Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /Jan /2007 09:49
Mardi 23 janvier 2007
L’obligation administrative de fournir un dossier avant la fin du mois m’oblige de filmer demain en extérieur. Trouverai-je des joueurs de pétanque ? Mouais, c’est pas gagné.

J’ai reçu un mail du comité de soutien à José Bové qui me demande de confirmer ma signature. Ça veut dire que quelqu’un a signé à ma place. J’ai donc été amené à me poser la question de savoir si j’allais vraiment signer.

J’avoue que je me serai moins posé de questions pour Clémentine Autin. Mais je ne suis pas certain que c’eut été uniquement pour des questions politiques. Vous savez, moi, la moustache…

Bon, il faut que je cherche ma conscience politique ! Avec tous mes déménagements, j’ai dû la mettre au fond d’un carton. Elle était jolie, toute rouge, dans un métal lourd (du bronze ?) émaillé de rouge. Quand on appuyait sur le petit bouton, elle chantait l’Internationale.
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Lundi 22 janvier 2007 1 22 /01 /Jan /2007 10:39
Lundi 22 janvier 2007
Bizarrement, on est mieux chez soi qu’à l’hôtel. Objectif, boucler le dossier du court-métrage d’ici une semaine. J’ai décidé de me faire assister dans cette tâche.

En attendant, je dois préparer le déjeuner pour une réunion de travail. L’idée, ce midi, c’est de travailler sur un projet de série policière décalée avec trois copains (un réalisateur, un acteur, une scénariste) et quelques accessoires (foie gras, confit…).

A 17 heures, lecture d’un texte de Tardieu en vue d’un spectacle 2008 avec d’autres copains.

Il suffit de se remettre à bosser pour en prendre l’habitude. C’est comme le footing ! C’est quand même mieux que d’attendre des César, des Oscars ou des castings…
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Samedi 20 janvier 2007 6 20 /01 /Jan /2007 22:39
Samedi 20 janvier 2007
Comme l’impression qu’on a commencé à travailler avant-hier et c’est déjà fini. « Enfin disponible » est dans la boîte ! Si j’arrive à jouer comme cet après-midi, si je ne me laisse pas embarquer par les réactions du public, ça devrait le faire !

Je suis enchanté de ma collaboration avec Renaud. Sa mise en scène a ramené le spectacle à l’essentiel, dans un rythme, une progression vers un final que je trouve très réussi. Bon début, bon milieu, bonne fin... Il me semble que, si j’étais spectateur, ce spectacle me plairait. Mais bon, je ne peux pas être au four et au moulin !

Si ça se trouve, pour une fois que je suis content avant d’avoir été rassuré par le verdict du public, je me plante… Non, j’arrête ! J’aurai largement le temps d’avoir la trouille.

Coucou, Paris !
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Vendredi 19 janvier 2007 5 19 /01 /Jan /2007 22:57
Vendredi 19 janvier 2007
Jouer deux fois le spectacle pour les trois personnes de l’équipe, après avoir commencé à se frotter au public, a quelque chose de frustrant. Demain, idem ! Mais c’est notre intérêt à tous, acteur et techniciens, puisqu’il faudra attendre le 4 février pour retrouver les marques et livrer le spectacle.

J’ai eu de bonnes nouvelles pour mon projet de court-métrage (je n’en dis pas trop pour ne pas me faire piquer l’idée !). Dès que je suis rentré, je me mets au boulot pour pondre un dossier qui tienne la route.

Objectivement, malgré mon naturel doutant, je dois bien admettre que la période est faste. J’ai la chance assez inouïe de pouvoir donner forme à mes envies personnelles tout en ayant du travail (et du plaisir) en perspective pour les autres. Bon début 2007 !

Se délecter du présent est un luxe trop rare pour le négliger.
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Jeudi 18 janvier 2007 4 18 /01 /Jan /2007 22:26
Jeudi 18 janvier 2007
Répétition publique à 18h30. C’est fait ! Une cinquantaine de personnes étaient présentes. On avait choisi de ne montrer qu’une partie du spectacle. Il s’est trouvé qu’on avait choisi une partie sur Cannes. Les gens ont dû penser qu’on ne parlait que de ça pendant tout le spectacle (ce n’est pas le cas !). En tout cas, ça s’est très bien passé. Un peu tendu, étirant un brin le texte pour donner un peu de grain à moudre. Mais, sachant ce que l’on n’a pas montré, on est tous rassurés. L’accueil a été très sympathique, avec un public très mélangé (abonnés du théâtre, amis, journalistes, quelques enfants…).

