Lundi 4 juin 2007 1 04 /06 /Juin /2007 11:59
Lundi 4 juin 2007
Le gag de la Préfecture : il manquait une pièce ! Si, si.

Pour la chanson nulle, j’y ai retravaillé et elle finit par ressembler à quelque chose. Toute chanson est potentiellement nulle. Je crois que j’adore travailler sur une matière a priori médiocre pour la transformer en quelque chose de mieux, voire de bien. Je n’y suis pas encore, avec celle-là, mais je n’ai pas dit mon dernier mot.

Allez, je vais manger, sinon je vais rater mon train !
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Dimanche 3 juin 2007 7 03 /06 /Juin /2007 19:44
Dimanche 3 juin 2007
J’étais à la sortie de la projection de « Tel père, telle fille ». J’ai eu la plaisir d’y voir mon agent (un dimanche !), quelques copains réalisateurs et… Serge Barande et sa fille Lucie. Déjeuner en terrasse avec Salomé (incrust dans son groupe familial).

Le matin, je m’étais livré à de basses tâches ménagères qui me réconcilient avec mon appartement. Les pompiers pourront passer en mon absence ! Je pars demain pour Lyon.

J’ai renoncé à deux projets de soirées pour régler une histoire d’assurance (dégât des eaux relaté) et apprendre mon texte de Marat.

Avant de partir, demain matin, à la première heure, Poste et Préfecture pour carte grise. La vie normale qu’on a vite fait d’oublier sur les plateaux de tournage.

L’orage a menacé mais il est passé à côté, ne lâchant que quelques résidus de gouttelettes.

Bon, la chanson que j’ai faite l’autre jour est nulle. Je m’y remettrai fin juin.
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Samedi 2 juin 2007 6 02 /06 /Juin /2007 09:53
Samedi 2 juin 2007
Le soleil est là.

Le dernier jour de la Main Courante a été rigolard, sympathoche et décontracté. Enfin…, le dernier jour pour la partie parisienne. Il reste 4 jours à faire dans le sud la semaine prochaine mais la plupart des acteurs ne sont pas concernés (attaque de fourgon).

Avec la fin de Mystère et de la Main Courante, c’est une part de pression qui s’envole. Souvenez-vous de la peur des bobos, de ce mal au genou qui a traîné, de cette angoisse de mettre à mal le bon déroulement du film. Aujourd’hui, je souffle. Expiration. Inspiration.

Bon mais ce n’est pas le moment de tout relâcher ! Dès lundi, je pars à Lyon pour le tournage de Charlotte Corday. Et la semaine d’après, c’est la fin de Léger Tremblement de Paysage de Philippe Fernandez. Les vacances, ça sera le 16 juin !

Néanmoins, rien à voir avec les deux films précédents. D’abord, la durée : 4 jours sur l’un et 3 jours sur l’autre. Temps condensé. On n’est plus dans le marathon.

Pour Marat, la concentration va se porter sur un texte très écrit. La démarche est plus théâtrale.
Pour le film de Philippe Fernandez, on va se retrouver en famille. Des années qu’on bosse ensemble avec plaisir. Et puis le film est presque terminé. Les questions sur le personnage ont été posées depuis longtemps.

Voilà donc un week-end presque décontracté. Juste du rangement à faire dans cet appart quelque peu délaissé par les tâches ménagères, quelques démarches administratives passées au second plan avec l’échéance des impôts, l’apprentissage du texte de Marat.

Et n’oublions pas que dimanche, à 12h, au Cinéma des Cinéastes (Mo Place Clichy), je serai à la projection de « Tel père, telle fille » de Sylvie Ballyot, avec Salomé Stévenin. Je rappelle que ce film sera projeté avec trois autres courts-métrages de La Quinzaine des Réalisateurs.

