Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 19:11

Lundi 8 février 2010

J’ai eu droit à une visite médicale à la médecine du travail. J’ai commencé par une heure d’attente puis le médecin, après une auscultation éclair, s’est mis à me raconter ses dernières sorties au théâtre. Ce n’était pas réellement une conversation car je n’avais qu’à l’écouter. Cela nous a pris un bon petit quart d’heure. Je n’arrêtais pas de jeter des regards désespérés sur la carte d’aptitude tamponnée qu'il tenait entre ses mains. Il ne la lâcha que lorsque son histoire fût terminée.

J’ai passé tout à l’heure un de mes plus beaux castings. D’abord, Stéphane me raconte le film. Il enchaîne ensuite en me proposant de me filmer sans que je ne dise rien. Je devais juste penser à quelque chose puis lui raconter ensuite de quoi il s’agissait.

Ont suivi ensuite deux scènes jouées texte en main. Bref, une séries d’exercices très agréables à faire. Jubilatoires, presque.

Demain, les choses sont moins professionnelles mais devraient donner lieu à un long article kafkaïen. Le scooter que l’on m’a repris quand j'en ai acheté un autre s’avère gagé pour une amende de 2007. Je vais donc commencer par aller à la Préfecture, puis à la Trésorerie, puis… perdre ma journée.

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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 18:22

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Dimanche 7 février 2010

Je ne vous passe pas le palmarès complet (qui est très long) mais vous transmets celui du jury national dont je faisais partie.

Le grand prix est allé à « Donde està Kim Bassinger » d’Édouard Deluc (également prix Canal+)

Le prix spécial du Jury à « Annie de Francia » de Christophe Le Masne

Le prix Acsé à « Dounouia » d’Olivier Broudeur et Antony Guéré

Une mention à « C’est gratuit pour les filles » de Marie Amachoukeli et Claire Burger

Prix de la meilleure musique à « Je criais contre la vie. Ou pour elle » de Vergine Keaton

Et enfin le prix Audi à Logorama du collectif H5.

Chaque prix était doté. Le moins doté était celui d’Audi (1.000 euros).

En pleine cérémonie, la bonne blague du Monsieur Audi a été d’annoncer au public que la dotation passait de 1.000 à 10.000 euros !

Une dotation largement supérieure à celle du grand prix…


Il est évident que si nous avions eu en main cette donnée, nous n’aurions pas donné ce prix à Logorama mais à un film dont le jeune réalisateur avait fait preuve de talent, d’originalité et pour qui cette somme aurait signifié quelque chose. Sans doute Dounouia aurait-il eu les faveurs du jury ou encore un film parmi notre première sélection. Bref, on avait une règle du jeu avec laquelle on a fait le palmarès et on nous annonce, comme ça, sans prévenir, que la règle a changé. Dommage.

Pour être tout à fait complet, je dois préciser que je ne souhaitais pas, pour ma part, que Logorama (film d’animation qui met en scène des logos publicitaires, très malin et bien foutu) obtienne le prix Audi. On ne peut que se féliciter qu'un partenaire privé s'investisse dans les domaines culturels. En l'attribuant à Logorama, ça faisait trop prix clin d’œil. Mais la décision étant collective, je l’ai assumée.

Dès lors que la règle a changé aussi brutalement, à grand coup de zéros "généreux" sur un chèque, je me sens doublement lésé (dix fois plus, même, en l’occurrence).

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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 15:01

Vendredi 5 février 2010

Avec France 3 Auvergne ça se passe en toute amitié. J’ai eu droit à un nouveau sujet hier.

Comme ailleurs, la soirée festivalière qui compte, c’est la soirée Canal. Le lieu où il faut être. Course au carton. Au programme, buffet chaud et Wampas. Beaucoup de bruit, un mur de goinfres devant le buffet, les producteurs qui draguent les financeurs… j’ai même vu une comédienne qui n’était dans aucun court-métrage et qui venait se montrer au cas où.

