Lundi 23 avril 2007
1
23
/04
/Avr
/2007
00:06
Lundi 23 avril 2007
Le premier tour, c’est fait (très minoritaire, j’étais en balade dans le Lubéron). Pas de surprise, finalement. Le deuxième tour sera pour le moins difficile. Et cette fois-ci, je vote !
Aujourd’hui, on tourne la fin du film (qui est loin d’être la fin du tournage). Sales, blessés, vêtements déchirés.
Par Bernard Blancan
-
Publié dans : blancan
3
Samedi 21 avril 2007
6
21
/04
/Avr
/2007
10:23
Samedi 21 avril 2007
Hier, j’ai débauché à 8h20. Oui, oui, du matin ! On n’avait qu’un plan séquence en bord de mer, au lever du soleil. La journée fut marseillaise.
Aujourd’hui, changement de décor : on va passer l’après-midi dans une décharge. Mon personnage, fidèle lieutenant, se rebelle.
Je ne sais si la pratique des baguettes de sourcier et du pendule développe un certain magnétisme mais la carte d’accès de ma chambre ne fonctionne plus avec moi. Il faut que je demande à une tierce personne d’ouvrir pour moi (la carte fonctionne avec les autres). Tiens, ça me donne une idée…
Bon week-end ! Et, svp, votez bien !
Par Bernard Blancan
-
Publié dans : blancan
5
Jeudi 19 avril 2007
4
19
/04
/Avr
/2007
21:36
Jeudi 19 avril 2007 (soir)
La nouvelle du jour (et elle est de taille !), c’est que je serai sur les écrans de la compétition officielle de Cannes 2007. Si, si. Bon, d’accord, pour un court-métrage. Celui d’Olivier Hémon avec la grande Ester Gorintin et ma pomme. Résistance aux tremblements. Cinquième année de présence ! Pourquoi faire la moue, j’en suis fier.
Journée de tournage à Martigues. Mon genou a très bien supporté le footing. C’était la première fois que je courais depuis l’incident. S’en est suivi une petite scène de jeu avec Guilaine Londez avec qui on est potes dans la vraie vie. Équipe sympa, il fait beau, on travaille bien. Tout va pour le mieux.
Pour la politique… heu… comment dire… je tourne samedi et donc… heu… je rentre pas… donc… heu… hé bé, pour la première fois, je ne vais pas voter à une élection présidentielle. Même pas de culpabilité. C’est comme ça, je peux pas. Et puis j’aurais déposé mon bulletin avec si peu de motivation. Promis, je vote au deuxième tour. Mais non, arrêtez, il n’y aura pas Lepen ! ça va les pleureuses qui allez faire la leçon!!! C’est qui qui avait voté Jospin au premier tour de 2002 ? Mézigue et quelques cocus de ma veine. Alors, pouet-pouet !
Par Bernard Blancan
-
Publié dans : blancan
9
Mercredi 18 avril 2007
3
18
/04
/Avr
/2007
14:23
Mercredi 18 avril 2007
Le plombier devait venir demain. Je l’avais repoussé pour cause de tournage décalé. Hé bien, ça recommence. Je dois repartir pour Martigues tout à l’heure. Une grève paralyse le décor dans lequel ils devaient tourner demain. Du coup, on inverse la journée avec celle de samedi. Footing ! Non, pas dans la vie. Dans le film ! Comme Sarko. Heureusement, le genou est réparé.
La journée sera courte et va s’achever par un voyage en train. Le train train. Mais dites-moi, si je ne tourne pas samedi, je vais rentrer ce week-end, moi. Et voter moi-même ! L’idée d’une procuration ne me plaisait pas. Je ne suis pas suffisamment décidé pour dire aujourd’hui pour qui je vais voter. Et ça restera secret ! Mmmmm, l’isoloir... Aux uns, je dirai que j’ai voté machine, aux autres, machin ou machin chose. Désolé les UMP et les FN, j’ai rien pour vous !
Par Bernard Blancan
-
Publié dans : blancan
5
Mardi 17 avril 2007
2
17
/04
/Avr
/2007
21:31
Mardi 17 avril 2007
Hier, j’étais à Ivry, en prison, en train de me payer une crise d’épilepsie et aujourd’hui je coffrais un malfrat de Martigues. Là, je suis chez moi. Tranquille. Musique classique.
Je commence à en avoir marre du Boulevard Barbès. J’ai fui les bobos à qui je ressemblais trop et je me retrouve minorité visible, ne ressemblant plus à personne. Je n’ai jamais su faire dans l’équilibre. Radical, toujours. Ça fait des chemins plus longs que les autres, empiriques, en réaction, peu en pensée.
Par Bernard Blancan
-
Publié dans : blancan
4
Dimanche 15 avril 2007
7
15
/04
/Avr
/2007
08:24
Dimanche 15 avril 2007
Allez, demain c’est Mystère et départ immédiat pour « la main courante ».
