Mardi 13 mars 2007
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Mardi 13 mars 2007
Tu tiens les baguettes comme ça, droites devant toi, sans les serrer, tu avances et en passant sur la canalisation, elles vont se croiser toutes seules. Je saisis les baguettes, procède comme il m’a été indiqué et, en effet elles se croisent aussitôt que je passe sur la canalisation. Extraordinaire. Voulant m’assurer que je n’ai pas rêvé ou triché involontairement, je renouvelle immédiatement l’expérience. Le résultat est identique.
L’homme qui s’adresse à moi est mon père géniteur que j’ai rencontré l’an dernier. C’est la deuxième fois qu’on se voit. Comme il s’est découvert des talents de sourcier et que ses fils ont le même don, je dois l’avoir aussi. C’est le cas. Mieux qu’un test ADN !
Nous nous séparons. Je m’installe plus tard à la terrasse d’un café palois et appelle un copain pour lui raconter l’anecdote. À peine raccroché, un monsieur s’approche de moi. Bonjour, je ne veux pas vous importuner mais juste vous dire que vous êtes un acteur formidable. Juste, je vous imaginais plus grand.
Les acteurs ont souvent une soif insatiable de reconnaissance…
De retour chez mes parents, mon père (adoptif) est au salon. Il est atteint depuis plusieurs années d’une maladie du cerveau proche d’Alzheimer. Tu me reconnais ? Lui qui fut le premier à me reconnaître et qui m’a donné son nom ne me reconnaît plus.
Par Bernard Blancan
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Lundi 12 mars 2007
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Lundi 12 mars 2007
Petit séjour familial dans les Pyrénées. Il ne faudra pas vous étonner si les mises à jour ne sont pas quotidiennes jusqu’à jeudi. Quoi que…
En fin de semaine dernière, j’ai eu un coup de fil d’un réalisateur pour un rôle dans « femmes de loi ». Pas possible car je serai normalement sur un film. D’ici fin juin, on essaie déjà de tout faire rentrer. Pas de tournage à signaler pour la deuxième moitié de l’année mais on sait bien que les projets tombent au dernier moment. De toute façon, je ne suis plus dans la crainte de ne pas avoir de travail.
Pour Enfin disponible, on a déjà plusieurs achats dont une série de représentations près de Bordeaux. Une d’entre elles sera consacrée à une cinquantaine de diffuseurs nationaux. Bref, mes angoisses vont plutôt être relatives au trop plein. Drôle de boulot.
Encore imprégné de l’atmosphère de Mystère. Les dernières séquences tournées, dans ce décor (l’abbaye), avec ces personnages très attachants, une lumière peu réaliste, m’évoquent un univers proche de celui du conte. Le Magicien d’Oz, par exemple. J’adore. Bientôt la suite (étalée entre la semaine prochaine et le mois de mai).
Deux mots sur la blessure. J’ai retrouvé toute mon autonomie et ce qu’il reste de douleur n’est que de l’ordre du léger rappel. Je n’ai plus peur pour la séquence de bagarre d’avril.
Par Bernard Blancan
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Samedi 10 mars 2007
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Par Bernard Blancan
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Jeudi 8 mars 2007
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Par Bernard Blancan
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Jeudi 8 mars 2007
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Jeudi 8 mars 2007
Encore une séquence rigolote à tourner. Mais je ne suis pas content de moi. Ça arrive. Pas la catastrophe. Pas content, c’est tout. Aurait pu mieux faire. Bon. J’ai fait de mon mieux. Et puis voilà.
Aujourd’hui, grosse journée en perspective. Mais moins que demain.
Par Bernard Blancan
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Mercredi 7 mars 2007
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Mercredi 7 mars 2007
Tourné une séquence drôle à faire. Un extraterrestre parle en moi pendant mon sommeil ! Le seul inconvénient c’est de jouer en polo (l’histoire se passe en été) un soir venté de début mars. Mais ça va. Ça ne dure que le temps d’une prise. La doudoune a tôt fait de sauter sur les épaules.
Désolé pour les photos provençales. En voici deux d’hier. De nuit…
Par Bernard Blancan
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Mardi 6 mars 2007
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On voudrait trop résumer 2002 à la surprise de Le Pen. Mais 2002, c’est aussi la désertion de Jospin (j’avais voté PS au premier tour pour la première fois) et le hold-up de Chirac qui fait comme s’il n’avait pas été élu aussi par l’électorat de gauche. Il nous a imposé la pire politique de droite que nous ayons connue (Raffarin). Quelle escroquerie ! Quel déni de démocratie ! Il est là le vrai traumatisme.
Quelle a été la réaction de la gauche ? De la presse ? Rien. L’épouvantail Le Pen a tout balayé. Idéaux. Opposition. Pendant ce temps, la droite a déployé les mesures les plus injustes dans le silence général.