À ce jeu de papillonnage, je me lasse très vite. J’ai pris le premier bus retour. Je ne voulais pas arriver trop minable pour une rencontre organisée avec des lycéens ce midi.

Je ne sais pas ce qu’ils vont retenir mais je n’ai pas fait d’école et je leur conseille d’en faire. Je leur dit qu’un palmarès n’a aucun sens. Il dépend du jury, de l’humeur du jour, de la place du film dans le programme. Je leur dit qu’il est important d’argumenter pour descendre un film mais qu’un bon film se passe de tout argument. Bref, un florilège de paradoxes contre les certitudes. La seule chose que je leur conseille vraiment à plusieurs reprises : faites (et vous serez).

Tout à l’heure, dîner de la SACD, je crois et, juste avant, un direct pour une télé locale. Je croyais avoir un peu de temps pour écrire mais il n’est est rien. Mais tout est prêt. Je n’aurai plus qu’à m’y mettre.

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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 17:53

Mercredi 3 février 2010

Nous nous sommes installés dans un salon de thé très cosy, en centre ville. Table basse, fauteuils, sièges confortables. On peut commencer la délibération. On déplace le bouquet de tulipes pour laisser place à nos gros programmes. Les stylos ont été dégainés et chacun est prêt à argumenter ses choix. On peut déplacer ces magasines sur la table voisine ? Vous auriez pu me prévenir que vous vouliez tout déménager, tout de même. Je ne suis pas employée, vous savez, vous êtres chez moi ! La grande dame aux cheveux blancs ne compte pas laisser son espace et ses habitudes se faire malmener. Ok, on va pas rester là. Elle peut garder sa boutique pour elle seule, la mamie !

Nous trouvons refuge dans un autre salon de thé beaucoup plus accueillant où nous bénéficions d’une petite salle à l’écart. Les choses sérieuses peuvent commencer avec un excellent choix de thé pour lequel nous n’aurons pas à délibérer.

Nous formons un jury assez homogène et dont les goûts sont assez proches : Rébecca Dautremer, illustratrice, Christophe Héral, compositeur Laïla Marrackchi, réalisatrice et ma pomme, sourcier.

Premier tour de table : 16 films sortent du lot. Nous avons 5 prix. Nous nous accordons assez rapidement sur celui de la musique. Le Grand prix arrive assez facilement à emporter l’adhésion du groupe. Les choses se corsent pour la suite. Petit à petit, les films passent dans le tas des rejets. Et puis il n’en reste plus que 5. Pourquoi celui-ci, il va encore nous bassiner à faire des films prétentieux ? Celui-là, il a déjà reçu des prix. Celui-là, il est trop télé. Et, comme on est assez d’accord sur les films, on pourrait peut-être se mettre dans la peau de gens plus radicaux, pour satisfaire une certaine frange de la profession, non ? Je sors mon pendule mais je ne m’en servirai évidemment pas. Et si nous jugions les films tels qu’ils sont, sans nous occuper de considérations extérieures ? Ok !

Nous sommes parvenus à un palmarès dont nous n’aurons pas à rougir. Je ferai des remarques plus personnelles la semaine prochaine… Si j’en ai l’occasion, je féliciterai les 1400 films qui ont tenté leur chance et les 56 sélectionnés.

Demain, je fais une nouvelle interview pour France 3. Et ce soir, c’est le repas officiel. Je vais essayer de trouver du temps pour écrire un peu, quand même.

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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 11:43

Lundi 1er février 2010

Comme je le disais, je ne peux rien dire des films que je vois. Mais comment taire mon admiration pour ce merveilleux « le moine et le crapaud »… mais chuuuut !

En fait, on est un peu à la mine jusqu’à demain soir, enchaînant chaque jour 3 programmes de la sélection française avec juste le temps de se restaurer et de répondre à trois interviews.