Hier, coup de fil de Bernard Stora qui me propose un rôle pour juin/juillet. Et je ne peux pas puisque j’ai mon Marat. Bernard Stora, ce n’est pas n’importe qui. Dans mon parcours, en plus, il est le premier à m’avoir fait tourner à Paris avant même que je vienne m’y installer, après qu’il ait vu un moyen-métrage de Yves Caumon. Je me sens redevable…
Voilà donc la période des choix.
Petite balade en forêt pour respirer un peu et jouer des baguettes.
Par Bernard Blancan
-
Publié dans : blancan
4
Vendredi 13 avril 2007
5
13
/04
/Avr
/2007
09:05
Vendredi 13 avril 2007
Comme en témoigne l’article d’hier je fais preuve, dans l’exercice de mon métier, de ce qu’on appelle la conscience professionnelle (commentaire de Claire). Mais ce n’est pas exceptionnel. Sans doute suis-je aidé par mes expériences de jeune adulte qui m’ont vu entrer tôt dans le monde (normal) du travail.
Il en est de même pour les plombiers. Hier, ils devaient (ils sont deux quand ils viennent travailler et un quand ils viennent vous faire patienter avec un gros carnet de devis), venir entre 9 et 10h00. A 9h45, coup de fil. On a un petit soucis, on ne sera pas là avant 11h00. Pas de soucis, je vais aller faire un tour !
11h05, les voilà qui arrivent. Consciencieux. Professionnels. Le premier arrive. Je le reconnais puisqu’il vient pour au moins la cinquième fois pour cette fuite qui n’est toujours pas réparée. Il est suivi du second qui n’est pas le chef. On l’appellera le second. Ou le complice.
Le premier souffle en arrivant sur le palier, signifiant qu’il a déjà beaucoup travaillé et que les trois étages à pied, c’est épuisant. On peut bien accepter de vivre dans un troisième sans ascenseur, c’est une choix personnel. Mais de là à imposer ce calvaire aux gens qui viennent vous rendre visite et, qui plus est, viennent résoudre vos problèmes de plomberie avec derrière eux des années de savoir faire et de longues années de formation souvent sanctionnées par un diplôme… Comment ne pas être admiratif de ces héros qui bravent de telles difficultés pour la seule conscience professionnelle. Il va falloir que je demande à la copropriété de voter un petit ascenseur spécialement réservé aux plombiers et livreurs divers !
Bref. Le premier et son complice entrent, surpris par mon sourire. Le second n’avait encore jamais vu que j’avais cassé toute la partie basse de la baignoire. À l’aide de mon petit marteau et de mes bras maigres j’avais tenu à démolir la partie qui faisait obstacle à l’accès à la tuyauterie. En mauvais citoyen, j’avais camouflé les gravas dans des gros sac Franprix que j’avais écoulé dans la poubelle puisque la mairie refuse de compter les gravas parmi les encombrants. Hé bien, le complice, donc, ne prête aucune attention à mon ouvrage. Pire, il dit que décidément, ces vieilles installations ne sont pas accessibles.
Il est vrai que nous sommes bien peu respectueux de ce corps de métier avec nos baignoires dont on cache soigneusement la plomberie. Comme si on avait honte de voir des tuyaux ! La vie serait tellement plus simple si on mettait tout ça en valeur. Tuyaux visibles, jolies installations d’évacuation.
Alors, très consciencieux, le premier et son complice ont préparé plusieurs documents manuscrits à mon intention spéciale (ils bossent pas mal en amont, aussi. Comme les profs). L’un est une décharge de responsabilité en cas de nouveau problème découlant de la « réparation ». Sur ces vieux machins, vous réparez d’un côté, ça pète de l’autre ! Le deuxième document est un devis pour l’enlèvement de la baignoire, réparation de la fuite (écrou à revisser après avoir éventuellement changé le joint) et repose. Soit 495 euros (qui viennent s’ajouter aux 200 déjà versés pour la première réparation.
Le troisième document est la même chose mais avec une nouvelle baignoire. Pour à peine 100 euros de plus (588,48), il changent la baignoire et la vidange. Le seul problème, ils ne peuvent pas venir avant lundi. Et comme un problème ne vient jamais seul, je ne suis pas là lundi.
Je pense que je vais réparer moi-même. Si je ne l’ai pas fait, c’est que je ne voulais pas solliciter de trop mon genoux. A moins que j’attende encore (déjà 10 jours, pourquoi pas 20 ?) ! Au moins, j’aurai une baignoire neuve. Réflexion.
Par Bernard Blancan
-
Publié dans : blancan
7
Jeudi 12 avril 2007
4
12
/04
/Avr
/2007
08:52
Jeudi 12 avril 2007
Les comédiens font souvent le même cauchemar : devoir entrer en scène pour jouer une pièce dont on ne connaît pas le texte. L’angoisse. Hé bien je l’ai vécu hier avec PJ.