Bon week-end !
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Vendredi 1 juin 2007 5 01 /06 /Juin /2007 11:13
Vendredi 1er juin 2007
Depuis le palier, on entend un chahut monstre dans l’appartement. Toc toc. Pas de sonnette. « Qui c’est qui frappe ? ». Le chahut continue et se déplace vers la porte-face du palier. Tiens, ils ont fait un appart avec deux, ces salauds de riches ! Je sonne donc à cette porte qui semble être devenue celle qui permet l’accès à l’appartement redistribué. Elle s’ouvre sur deux enfants et un père, la quarantaine, manteau en cuir, qui s’apprête à les accompagner à l’école. Le plus jeune enfant referme illico la porte. Je dois vraiment avoir une sale gueule. Le père ré ouvre la porte. Oui ? Je suis le voisin du dessous et ma chambre est sous celle des enfants, en tout cas sous la pièce dans laquelle ils hurlent et lancent des objets lourds au sol et bla bla bli et bla bla bla… Et oui, les enfants, on vous l’a déjà dit, se contente de dire le père peu convainquant. Je m’adresse donc directement aux enfants, leur parle de respect, de travail en décalage, de juste le matin… Avec un succès très relatif.

Couché à 5 heures. Tant pis, je prends le petit dèj histoire me changer les idées (assassines pour l’heure). 9 heures, dodo car à 10 heures et demie, le réveil m’arrachera du sommeil. J’ai rendez-vous à midi à l’autre bout de Paris, chez le fameux médecins des assurances, pour le Charlotte Corday.

A 15h30, on vient me chercher pour mon dernier jour de La Main Courante. On finira à 2 heures du mat, normalement.
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Jeudi 31 mai 2007 4 31 /05 /Mai /2007 17:46
Jeudi 31 mai 2007
Excusez mon absence mais je me suis fait absorber par les impôts, les congés spectacle et surtout… j’ai mal au bout des doigts à force de jouer de la guitare. Une nouvelle chanson est en route !

Là, je pars tourner jusqu’à 3 heures du mat !
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 08:19
Mercredi 30 mai 2007 Hie soir, à la place d’un article, j’avais choisi de coller une vidéo. Des images à la place des mots. Manque de pot, ça a marché un moment (commentaire de Chevalier Bayard) et puis Poufff, ce matin, ça ne marche plus.

Bon, hé bien je vais raconter !
Initialement, je devais tourner les deux premières séquences. Et puis en arrivant, j’apprenais que l’ordre de tournage avait été changé. J’étais de la première et de la troisième. Enfin, le premier assistant venait me demander si j’acceptais de décaler encore ma dernière séquence car ça arrangeait la technique. Et ça s’est transformé en première et dernière séquence, la configuration la moins sympa. Comme quand tu es collégien et que tu as cours de 8 à 9 puis de 16 à 17 sans pouvoir quitter le bahut. J’ai eu tort de ne pas prendre un bouquin. On a toujours tort de ne pas prendre un bouquin. Entre midi et six heures, j’ai glandé. Attendu. Sans rien faire.

Heureusement, il faisait beau. L’attente s’est faite à l’extérieur de la boîte de nuit pharaonique dans laquelle on tournait. Plein de figurants. L’occasion de discuter avec les uns et les autres. Certains travaillaient dans la boîte, d’autres étaient comédiens en manque de cachets, d’autres, encore, vivant dans la petite ville, venaient connaître une expérience de tournage en utilisant une RTT. L’un d’entre eux n’avait pas hésité à se faire accompagner par sa guitare. Petit air de vacances. Occasion aussi de papoter avec des membres de l’équipe qu’on se contente pour la plupart du temps de croiser. Rien de désagréable finalement dans cette journée consacrée pour une bonne partie à l’attente.

Aujourd’hui, repos avant les deux derniers jours de la Main Courante. Si je suis sage, je fais les impôts. En même temps, il fait beau…

Heu... finalement, on dirait que ça remarche!
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /Mai /2007 23:14
Quelques images tournées au portable aujourd'hui, entre deux plans...