L’avantage par rapport à d’autres situations vécues ayant un rapport avec celle-ci (voir jury cinéma/sciences), c’est le groupe de quatre jurés que nous formons est assez homogène. Nous n’avons peu d’avis divergents, si ce n’est dans des nuances qui ne remettent pas les choix en cause. Il me semble que nous ne devrions pas avoir trop de mal à nous décider.

Ce matin, le soleil trône dans un ciel sans nuage. J’avais envisager de retoucher mon texte clémentin mais ne vais pas résister à l’appel du bitume. Des journées assis, ça ne me vaut rien.

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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 17:43

Samedi 30 janvier 2010

Le direct connaît des lois très strictes qui imposent concision et efficacité. N’avancer qu’une idée simple à la fois, semblant éventuellement originale.

Hier soir, ma première intervention était relative à ma présence au festival. Tout va bien. Petit sujet, puis seconde intervention. Et là, tout s’effondre. La journaliste me demande si c’est agréable d’être jury. Et moi, au lieu de dire « oui, bien sûr », je veux faire le malin et je dis non. Pas pour être contradictoire mais pour faire une blague à l’américaine. Je commence par dire non (la réponse pas attendue) puis je développe une argumentation qui finit par oui, bien sûr.

La journaliste avait eu l’information à l’oreillette qu’elle avait du temps. Mais, à peine je commence ma réponse emberlificotée, je la sens se tendre, puis elle me coupe et rend l’antenne. Je suis surpris. Elle m’explique que, dès le début de mon intervention, elle a entendu dans son oreillette « Oh la la, 15 secondes ! ».

La leçon :

- être humble

- éviter de faire le malin quand tu n'as pas l'étiquette "je fais le malin". Car ça déstabilise la ménagère.

 

Plus tard, dans la soirée, je me suis retrouvé dans une situation assez curieuse. J’étais en train de fumer à l’entrée de l’électrik Palace, le chapiteau très fréquenté, derrière la Maison de la Culture. Un jeune homme me regarde avec insistance. Comme je semble lui demander ce qu’il me veut, il me dit que je ressemble à un acteur. Ben, je suis acteur. Non, non, vous ressemblez à un acteur qui a les cheveux plus courts que vous, qui joue souvent les flics. Secondes de désarroi. Quand il évoque le fameux acteur, ses yeux donnent naissance à un personnage extraordinaire et me renvoient à ma condition ordinaire. Après tout, je peux bien connaître ça de temps en temps. Je suis le mec ordinaire et, parfois, le regard de personnes que je croise s’illumine du souvenir de quelques rôles et d’une sorte de respect voire d’admiration. Je ne tire aucune vanité de cela mais j’en connais bien le principe. Le mec que tu as vu dans le monde imaginaire de l’écran se trouve devant toi.

Mais hier soir, pendant quelques secondes, ce jeune homme me divisait en deux. J’étais l’être de chair devant lui et, l’acteur que je suis était un autre, qui ne pouvait pas être là, devant lui. Je me retrouvais dans la situation de celui qui doit prouver qu’il est bien l’acteur dont il parle.

Heureusement, un copain à lui est venu à mon secours.

J’ai vu ma première séance de courts-métrages, sélection française. Des univers très différents et beaucoup de tenue. Ils pourraient faire l’effort de nous mettre deux ou trois films nuls, quand même !

Je suis toujours épaté par la fréquentation incroyable de ce festival. Les salles sont pleines de gens tranquillement passionnés qui n’aiment pas le cinéma pour y reconnaître des stars. Juste pour le cinéma.

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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 10:22

Vendredi 29 janvier 2010

Coup de fil de ma productrice, hier. Les retours du dossier. Ben, il y a tout, sauf l’essentiel. Non, je déconne. Il y a l’essentiel, reste à nourrir les différentes parties. Mais j’ai ce qu’il faut.