Encore deux jours de répétition pour finir de tout caler puis ce sera le retour à la maison. Je ne redescends sur Bordeaux que deux jours avant la première. Ça me laissera le temps de peaufiner dans mon coin, revoir et finaliser les textes, être à l’aise avec les chansons. J’ai hâte de jouer !


Je laisserai toutes les infos, dates et lieux, liens dans ces colonnes, dans quelques jours.


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Jeudi 18 janvier 2007 4 18 /01 /Jan /2007 00:54
Mercredi 17 janvier 2007
Tout d’abord, un grand merci pour vos messages d’encouragement. Qu’il soit bien clair, néanmoins que mon article d’hier n’avait pas pour but de les générer.

D’ailleurs, aujourd’hui, la répétition s’est avérée prometteuse. Bien des points obscurs ont trouvé leur éclaircissement. J’ai quitté la salle de répétition avec l’impression qu’on le tenait, ce spectacle. Il reste encore du travail, des nuances à apporter, du rythme, des enchaînements. J’avais bien dit que le moment de doute suprême d’hier était un passage obligé. Seul le travail pouvait y remédier. Ouf, c’est fait !

Un même texte peut nous conduire vers des voies contraires. Choisir la sienne et s’y tenir !

Pour être concret et sortir des banalités de l’acteur qui vous (se) la raconte, on commence à voir ce qui se joue et comment ça se joue. Comme le spectacle s’appelle « Bernard Blancan, enfin disponible », ça pose des questions de pudeur et de profondeur. C’est comme le blog (c’est revendiqué comme tel) : faire d’une parole personnelle dont on est le sujet, une parole sans mégalomanie ni nombrilisme (un vrai challenge !), une parole qui concerne ceux qui vont l’écouter. Je vous assure que c’est pas simple. Il y a forcément de la glissade dans l’air.

Pas de restau ce soir non plus mais un repas trop riche chez un copain (accompagné d’un Pessac Léognan… je vous raconte pas !).
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Mardi 16 janvier 2007 2 16 /01 /Jan /2007 23:46
Mardi 16 janvier 2007
J’ai vécu aujourd’hui la phase qui arrive d’habitude plus tard dans la création du spectacle : je suis nul. Il est vrai que la répétition publique est après-demain. Ce doit être la pression qui monte. On la connaît, cette étape. Elle vient à chaque fois. Passage obligé pour franchir un cap. Mais elle fait toujours peur. Et si c’était vraiment nul ?

Ne comptez pas sur moi pour vous rassurer ce soir sur le sujet. Impossible.

Heureusement, j’ai passé la soirée chez des amis (oui, j’en ai).
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Lundi 15 janvier 2007 1 15 /01 /Jan /2007 22:54
Lundi 15 janvier 2007
Difficile de parler du spectacle. Je ne veux pas trop en révéler. Mieux vaut vous laisser découvrir. Alors, chuuut…

Le reste de l’actualité est relativement pauvre puisque je passe l’essentiel de mon temps à bosser, ma seule sortie étant le restau du soir. Le midi, ça ressemble plutôt à sandwich dans la voiture.

Alors, sinon, il reste le matin. Allez trouver quelque chose de précis, à votre taille ou pointure, pendant les soldes ! Et quand par miracle vous y parvenez, c’est forcément hors solde. Voilà, c’est dit, il fallait bien râler un peu, aujourd’hui aussi.

Bon mais je ne vous épargnerai pas un petit compte-rendu gastronomique ! Ce soir, j’ai fait 20 mètres de plus, sur le même trottoir que le restau d’hier.

Grande salle conçue par un architecte. Des volumes, des matériaux (pierre, fer, verre…). L’ensemble est assez froid mais rehaussé par quelques points d’éclairages rouges et une petite bougie sur la table. Musique techno calme. Un écran plat sur un mur de pierre balance Fashion TV. Le personnel ne dépasse pas les 25 ans. Uniforme noir composé d’un pantalon et d’un t shirt à l’enseigne du restau. Ça peut vite sentir le « je me la pète », d’autant que nous sommes sur les Allées de Tourny. Voyons la cuisine…

Hé bien oui ! Rien à redire. Présentation qui donne envie, des ingrédients variés, fins et qui ne se cachent pas, une cuisson parfaite. Cuisine simple et raffinée. Le vin de base, au verre, rien à dire. Dessert (un petit clafoutis poire raisin) exemplaire. Même le café est bon. C’est tout de même rare de se dire qu’un café est bon ! Quant au service : présent juste ce qu’il faut, agréable et efficace. L’addition tout compris, elle est inférieure à celle des voisins.

