Dimanche 7 février 2010
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Dimanche 7 février 2010
Je ne vous passe pas le palmarès complet (qui est très long) mais vous transmets celui du jury national dont je
faisais partie.
Le grand prix est allé à « Donde està Kim Bassinger » d’Édouard Deluc (également prix
Canal+)
Le prix spécial du Jury à « Annie de Francia » de Christophe Le Masne
Le prix Acsé à « Dounouia » d’Olivier Broudeur et Antony Guéré
Une mention à « C’est gratuit pour les filles » de Marie Amachoukeli et Claire
Burger
Prix de la meilleure musique à « Je criais contre la vie. Ou pour elle » de Vergine
Keaton
Et enfin le prix Audi à Logorama du collectif H5.
Chaque prix était doté. Le moins doté était celui d’Audi (1.000 euros).
En pleine cérémonie, la bonne blague du Monsieur Audi a été d’annoncer au public que la dotation passait de 1.000
à 10.000 euros !
Une dotation largement supérieure à celle du grand prix…
Il est évident que si nous avions eu en main cette donnée, nous n’aurions pas donné ce prix à Logorama mais à un
film dont le jeune réalisateur avait fait preuve de talent, d’originalité et pour qui cette somme aurait signifié quelque chose. Sans doute Dounouia aurait-il eu les faveurs du jury ou encore un
film parmi notre première sélection. Bref, on avait une règle du jeu avec laquelle on a fait le palmarès et on nous annonce, comme ça, sans prévenir, que la règle a changé. Dommage.
Pour être tout à fait complet, je dois préciser que je ne souhaitais pas, pour ma part, que Logorama (film
d’animation qui met en scène des logos publicitaires, très malin et bien foutu) obtienne le prix Audi. On ne peut que se féliciter qu'un partenaire privé s'investisse dans les domaines culturels.
En l'attribuant à Logorama, ça faisait trop prix clin d’œil. Mais la décision étant collective, je l’ai assumée.
Dès lors que la règle a changé aussi brutalement, à grand coup de zéros "généreux" sur un chèque, je me sens
doublement lésé (dix fois plus, même, en l’occurrence).