En tout cas, ce n’est pas dans la semaine qui suit que je vais bosser à l’écriture. Je pars pour Clermont tout à l’heure. Comme je serai au jury, je n’entrerai pas dans le détail des films, évidemment. Je me contenterai de relater les à côtés.

Pour commencer, il était question que je passe au France 3 national à 18h30 mais ils n’ont pas voulu de moi. Je passerai donc à la locale de 19 heures. Ceux qui veulent m’attribuer une note de prestation pourront se rendre sur le site France 3. Direct et lecture possible après.

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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 19:24

Mercredi 27 janvier 2010

Le médecin des assurances était très sympa et beaucoup plus ouvert aux sourciers et magnétiseurs que Guy. Ça fait du bien de voir qu’il n’y a pas que des brutes dans ce bas monde.

Hier soir, je suis allé à l’avant-première de film de Pédro Costa sur Jeanne Balibar chanteuse. Costa et Balibar n’étaient pas du tout ma motivation. J’y allais surtout pour croiser les producteurs du film qui se trouvent être les copains qui ont produit Suerte. Je tenais à prendre le poul, savoir ce qu’ils pensaient du film, tenter de faire la part entre la politesse et la sincérité. Je crois que ça leur plait…

J’ai appris tout à l’heure que mon projet de docu était inscrit d’office à la session de mars-avril de la SCAM pour une aide à l’écriture. Il m’avaient gentiment demandé de réécrire lors de mon premier passage. Comme il se trouve que c’est ce que j’ai fait, on peut dire que ça tombe à pic. Dépôt du dossier avant le 23 février.

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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 18:30

Lundi 25 janvier 2010

Donc, vendredi, j’ai envoyé mon dossier. Mais dans l’euphorie, je l’ai joint à un mail du genre « ne le lisez pas à la va vite, décidez-vous vite parce que moi, ça commence à me gaver, cette histoire et c’est le film que je veux faire, point barre. » Hé bien, depuis, j’attends. Pas de nouvelle. Il faudrait que je n’oublie pas de rester diplomate, la prochaine fois.

Sinon, ce qui se dessine pour les tournages c’est, un film à Tanger dans le cadre historique du décret Crémieux, un autre en Camargue dans une adaptation de Carmen, un troisième, dans la foulée, sur LIP. Ça nous conduit à juin et puis il y aura du Japon, un vaisseau spatial et autre mobile home. Si j’ajoute mon docu, on pourrait dire que 2010 est quasi complet. Mais chaque chose en son temps.

Mercredi je dois aller faire une visite chez un médecin des assurances. Pour la première fois, ça ne sera pas chez le célèbre Docteur Zuccarelli.

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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 20:39

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Dimanche 24 janvier 2010

Je sors d’aller voir La terre de folie de Luc Moullet. J’y suis allé parce qu’on m’a dit plusieurs fois que mon projet de documentaire pouvait se rapprocher son univers. J’espère pas. Ou de loin. Vite fait comme dirait mon fils aîné.

Dites donc, je ne vous avais même pas dit que Sister Welsh de Jean-Claude Janer était sélectionné à Berlin ! Et ben ouais, il l’est !

J’ai deux scénarios à lire pour demain. Si ça continue, je n’aurai pas le temps de tourner mon film. C’est quand même sympathique. Je me mets toujours dans l’état d’esprit que plus personne ne voudra me faire tourner. De sorte que, quand ça arrive, c’est toujours une bonne nouvelle. Je me trouve chanceux.

Pendant toute l’écriture (et la longue préparation à l’écriture) de mon documentaire, je me suis mis dans la peau d’un spectateur qui ne croit pas à toutes ces conneries. C’est mon côté schizophrène. J’y suis parvenu à la perfection, allant même jusqu’à me planter. Mais maintenant que c’est, non pas bouclé mais bien en forme, je replonge à fond les manettes. Nouvelles baguettes, géomagnétomètre, magnétisation réussie de clémentines et compagnie. Ça fait du bien de rêver un peu.

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