roschdy Zem (je vais voir les films des copains, moi !). Je suis ressorti du film avec la banane, le cœur léger. C’était bien. Merci Roschdy !

Allez, bon réveillon les blogteurs !

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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