Pour la peine, je laisse les coordonnées. Café brasserie Le Cinq, 5 Allées de Tourny. On ne pourra pas dire que je ne fais que me plaindre. C’est juste que quand on me prend pour le client à qui l’on peut mettre n’importe quoi dans l’assiette, ça m’agace un peu. Si je veux juste remplir mon estomac, je vais chez Mac’Do. C’est moins cher (quoi que…) !

PS : je touche un défraiement journalier que je ne veux pas économiser. Sinon, c'est pas restau tous les jours (je vois déjà ceux qui s'apprêtaient à me traîter de gros bourge qui ne pense qu'à son bide). Et la recherche de fringues du matin, c'est pour le spectacle.

Et là, je viens de me justifier. Comme d'hab!
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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /Jan /2007 22:35
Dimanche 14 janvier 2007
Une journée de répétition supplémentaire. Dans six jours il faut qu’on soit prêts. Jeudi, on fait une répétition publique. Pour l’instant on a semble-t-il la matière d’une heure de spectacle. Nous sommes à un moment où tout est là. Il ne manque plus qu'à l’âme du spectacle d'entrer en scène. On n'y est pas encore. C’est la phase la plus fragile. Comme ce n’est pas vraiment investi dans le jeu, seule la structure apparaît. Et ça n’est pas chaud, une structure, pas vivant. Mercredi, il me semble qu’on saura comment « enfin disponible » tient le route.

Demain, on tourne deux séquences vidéo (dont une pour laquelle je dois finaliser l’écriture ce soir). Une des scènes que j’avais écrites s’avère loin d’être parfaite. Mais je me la garde pour demain soir ! On peut pas bosser jour et nuit, non plus !

A part ça, je fume trop. Beaucoup trop.

Ce soir, j’ai bouffé dans un restau où j’avais déjà mangé une autre fois (pas celui dont j’avais parlé). J’avais été déçu par le dessert. Un des ingrédients annoncé, une quenelle de mange, avait été remplacé par une boule de glace citron qui ne convenait pas du tout à l’ananas déjà acide qui constituait la base. Je n’avais pas osé me plaindre. Cette fois, je me suis tenu à un plat classique pas fameux, ma foi.

Quand la serveuse est venue me demander si j’étais content, avec son sourire le plus commercial, j’ai dit oui.

Ça n’a pas été le cas de mon voisin quand elle lui a posé la même question. Non, je ne suis pas du tout content. Il faudra que j’explique à votre cuisinier comment faire cuire le foie gras ! Je vais lui dire de ce pas, répond la serveuse gênée.

Le chef se pointe et dit au monsieur que son foie gras et très apprécié du patron et du gérant et que, s’il l’envoie en salle, c’est qu’il est parfaitement cuit. Excusez-moi Monsieur et merci pour la leçon, répond le client pas content mais qui reste d’un calme olympien. Le chef parti, notre client courageux demande à la serveuse s’il peut parler au patron. Il n’est pas là. C’est le gérant qui vient.

Écoutez Monsieur, pour la cuisson, je peux comprendre mais que votre chef vienne me faire la leçon, je trouve que c’est beaucoup trop. Ne dites rien, je ne demande qu’un chose : l’addition, immédiatement !

Moi, je dis que c’est beau ! Avec une belle veulerie, je suis parti sans laisser de pourboire.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Samedi 13 janvier 2007 6 13 /01 /Jan /2007 19:10
Samedi 13 janvier 2007
Encore une bonne répé. Pour le spectacle, hier, j’ai filmé Rachid Bouchareb disant des conneries sur moi. Montage avant le coucher. Et ce matin, dans le train, j’ai écrit un nouveau chapitre. Petit à petit, les cases se remplissent. On n’est pas loin de la structure finale.

Je finis par vraiment prendre goût à l’écriture. Bon mais rassurez-vous, j’aime toujours jouer…
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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