J’étais étonné de devoir tourner pour une scène de figu. Bien sûr, mon personnage de petite frappe ne s’était pas fait arrêter l’an dernier et je savais qu’il devait revenir. Mais là, il ne s’agissait toujours pas d’arrestation. Juste des flics en planque, des micros qu’on veut poser pour le coincer mais pas de face à face. On le voit de loin. J’avais dû lire le scénario assez rapidement la première fois. Dans le train Marseille/Paris, je l’ai relu pour bien vérifier qu’une séquence ne m’avait pas échappé, qu’une page n’est pas restée collée à sa voisine. Non, rien, si ce n’est cette séquence en début d’épisode.
Quand à 7h00, Marie est venue me chercher je lui ai demandé la feuille de service (emploi du temps de la journée). Et là, c’est le drame ! Il y a deux séquences inscrites pour mon personnage.
En même temps que l’adrénaline me noue le ventre et monte jusqu’à la tête, j’essaie de comprendre comment j’ai pû ne pas voir une séquence. Mauvaise version du scénario ? Mal lu ? Heu… excuse-moi, tu n’aurais pas le scénario, sur toi ? Non, pourquoi ? Pour rien, pour rien. Tu crois que tu as pris le chemin le plus rapide ? Magenta ? Non mais pardon, c’est toi qui sait.
Arrivé car loge, habillage et maquillage. Je trouve que ça n’en finit pas. Dans ma tête, je suis l’enfant qui n’a pas appris sa leçon à dix minutes de l’interro. Mais comment, j’ai pas vu cette séquence ? Qu’est-ce qu’on va penser de moi ? La honte. Surtout je ne dis rien. Si j’en parle au maquillage, tout le tournage sera au courant !
Après les trop longues minutes je sors du car loge et demande à Anne si elle a un « jour à jour » (l’ensemble des séquences du jour, avec les dialogues). Ça tombe bien, elle allait m’en donner un. Poufffff, la séquence de jeu est énorme. Deux pages et demie. Et mon personnage parle, le bougre ! Mais par quel mystère je ne l’ai pas vue dans le scénario ? Et là, j’ai enfin la réponse : elle n’est pas dans l’épisode que j’ai reçu. Je joue dans le 124 et le 126 et je n’ai reçu que le 124. Ouf. Me voilà au moins libéré de la culpabilité. C’est déjà énorme. On a oublié de me l'envoyer. On n'avait pas vu que j'étais aussi dans le 126. C'est pas grave! On va assurer.
Je préviens immédiatement et très largement que je n’ai jamais reçu l’épisode de la grosse séquence de jeu et que je dois donc apprendre le texte avant de tourner. Pas de souci. Désolés pour cet oubli. On est ennuyé pour moi.
En fait, je n’ai aucun mal à l’apprendre. C’est un bon exercice que pratiquent souvent les comédiens qui tournent sur de longues périodes. Personnellement, j’aime bien lire plusieurs fois le texte deux jours avant et l’apprendre la veille. Et c’est le minimum.
Finalement, tout se passe bien, dans la bonne humeur. La scène est même tenue et on prend plaisir à jouer.
C’est dingue comme l’angoisse déforme le réel. C’est quand même pas compliqué d’apprendre quelques répliques avant de jouer ! Ah, les acteurs et leur texte…
Allez, ce matin, le plombier. Demain, un casting.
Par Bernard Blancan
-
Publié dans : blancan
8
Mercredi 11 avril 2007
3
11
/04
/Avr
/2007
00:27
Mercredi 11 avril 2007
De retour de Martigues, je dépose vite un petit article. Tout à l’heure, on vient me chercher à 7h00 pour PJ (la série).
La main courante, c’est un polar. Je connais une partie de l’équipe (certains étaient sur Mystère). Le réalisateur a été champion de France de pétanque junior. Et visiblement, la bande du commissariat (dont je fais partie) s’entend comme si elle se connaissait de dix ans. Bref, j’en dirais davantage demain mais c’est bien parti, cette histoire !
Bon, et le téléfilm de Franck Guérin sur Arte, c'est vendredi prochain...
Par Bernard Blancan
-
Publié dans : blancan
5
Lundi 9 avril 2007
1
09
/04
/Avr
/2007
11:01
Lundi 9 avril 2007
Dans peu de temps, départ pour Martigues. Un peu de rangement. Deux trois papiers, déposer deux chèques, poste, imprimer la feuille de route.
Demain sera mon premier jour de tournage sur « La main courante ». Nouvelle équipe, nouveau personnage. Petite appréhension. Tendu comme mes phrases. Ça ira mieux demain soir.
J’ai failli ne pas pouvoir faire ce film car, en mai, il y avait un jour en commun avec « Mystère ». Jusqu’au dernier moment, la main courante pouvait me passer sous le nez. Le réalisateur de Mystère a été plus que sympa. Il m’a fait remplacer par une doublure. La phrase que j’avais à dire, je la dirai en post-synchro. Il ne voulait pas me faire rater un tournage pour trois plans. Même si ça peut paraître évident, ça ne l’est pas. Merci Didier !
Cloches pascales.
Par Bernard Blancan
-
Publié dans : blancan
3