19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 18:14
Science fiction

Terminé, le roman, cette fois. Plusieurs lecteurs restent muets, par manque de temps ou par dépit. Je termine donc en simple aveugle. Mais ça me va bien. Ma productrice qui l’a lu y voit davantage un film. Ce qui, on le devinera, me va très bien. Car oui, je veux faire du livre un film. Mis à part que si le livre existe d’abord, s’il est édité, ce sera déjà la matérialisation d’une idée, d’une histoire. C’est plus rapide et plus efficace. Moins frustrant que les 3 ans qui séparent un projet de film de sa très hypothétique réalisation.

Avant de me lancer dans ce long-métrage, elle m’encourage à faire d’abord un autre court de fiction qui s’appuierait sur des éléments du long. Là non plus, je n’ai rien à redire. Il me faudra juste faire quelques kilomètres de marche pour qu’émerge la bonne idée. Je suis comme les philosophes antiques. Je pense en marchant.

J’ai jeté un coup d’œil rapide sur l’actualité. J’y ai vu que les Français approuvaient le plan d’austérité de Valls. On nous apprend aussi l’existence d’une exo planète semblable à la notre. Enfin un peu d’espoir pour les générations futures. Quand on en aura terminé de bousiller la planète, ce qu’il restera d’humanité pourra toujours aller faire joujou ailleurs.

Tiens, une idée de bouquin : 2128. Le dernier vaisseau terrien se pose sur Kepler. Les premiers colons ont déjà asservi une espèce humanoïde indigène très gentille. Dans la première colonie, on a déjà déforesté, bâti, extrait les ressources, éliminé toute race animale qui aurait pu former une menace prédatrice pour l’homme, mis des barbelés, des murs en attendant de préparer les futures extensions territoriales. Peu à peu, le paradis trouvé se moule au mauvais goût des humains. S’y glisse la peur et la soif de conquête, étrangères à cette planète pourtant rebaptisée Paradis.

Pendant ce temps, sur terre, quelques Oubliés tentent de reconstruire une société utopiste sur les décombres de la terre. Ils devront se confronter aux Kayra, ceux à qui on a refusé le billet pour Paradis. Oubliés et Kayra parviendront-ils à inventer ensemble un nouveau modèle ? Il semble que oui. Jusqu’à ce que ceux de Kepler décident de revenir exterminer le reste des terriens, de peur qu’ils viennent un jour polluer Paradis de leur idéologie égalitariste. La bataille sera longue. Et j’avoue que, sans l’intervention de dernière minute des Célestes, patrouille intergalactique pacificatrice, les terriens n’auraient pas fait long feu face à l’armada de Paradis.

Paradisiens combattants, Oubliés et Kayra désormais unis dans une énergie d’Amour et de partage vont partir à l’assaut de Paradis. Leur mission : prendre le pouvoir sans arme. Libérer la population robotisée en instillant de la pensée et des mots. Éh béééé…

Ça, c’est pas du petit roman. On est dans la saga à plusieurs tomes.

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 10:32
Le temps...

Certains jours, certaines suites de jours, je n’ai pas le temps d’écrire deux lignes. Pourtant je ne tourne pas, ces jours-là. Je ne suis pas en déplacement. Je suis juste en train de galoper d’un rendez-vous à l’autre. Hier, c’était production le matin, déjeuner ailleurs, entretien vidéo pour Si j’étais guérisseur là, interview téléphonique puis retour express pour préparer le repas du soir. Des copains venaient dîner.

Aujourd’hui, c’est une bonne partie de la journée qui sera consacrée au Maillot Jaune, un court-métrage dans lequel je vais tourner du côté de Mauléon, fin avril. Séance de lecture, costumes… 13-18 heures.

Pourtant, je pourrais écrire deux mots sur la convention collective, trois sur Cannes, un sur les modifs à mon petit roman qui me donnent envie de revenir à des versions antérieures, trois sur la politique. Mais voilà. Pas le temps. À demain.

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 10:23
Croisette

Croisette

J’ai l’air silencieux, comme ça. Ce n’est pas dû à quelques vacances que je me serais prises. Non, non, je bosse. Dernières modifications de Les preuves, mon petit roman. Comme je ne suis pas certain des dernières, j’ai pris soin de conserver une copie de la version précédente. L’écriture, c’est comme le montage d’un film.

À l’heure qu’il est, je connais 3 réalisateurs au moins qui attendent avec angoisse des nouvelles de Cannes. Demain tombera la sélection. La vie des uns va changer. Celles des autres va continuer. Il n’y a pas que Cannes, dans la vie.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 20:14
Pas mal, la fréquentation...

Demain, je cours inscrire Ogres Niais à la SACD. Oui, la SACEM, c’est fait. Mais avec une diffusion télé, ‘faut pas rigoler !

