30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 22:04
À cause de la convention collective ? Témoignage

À cause de la convention collective du cinéma, j’ai raté trois tournages cet été. Je pourrais résumer les choses ainsi. Mais ça ne sera pas le cas.

Trois films a petit budget. Dans l’un, j’avais initialement un rôle très secondaire de gendarme. Le budget étant ce qu’il était, il a fallu tailler dans le scénario. Du coup, mon petit personnage secondaire est devenu tertiaire et a été confié à un comédien du cru.

Pour un autre film qui se tournait dans le Sud-Ouest, j’avais un beau personnage, le père d’un des personnages principaux, avec de belles scènes. Même histoire : le financement peine à se mettre en place, les chaînes se dégonflent et, là aussi, le réalisateur doit tailler dans le scénario. Plus de père. Un film qui se retrouve avec un tout petit budget.

Première remarque : Si un film ne peut se tourner tel qu’il avait été imaginé, est-ce la faute de la convention collective ou de la timidité des financeurs ? Je coche la case B.

Deuxième remarque : si un réalisateur consent à faire un film raboté, est-ce que c’est encore un film ? Si le réalisateur consent à faire ce film, c’est que ça reste un film. Sinon, il renoncerait sous peine de perdre son âme. Donc, un film se fait avec la convention collective, avec un recentrage sur les personnages principaux. Je n’ai rien contre. Même si dans les deux cas j’en fais les frais. L’existence d’un film est plus importante à mes yeux que ma petite gueule d’acteur.

Pour le troisième film, c’est pas compliqué. Il n’a pas eu l’avance sur recettes. Il devra repasser à une prochaine session. Ça restera un film à petit budget, mais il faut un minimum tout de même pour faire un film.

La semaine prochaine, en revanche, je vais jouer gratos (en participation) pour un projet très original qui choisit de se faire avec un minimum d’argent. Genre tournage à la GoPro (mini caméra). C’est un copain coproducteur qui me demande si je suis d’accord. Et bien sûr que je suis d’accord. Il y aura un contrat de participation réglo. Comme pour tous les techniciens et tous les acteurs. Chacun s’engage parce qu’il est copain avec tel ou tel, pour le fun, parce que c’est un projet original, qui se tourne avec du matériel technique non conventionnel, que le film n’entre pas dans les cases. Si je m’étais retrouvé avec un film plus classique, finançable, monté par des gens que je ne connais pas, j’aurais refusé. On peut défendre à la fois la convention collective et les projets à l’arrach’ (qui existeront toujours, évidemment).

Le positionnement autour de la convention collective est idéologique. Il ressemble d'ailleurs beaucoup à ces deux années de gouvernement socialiste et au clivage qui en ressort. Pour moi, l'extension était un préalable (même s'il faut sans doute retoucher ce qui a été mis en place). À partir de là, sont mis à jour tous les autres problèmes qui touchent le cinéma, du financement, à la distribution, en passant par les questions artistiques. Le choix des priorités raconte toujours une certaine vision du monde.

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 10:30
Rentré trop tôt

Cet après-midi, interview pour Ça m’intéresse autour de Si j’étais guérisseur. Intéressant.

A postériori, je me rends compte de la quantité de stress accumulée en cette pré-rentrée. Les rendez-vous production, la remise du dossier au CNC lundi dernier, les bases de projets futurs, les impôts… Mon organisme aurait tendance à me demander à quel moment je compte prendre de vraies vacances. Ok, l’organisme. Je vais souffler un peu. Je vais passer quelques jours à La Rochelle, tiens ! Quoi ? Pas La Rochelle ? Pourquoi ? Ah oui, l’université d’été du… Bien vu. Je vais souffler ici, alors.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 22:58
Deux jours de tourisme parisien

Quelle meilleure occasion de découvrir Paris que d'y faire le guide pour mère et tante de passage.

