20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 19:29
Prédictions

Je le sens bien, le Sarkozy. Il va réussir à emballer tout le monde vite fait. Toutes les mesures mises en place, dans la logique libérale par Hollande, finiront par porter leur fruit, juste avant l’élection, mais trop tard pour lui. Les patrons qui freinaient à l’embauche pour ne pas aider la peste socialiste pourront lâcher le frein, la croissance, bien assise sur les cadeaux au MEDEF concédés par son futur prédécesseur, repartira et notre Sarko national pourra recommencer à faire ses copinades, son business pépère et instiller partout sa haine et son mépris du prochain. Et tout le monde sera content parce que la croissance sera repartie. Mais tout ça ne durera qu’un temps. Celui qu’il lui faudra pour foutre le binz, qu’il dérègle la machine, que les patrons s’en mettent encore plus plein les fouilles et très vite, au bout de deux ans au mieux, tout le monde le détestera une nouvelle fois.

C’était les prédictions de Madame Soleil.

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 22:16
À l'abri des requins

Je m’éclate tellement à travailler à l’écriture des aventures du célèbre Alexandre Garlo, que je crève d’envie de partager les scènes qui déboulent chaque jour. Mais ça ne se fait pas. Il faut garder pour soi. Si j’arrive à faire ce film, je pense qu’il devrait vous plaire. Si je n’arrivais pas à le réaliser, j’en ferais un bouquin, na ! Une histoire comme ça, elle se partage d’une manière ou d’une autre.

Bon et puis en plus, si je donnais l’idée ici, je me la ferais piquer. Vous avez vu la pub qui est sortie avec des adultes qui ont des voix d’enfants ? Ça ne vous rappelle rien ? Autant que je garde mes nouvelles aventures à l’abri des requins… niarf niarf niarf.

Demain, j’ai l’iPhone 6, tiens. Vous pouvez vous moquer, crier au libéralisme sauvage, à la connerie de la consommation, je suis d’accord avec vous. Mais demain… c'est moi qui copie sur les autres.

Si on faisait un concours de cons, je devrais m’en sortir pas trop mal. Mais je m’en fous.

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 11:41
Médecine du travail

Désormais, il est obligatoire d’avoir une visite médicale valide (deux ans maxi) auprès de la médecine du travail. Un employeur ne peut vous faire travailler sans cela. Voilà une réglementation qui, dans sa philosophie, veut agir pour la bonne santé des employés. Qui s’en plaindrait.

Mais du coup, on est loin du choc de simplification appelé de ses vœux par notre cher gouvernement en qui nous avons toute confiance.

Ma dernière visite n’est plus valide depuis le mois de juillet. Depuis le mois d’août, j’essaie de joindre mon centre de médecine du travail. À chaque fois, je tombe sur un répondeur qui m’annonce que toutes les lignes sont occupées. En fouinant sur le site, je suis parvenu à trouver une adresse mail avec laquelle on peut faire une demande de rendez-vous. J’ai donc envoyé un mail vers le 20 août. Constatant que je n’avais toujours pas de nouvelles, je rappelle ce matin. Pareil. Le petit répondeur qui se termine toujours par ces petits bips horripilants qui vous laissent seul face à votre téléphone. Mais bon, au bout d’une dizaine d’appels, tandis que je m’apprête à enregistrer la non-communication pour vous faire écouter à quoi ça ressemble, à mon grand étonnement, une dame me répond. Elle me demande mon nom, mon prénom, ma date de naissance, mon numéro de téléphone. Vous pensez que c’est pour me donner un rendez-vous ? Pas du tout.  Elle m’annonce qu’une personne me rappellera plus tard. Elle précise qu’il y a un délai de trois à quatre semaines avant d’être rappelé (et sans doute autant avant la date effective de rendez-vous). Je monte alors sur mon grand poney blanc et lui dit que j’essaie de les joindre depuis plusieurs semaines sans succès. Je précise que j’ai aussi envoyé un mail. Elle me répond alors qu’ils reçoivent un bon millier de mails par jour et qu’il est donc impossible de les traiter. Allo, Kafka ?