Le non à l’Europe était pour ma part la réaction viscérale de quelqu’un abusé par une démocratie qui ne le représente plus. L’Europe, elle se fera, elle se fait mais, à ce moment là, je ne me sens plus représenté par ceux qui demandent ma voix. Tout bêtement. Les analyses de la presse de l’époque sont totalement à côté de la plaque. Le PS appelle à voter oui comme si de rien n’était.
Je vous assure qu’on se sent seul dans ces circonstances ! On a envie de lâcher les journaux, de casser radio et télé tant on a l’impression de ne pas vivre dans le même monde que celui de ceux qui ont le pouvoir.
Depuis 2002, mes ennemis sont Chirac le salaud, Sarkosi le dangereux ambitieux mais aussi Jospin qui n’a pas eu l’humilité de reconnaître son erreur lors de l’université d’été du PS 2006. Et la presse dans son ensemble. Les média complices ou aveugles (ce n’est pas une formule toute faite).
Ajoutons à cela l’impression que les priorités nationales ne sont plus dictées par nos élus mais par l’audimat des grandes chaînes. On a vu la revalorisation des pensions après Indigènes (je suis bien placé pour en parler) et les Enfants de Don Quichotte. Ainsi, Sarkosi construit sa campagne sur une surmédiatisation.
Que font les militants PS ? Ils lui emboîtent le pas en désignant sans conviction visible la candidate qui a le plus de chances de l’emporter, non pas sur des valeurs idéologiques mais sur une question de look. Elle est jolie et rassurante dans ses tailleurs bourgeois. Elle devrait gagner des parts de marché… Le concours de démagogie est lancé !
C’est quoi cette démocratie ? Qui nous représente, nous, les trahis, les jouets de Chirac, des journalistes et autres esclaves de l’audimat ? La gauche anti-libérale qui n'a pas été foutue de se fédérer ? Les verts en guerre civile ? Aujourd’hui, personne ! Et pourtant, il faudra voter. Hé hé hé…
Il me semble que ce point de vue (qui n'est sans doute pas que le mien) peut concourir à éclairer le nombre impressionnant d'indécis (et même le phénomène Bayrou) : 2002, Chirac, les médias, le sentiment de n'être plus représenté à gauche.
Par Bernard Blancan
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Lundi 5 mars 2007
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Lundi 5 mars 2007
Reprise de Mystère. Une séquence plaisante sous le soleil et le vent. Le soir, l’équipe mise en scène a eu la bonne idée de faire son pot. Soirée qui traîne un peu et qui finit par de l’eau de vie de prune et quelques danses. Demain, je ne commence qu’à 16h00 pour finir à 22 (les mixtes recommencent).
Pas de photos. J’avais oublié l’appareil à l’hôtel.
Par Bernard Blancan
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Dimanche 4 mars 2007
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Dimanche 4 mars 2007
Dans le train du retour. Ou du départ. Tout dépend d’où l’on parle. En l’occurrence, ça ressemble à un retour de week-end. Sauf que c’était chez moi. Le week-end.
Les séquences de semaines se tournent dans une abbaye. Peu de personnages. Pas de figuration. L’équipe se resserre. Il y aura davantage de jeu pour ceux qui sont là ! Tant mieux.
Ici, j'avais fait quelques lignes sur le cynisme politique. Trop personnel, pas trop honnête... j'ai viré!
Par Bernard Blancan
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Samedi 3 mars 2007
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Samedi 3 mars 2007
Hier soir, dîner chez des copains pour l’organisation de vacances au mois d’août dans les Pouille. Après cogitation, j’ai décidé de ne pas les accompagner. Non pas que je m'ennuie avec eux ou que je n’aime pas la région mais comme je vais passer encore quelques mois en collectivité (tournages), j’ai plutôt envie de vacances hors groupe. Juste avec les enfants, seul ou en couple.
Quand j’ai la chance de passer du temps sur un tournage, c’est déjà des vacances (pour partie...). Hôtel, restaus, décors naturels magnifiques (tiens, je prends mon appareil photo cette semaine pour vous faire partager un peu), des gens sympathiques… Mystère, par exemple!
C’est pour ma part une nouvelle aventure humaine forte. On débarque avec des peurs, des a priori et on découvre des personnalités (réalisateur, figurants, comédiens, techniciens…), on a le plaisir d’assister en même temps que les autres à la naissance de son propre personnage, on apprend de nouvelles choses sur la mise en scène, le cinéma, on se sent faire partie d’un projet collectif en train de se construire. Prendre du plaisir à faire, apprendre en regardant, découvrir des lieux, des gens, nourrir son inspiration, connaître sa chance, c’est tellement fort et énergisant !
Quant à mon « bobo », j’ai réellement été inquiet. Quand on connaît le prix d’une journée de tournage, on (je, en tout cas) se sent merdeux d’être responsable d’un accident (même si on en est la victime). Il me reste encore une scène de bagarre et tant que je ne serai pas remis, je vais flipper. Si elle avait dû se tourner lundi, j’en aurais été tout simplement incapable. C’est un con de muscle bien planqué, très sollicité et pour l’heure très douloureux.
Par Bernard Blancan
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