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 13:20
Comme un lundi

Ce matin, je me suis payé une parenthèse automnale, loin du quotidien. J’allais déposer mon dossier d’aide à l’écriture dans le XVIème. Je ne vais jamais, dans le XVIème. C’était dépaysant. Paris déserté par le gros des touristes, tandis que les parisiens retardent au maximum leur retour. Très provincial, Paris, ce lundi matin. Aucune difficulté pour trouver une place assise dans le métro. J’ai pu bouquiner pépère. Bref, tout allait bien jusqu’à ce que je rentre chez moi. Voilà que le gouvernement démissionne parce que deux ministres ont dit des choses que je pense. On peut pas être tranquille deux minutes ?

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 10:47
Là, je m'écrase...

La salle était pleine. Un film Turc de 3 heures 18. Bon, palme d’or, quand même, le film. Je parle de Winter Sleep, vous l’aviez compris. Tous ceux qui m’en ont parlé évoquaient un chef-d’œuvre, un film magnifique, remarquablement dialogué. Vous me connaissez un peu. Devant tant d’enthousiasme partagé, j’y suis allé avec la plus grande méfiance. D’autant que je n’avais pas vraiment aimé son film précédent, Il était une fois en Anatolie. Je me méfiais de ce Nuri Bilge Ceylan que je prenais un peu pour un faiseur possiblement prétentieux et complaisant (c’est celui qui le dit qui l’est…).

Si je n’ai pas été bouleversé comme je peux l’être avec des films qui m’ont davantage surpris, plus vifs, plus jubilatoires, plus radicaux, je dois admettre que c’est une réussite parfaite. Très belle image, en effet. Excellente mise-en-scène. Dialogues remarquables (merci Tchekhov, puisqu’il s’agit de l’adaptation de plusieurs nouvelles). Et en effet, le film est d’une noirceur incroyable, de celle, lucide et désespérée qui ne renonce pas à l’humour et à la distance. Le film prend le temps de cette littérature du XIXème qui prend plaisir à décortiquer l’âme humaine, en mettre à jour tous ses travers, toutes ses lâchetés et ses compromissions. On vous étale l’envers du décor hypocrite et narcissique, noyé d’une profonde solitude des jeux sociaux, des relations humaines, au sein de la petite bourgeoisie intellectuelle et artistique. Un vrai miroir à bobos ! Ça fait un bien fou d’entendre et de voir dénoncés nos travers. Et si tout le monde aime, si Cannes l’a primé, ça me rassure sur notre collectivité. Au moins, personne n’est dupe de notre condition et de la médiocrité dans laquelle elle baigne.

Si le réalisateur explore cette lucidité cynique et désespérée qui fait les misanthropes, on sent bien qu’il ne s’en exclut pas. Il en délivre un message simple à destination de ceux qui portent ce regard sur l’autre : Voyez votre propre médiocrité, ne vous focalisez pas sur celle des autres. Ne luttez pas contre l’aveuglement. Il protège. Bon, j’extrapole un peu, là. En tout cas, ce film est un régal intellectuel avec quelques scènes époustouflantes. Je vous raconte pas celle du cheval.

Le personnage central est un acteur raté, 55 ans, qui passe beaucoup de temps sur son ordinateur à écrire sa vision sociale du monde qui l’entoure, pour un petit journal. Petit exercice narcissique qui lui vaut l’admiration de quelques-uns. Ça m’a rappelé, comment il s’appelle, déjà, cet acteur qui tient un blog, là…

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 17:44
Je cherche l'erreur...

Aujourd’hui, c’était jardinage. Enfin, balconnage. Hier, c’était rendez-vous de productions pour un éventuel futur documentaire. Super rencontre. À suivre. À peine rentré du rendez-vous, j’ai terminé le synopsis (version 1) de La Greffe ou les aventures du célèbre Alexandre Garlo. J’attends tranquillement les premiers retours de ma productrice et je choisis entre un film ou un livre. Pour l’instant, les deux formats m’amusent. Laissons décanter.