Blaccofi
envoyé par lartigue2
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Lundi 28 mai 2007 1 28 /05 /Mai /2007 19:18
Lundi 28 mai 2007
Il était un peu tôt ce matin pour partir en tournage. Mais la journée a été courte. C’était une scène dans laquelle j’enfonçais une porte de toilettes pour y découvrir le cadavre d’un jeune mort par overdose. Que de violence, dans le cinéma ! Vivement que je me fasse assassiner dans la baignoire…

J’avais terminé à 13 heures. Un peu de temps de vie normale, sans groupe, ça repose !
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /Mai /2007 16:59
Dimanche 27 mai 2007 (article complété)
Arrivée cannoise brumeuse après une courte nuit. Levé à 5h00 ! Ma chambre n’est pas prête. Il me faudra donc arpenter les rues cannoises désormais familières et trouver le temps d’un petit café en terrasse hors Croisette.

On ne s’est pas moqué de moi ! Je ne sais pas comment se sont débrouillé les producteurs de Résistance aux tremblements mais ma chambre du Grand Hôtel, avec vue sur la mer (photo prise de la chambre), au troisième étage est très class. Un si grand lit pour moi seul. Quel gâchis !

Très peu de temps sur la terrasse du Noga. Assez pour partager quelques mots avec mes invitants, et quelques personnalités de France Télévision. J’enchaîne aussitôt avec la projection de « Tel père, telle fille » dans le cadre de la Quinzaine.

Comme je le pressentais, la projection se passe très bien et je puis affirmer que ma plus belle prestation d’acteur m’est offerte par Sylvie Ballyot, la réalisatrice de ce court-métrage. Vite, le DVD, que je le montre à mon agent ! Un vrai rôle complexe, en finesse, proche de ce que je suis. Le jour on me fera travailler dans cette palette dans un long métrage, je vais me régaler ! Patience…

Dans l’après-midi, j’enchaîne avec les deux équipes des pots pour les Régions qui ont aidé les courts-métrages puis à Unifrance. C’est ainsi que j’arrive en retard au stand Région PACA, présentant à l’assemblée une bouteille de Pineau offerte par une autre région, pour un autre court-métrage. Rires. A cette occasion, je croise Elisabeth, une de nos commentatrice de Vezoul croisée lors de la tournée Indigènes. J’aime la douceur de cette journée dans l’univers de la Quinzaine et le petit monde du court-métrage.

Le soir, repas avec l’équipe de Tel père telle fille. La soirée se prolonge tard dans la nuit dans les fêtes de la Quinzaine et du film de Catherine Breillat, en grande complicité avec Benoît et Salomé. Ces fêtes ne sont jamais passionnantes, néanmoins. Beaucoup de bruit, des gens par grappes, un comédien qui gifle un producteur, une petite star esseulée que l’on croise de fête en fête, la tête en périscope. Le temps passe. La fatigue rougit les yeux et alourdit le pas. La nuit sera courte.

C’est à 10h00 que j’ai rendez-vous, le samedi matin, pour organiser le départ de la projection de 11h00 du programme des courts-métrages en compétition. Je vois pour la première fois en projection le film d’Olivier Hems. Très beau court-métrage avec la magnifique Esther Gorintin (98 ans !). De ma prestation, on ne retiendra qu’un chorégraphie de flamenco (même pas honte). 11 courts, c’est long ! D’autant qu’ils sont d’une noirceur incroyable. Les réalisateur confondent souvent profondeur et gravité. J’en ressort déprimé.

Je le suis encore davantage quand j’apprends que Rachid et Jamel sont là depuis deux jours et que personne ne m’a fait signe. J’appelle Rachid : deux fois, il répond même pas ! Ingrats ! Je quitte l’équipe de Résistance et me mets en quête d’une terrasse tranquille pour me faire un niçoise (salade) et ruminer seul le choc de Cannes qui nous avait vus nous envoler en groupe l’an dernier, mitraillés par les photographes. Les autres sont à côté et je ne les croiserai même pas. Tu parles d’une Croisette! J’irai même jusqu’au Martinez où l’on m’a dit les avoir vus déjeuner une heure avant. Pfff. Quel monde, le cinéma !