Encore en train de retoucher mon petit roman avant de le balancer chez les éditeurs. Un copain éditeur, justement, m’a dit : envoie-moi les 20 premières pages et je te dirai où tu peux l’envoyer. Manque de bol, il ne m’a jamais répondu. Bon, pendant ce temps, je peaufine en attendant de le confier de nouveau au regard critique d’un ou deux lecteurs avisés.

Vous aurez constaté que l’accès aux commentaires a légèrement été modifié. En effet, j’ai fait une mise à jour vers la nouvelle plateforme. En regardant les stats, je vois que depuis le début, j’ai plus de 300.000 lecteurs uniques et plus d’un million de pages vues. C’est de l’ordre de la grosse manif, ce blog.

Pour le reste, je pense que je ne tourne pas assez, finalement. Il va falloir que j’envisage des mesures drastiques. Non mais...

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 10:03

L'interview pour Histoires Courtes (France2)

Impossible de retrouver le replay. J’ai été contraint de filmer la téloche. C’est pas joli joli, mais ça a le mérite de vous montrer le pourquoi du comment des Ogres à travers mon interview pour Histoires Courtes de France 2.  Heu... dernières nouvelles ! Grace à Joël, j'ai le fichier vidéo !

 

Et, je mets le film pour ceux qui n’ont pas vu… C'est mieux de le regarder avant l'interview...

Le film

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 12:23
Au Village, sans prétention.

 

Une journée d’escroc, chez un acteur, c’est quand il vient sur le plateau pour une apparition muette dans un plan qui se tourne en une heure et repart à l’hôtel ou chez lui. J’avoue que cela m’arrive parfois. Mais là, sur le Village, qui viendra me dire que j’ai chômé ? Le perchman peut-être. Mais juste pour me taquiner.

Et puis, dans l’excès inverse, on pourrait parler de la journée calvaire. Celle où vous intervenez dans une longue séquence, juste pour balancer des informations objectives qui viennent fournir les ressorts à une scène qui va se jouer entre les autres personnages. Ces textes-là, dénués d’enjeux dramatiques personnels, sont les plus difficiles à apprendre. Les mots ne s’appuient pas sur de la psychologie ou des enjeux relationnels. Ils se réfèrent à des faits, énumérant des protagonistes, décrivant des actions qui ont eu lieu et que personne n’a vues. L’acteur devient le messager objectif pour les autres personnages et le spectateur. Hommage à Charles et Luc devenus Fernand et Paul, alias Robin et Antoine. Tu peux passer des heures à arriver en courant pour dire « les Allemands ont capturé Jean-Jacques !» puis disparaître pour laisser la scène se dérouler entre les personnages qui vont être émus par l’information, vont la digérer et prendre les décisions qui en découlent.

Et c’est vrai que sur une ou deux séquences, mon cher Anselme a pu avoir à se contenir à cette fonction. C’est là qu’il faut continuer à faire vivre le personnage, lui trouver les attitudes justes, le nourrir dans le silence, l’écoute. Ça reste du boulot d’acteur. Il est d’autant plus plaisant que tu sais que le réalisateur et les cadreurs viendront capter ici un regard, là une silhouette qui enrichiront le montage.

Mais sur l’ensemble de cette cession (et il y en a d’autres à venir pour moi dans cette saison), je me suis régalé à jouer de très belles scènes d’action dans lesquelles Anselme se révèle meneur d’hommes et d’autres, plus intimistes, où se glissent son humanité et ses failles. Pour un acteur, l’avantage de participer à une série comme celle-là, c’est de voir son personnage se développer dans la durée, évoluer, tout en ayant une part créative dans ce processus. On devinera le plaisir que j’ai eu à être confronté à pas mal de personnages historiques du village dont chacun sait qu’ils sont servis par des acteurs plutôt balaises.

Bref, impossible pendant ces quelques jours de penser à autre chose, complètement emporté, absorbé par cette historique fiction dans laquelle, plus qu’ailleurs peut-être, le sens du collectif transpire à chaque seconde.

Mais je ne terminerai pas cet article sans saluer un personnage clé de cette aventure : Figu, le cuistot de Grignols. Son accent chante la bonne gauche, celle du bon vin et de la bonne bouffe, des tapes dans le dos et de la blague généreuse. Le petit passage à la cantine, Figu aux fourneaux, Martine au service, cœur et ventre joliment nourris, c’est sans doute une des clés de la réussite de cette aventure.

Pour ne pas passer pour un gros fayot, je vais quand même me plaindre un peu. C’est quoi ce bordel de guêtres ?! Ok, c’est joli et ça finit bien le personnage. Je ferme ma gueule. En plus, c’est même pas moi qui les attache…

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 11:22

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Retenez les portes ! C’est ce que j’aurais eu envie de dire aux pensionnaires de l’hôtel. On est en mixte, comme on dit au cinéma. Ça ne veut pas dire en couple ou je ne sais quoi dans cet esprit, mais moitié jour, moitié nuit. C’est ainsi que j’étais de retour de tournage à 04:00, ce matin. Et comme les mixtes glissent, je dois repartir en tournage à 12:30.