Sinon, en regardant le monde comme il va, je trouve qu’il y a beaucoup de guerres. Beaucoup trop à mon goût. Et à celui de tous ceux qui crèvent.

Un peu d’arithmétique, tiens. Comptons les morts et regardons qui a tué. On constatera que ceux qui tuent le plus sont ceux qui défendent la liberté et la démocratie. Conclusion : la liberté et la démocratie génèrent la mort. Trouvez l’erreur… Perso, j’ai l’impression que, quelque part, on se fout de ma gueule.

C'est con ? Peut-être ben que oui, peut-être ben que non...

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 20:18
La pêche !

Deux jours que je bosse comme un malade. Envoyé le manuscrit du roman à trois autres éditeur (que c’est laborieux, ce machin !). Mais là, le bouquin est bien fini. Plus aucune retouche à y apporter. Je l’ai même fait passer sous les yeux impitoyables d’une correctrice professionnelle. Je ne vous raconte pas le temps passé chez le photocopieur qui se trouve gérer seul la boutique en ce milieu de mois d’août. Complètement débordé le pauvre.

Mais il me fallait aussi terminer le dossier d’aide à l’écriture qui pourrait être le début d’un cheminement vers Catapulte à l’écran. C’est laborieux aussi, un dossier. Tant de choses sont demandées. Il doit faire tant de pages, en tel caractère. Et puis il y a le dossier administratif qui va avec, pour lequel il faut être éligible dans telle catégorie, justifier d’une expérience, plein de cases à compléter, dans lesquelles on se perd. Il y a fatalement un moment où tout s’emmêle et se brouille, où l’on pense qu’on n’y arrivera jamais. Et puis, une fois terminé, on se dit que c’était pourtant bien facile.

Et voilà qu’aujourd’hui-même, je me suis engouffré dans le synopsis de mon prochain film ou livre. C’est bête à dire (et ça peut sembler prétentieux), mais je suis totalement emballé par ce nouveau projet. Les scène s’enchaînent naturellement, les personnages existent déjà, les situations toutes plus inattendues les unes que les autres. Je ne sais pas d’où me vient cette histoire, mais j’ai l’impression qu’elle s’écrit toute seule. Qu’elle n’est pas de moi. C’est assez étrange d’être spectateur de ce qui sort de sa propre tête. Ça s’appelle La Greffe ou les aventures du célèbre Alexandre Garlo. Comédie policière ? Thriller comique ? Allez donc savoir.

Bon mais demain matin, je ne pourrai pas poursuivre mon histoire. J’ai rendez-vous avec une productrice qui veut me proposer un documentaire.

Cette année s’annonce très active et, ma foi, si l’on veut moins de moi comme acteur (ce qui serait néanmoins dommage...), je ne m’ennuierai pas pour autant.

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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 16:21
Un polar cinéphile

Cannes, un acteur, une tentative de meurtre, un flic, Budapest, une histoire d’amour, une ferme, un schizophrène, deux petites mains de la mafia, un sourcier, Cannes encore… Voici quelques ingrédients de mon prochain roman. Celui-ci sera long et prendra du temps à écrire.

Ça s’appelle une résolution de rentrée. Mais il y en a plein d’autres. J’en garde pour les prochains jours.

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 19:31
Avec Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Guillaume Gouix, Benoît Magimel, Moussa Maaskri, Cyril Lecomte, Céline Salette, plein d'autres et votre serviteur

Avec Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Guillaume Gouix, Benoît Magimel, Moussa Maaskri, Cyril Lecomte, Céline Salette, plein d'autres et votre serviteur

Quand je vous disais que c'était la rentrée ! Très fier de la sélection de La French de Cédric Jimenez au festival de Toronto. De bon augure pour la suite...

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 19:05
Parigot !

Fin de vacances sportives et champêtres. De retour à Paris avec du pain sur la planche. Notamment le blog à redémarrer. Pour moi, c’est la rentrée !

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