18h00, organisation de la montée des marches avec le film de Kusturika. Et c’est reparti pour le tapis rouge et le nœud pap (finalement). L’an dernier, j’étais au bras d’un ancien combattant. Cette année, je soutien Esther Gorintin qui, à 98 ans connaît un bonheur plus que mérité. Émouvante montée. Ça me vaut une photo dans Nice-Matin dans laquelle je ne suis pas nommé. Déjà oublié ! Un anonyme. Un infirmier. Un parent. Heureusement que j’ai plus vingt ans…

J’ai assisté à une standing ovation pour le film de Kusturika. Pour ma part, je n’ai pas aimé. Il y a tous les ingrédients de ce qu’on aime chez lui mais le scénario est très nonchalant, la poésie des fanfares tziganes et des mariées qui courent dans les prés s’épuise un peu beaucoup. Pas mal de gens étaient d’accord avec moi mais nous étions tous debout à applaudir comme des idiots parce que c’était Kusturika. Comme quoi, les standings ovations…

La soirée se poursuit dans une villa, sur les hauteurs de Cannes. Moment très paisible et agréable. On bavarde, rencontre, s’échange des adresses et des téléphones, promesses de se revoir, dossiers à envoyer. Cannes 2008 se prépare…

Ce matin, dans le hall de l’hôtel, des Italiens laissent de gros paquets plein d’achats impulsifs : ils ne rentrent pas dans la Ferrari. Madame rappellera dans la semaine pour dire à quelle adresse il faudra les envoyer.

Petit complément d’article.
Je ne connais rien en numérologie mais, comme tout le monde, j’ai mes petites superstitions. Ce qui ont vu le spectacle savent de quoi je parle (bip). Étant né le 9/9, j’aime bien être marqué par les multiples de 3. Et de fait, le hasard me permet de me rassurer régulièrement. Comme je n’ai pas de chiffre ou nombre porte-malheur, quand j’ai faux, c’est pas grave. Je m’arrange à trouver un lien quelconque. Par exemple, un double chiffre me plaît (9/9, BB…).

Concrètement, j’avais le vol 7700 et la place 6F : double double chiffre pour le numéro de vol, rangée 6 (multiple de 3) F (6ème lettre de l’alphabet). Le vol retour : 7703 (double chiffre et 3) place 6A (multiple de 3 et A symétrique de F, jouant le rôle de double (je vous disais qu’on s’en sort toujours avec les chiffres !)). Quant à ma chambre d’hôtel, c’était la 333. Dans ces conditions, je ne pouvais pas m’inquiéter de quoi que ce soit.

De la même façon, j’habite à des numéros de rue qui répondent à ces règles (sauf rares exceptions car ce n’est heureusement pas un critère de choix). Ainsi, j’habite dans le 18ème au 63 (9/9). Juste avant, j’habitais au 36. Ah, le 36 Flandre ! J’ai l’impression que cette adresse porte bonheur. J’y habitais quand j’ai eu la palme, dans l’appart d’en face habite la sœur du scénariste d’Indigènes (César 2007 qui lui-même habite au-dessus du bureau du producteur de mon court-métrage) et ce soir, c’est un autre voisin du 36 qui recevait une palme en tant que co-réalisateur de Persépolis (prix spécial du jury 2007).

Je sais qu’un des apparts du 36 est à vendre. N’hésitez pas à me contacter !

Bon mais tout ça n’est pas sérieux dans ma tête. S’il y a des numérologues, amusez-vous à commenter !

On est en droit de trouver le compte-rendu amer ou désabusé. Il est juste né d'une plume un brin déçue par endroits, heureuse en d'autres et fatiguée surtout.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /Mai /2007 10:27
Dimanche 27 mai 2007
Compte-rendu festivalier ce soir.
A tout' !
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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