Je ne peux pas en vouloir aux clients de ne pas avoir les mêmes horaires. On peut juste regretter qu’ils s’imaginent que, parce qu’ils se lèvent, tout l’hôtel doit en être informé au plus vite et le plus bruyamment possible.

J’ai fini par rêver que je dormais sur un lit de camp, dans un hall insalubre sur lequel donnait un grand escalier d’où surgissaient les passagers d’un bus de retraités en vacances. C’est la sonnerie du téléphone qui a fini de me réveiller (la perceuse, ça passait). C’était un monsieur qui me demandait si je pouvais intervenir en tant que sourcier dans une résidence dont les caves étaient inondées. Il est pourtant bien écrit sur le site que je ne fais plus le sourcier depuis longtemps. Mais aujourd’hui, il fallait qu’on me réveille. Juste pour écrire cet article avant de retourner voir s’il n’y a pas une sentinelle à zigouiller. 

Tiens, j'ai une contravention...

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 11:44

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À mon arrivée à Limoges, jeudi soir, j’ai confié mon estomac à une petite brasserie. Je mange seul. L’équipe est encore en tournage. Un homme traine sa carcasse. Visiblement, il attend quelqu’un pour s’installer à une table. Et voilà l’homme attendu qui arrive enfin. Mince, presque chauve grisonnant, petit cartable marron, il parle fort. Mais beaucoup trop fort. C’est lui qui choisit la table. Celui qui attendait s’assoit à côté d’un autre nouveau venu.

Assez vite, je comprends qu’ils ont quelque-chose à voir avec la musique, mais aussi avec la politique. Celui qui parle fort lance : « C’est bizarre, maintenant, on me reconnaît, on s’intéresse à moi. Avant, j’étais un gros con. » Pas de doute, mon voisin est un vieux con de droite fraichement élu dans le fief d’un siècle d’une gauche défaite. Il poursuit : « Si vous voulez jouer, je peux vous programmer. Bon, je paie rien d’autre, mais je vous accorde la salle ».

Le mec, il est comme Ségolène. Il pense que les artistes, ils font du bénévolat. Trop contents de jouer. Avec cette vision, on veut bien dépenser du fric pour les gens connus. Les autres, qu’ils se démerdent. Et puis il poursuit sur une salle de danse qu’il veut créer dans sa commune. Mais c’est clair, il faut pas dépenser un centime. Un des invités parle d’aides européennes. « Note-moi tout ça ! », lui dit l’élu. Il faut que je trouve des fonds, sinon…

Comme il parle fort et que je l’ai entendu prononcer le nom de sa commune, le fais une recherche sur Google en direct, via mon téléphone. C’est bien ça, je suis en présence d’un élu divers droite qui vient de conquérir une petite commune de la banlieue de Limoges.

Chers amis de la culture, observez bien ce qui va se jouer dans les communes de la vague bleue. Tout pour la parade, rien pour les artistes locaux. Ils n’auront qu’à aller à Paris, et revenir quand ils seront connus. On saura les accueillir et revendiquer leur origine communale !

Bon, le Village Français, c’était encore de la balle. Trois séquences de négociation avec les autorités locales. Fiction, réalité…

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 17:26

Varenne_rue_de_57_Hotel_de_Matignon_02_max.jpg

Alors, on aurait donc un nouveau gouvernement...

Je ne vais pas faire comme tous ceux, nombreux, qui crient « tout ça pour ça », « on prend les mêmes et on recommence ». Non, pas d’a priori. Je préfère juger des actes que des images.

Je rappelle aux électeurs de droite que le programme de l’UMP, c’est le même en pire (chômage, retraite, (in)justice, cadeaux aux entreprises…). Je ne parle pas de celui du FN, puisqu’il n’y en a pas. Laissons-les bosser ! Ce qui n’empêchera pas la critique, vous me connaissez. 

Sinon, mon roman, il va falloir que j’y retouche. Premiers retours de lectures instructifs. Je suis un peu déçu de n’être pas un génie dont la plume ferait naître sans rature ni retouche de grands succès littéraires. Mais bon, j’ai pas dit mon dernier mot…

Demain, c’est le départ vers Limoges, cette nouvelle ville de droite, pour rejoindre l’équipe gagnante du Village Français. C’est peu dire que je suis heureux de mon Anselme.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 11:55

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Ça y est, je viens d’être livré ! Si j’étais guérisseur est encore un joli objet, assez proche dans sa facture de Secrets de sourcier. Eyrolles a fait du bon boulot. J’espère que le contenu est à la hauteur… Mais oui, il l’est !

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