Putain, je vous jure que si Sarkozy nous promet de simplifier ce bidule… Non, je ne voterai jamais Sarkozy. Jamais. Quoi qu’il arrive. Même s’il me promet de changer la médecine du travail. Même s’il est face à Lepen.

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 19:41
Multicasquette

Sortie de la mine. Après un déjeuner de travail avec ma productrice, je suis allé bosser au développement des Aventures du célèbre Alexandre Garlo. Si je pensais aller vers une comédie burlesque, je me rends compte que les choses évoluent vers le genre comédie dramatique fantastique. On rira, mais ça ne sera pas les Bronzés font du ski. Claude avait raison. C’est très plaisant et récréatif de développer l’écriture.

En plus, je dois vraiment me grouiller car je vais tourner dans le documentaire d’un copain très bientôt, tourner également dans un polar pour la télé, avant de reprendre Un Village Français fin octobre. À propos du Village, j’ai croisé quelqu’un de l’équipe qui a eu la chance de lire quelques épisodes et qui m’a assuré que j’avais matière à jouer. Vous n’avez pas idée comme il me tarde de remettre mon béret. La milice a intérêt à goûter un peu de repos.

Pour ce qui est du documentaire sur les guérisseurs, les choses suivent positivement leur cours. C’est le genre de truc qui peut se décider très vite. Je n’oublie pas pour autant Catapulte roman et téléfilm que je fais avancer doucement. Mais comme c’est déjà écrit, c’est un autre type de boulot, maintenant.

Cette multitude d’activités peut parfois me donner le vertige (au sens propre). Mais c’est très valorisant et excitant, au fond. Assez comblé professionnellement. Complet même, pour l’année à venir. Même si tout ne se fait pas.

Tiens, je dois faire une télé Suisse le 24 au matin. Je pense qu'on va parler littérature thérapeutique.

Ben voilà. Je viens de me voter la confiance, tè ! C'est pas tous les jours.

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 17:47
La fête à la bricole

Quand je suis silencieux sur le blog, ça ne signifie pas obligatoirement que je ne fais rien. Hier, par exemple, j’aménageais un espace de travail dédié à l’écriture. Un endroit monastique qui tient de la cellule (de moine ou de prisonnier). Et aujourd’hui, pris d’un élan de bricolage sans égal, j’ai changé le lavabo de la salle de bains. Ça semble rien, mais il faut monter le meuble, l’évacuation, la plomberie, retirer l’ancien (ce qui n’est pas aussi simple qu’il y paraît), puis raccorder après avoir fait trois aller-retour chez Brico Machin parce que ça ne tombe jamais comme on l’espère et qu’il faut des rallonges ici, des raccords là. Bref. Une petite journée d’un boulot très sain, idéal pour se vider la tête.

Rien à voir. L’autre jour, je m’étais fendu d’un article sur les films à l’arrach’. Et voilà que j’apprends qu’une partie de l’équipe avec qui je venais de tourner en a pris ombrage. Pfff, ces jeunes, comme ils sont susceptibles. En relisant l’article, chacun pourra lire mon propre positionnement par rapport à ce type de tournage, de mon point de vue de réalisateur. Je rappelle que je suis en cours d’écriture de deux fictions, l’une pour la télé, l’autre pour le cinéma. C’est à ce titre que, sans juger ce qui est fait par d’autres, j’élabore mes propres choix en les argumentant. L’un de mes deux projets s’inscrit dans une économie classique de tournage, avec une équipe complète, un tournage sur une période définie, le budget correspondant. L’autre, en revanche doit, pour se faire, inventer un vrai dispositif de tournage à l’arrch’ : deux ou trois petites caméras, un tournage éclaté en petits blocs, une équipe réduite à une configuration documentaire. L’histoire veut ça ainsi que les situations quasi documentaires par moments, de même que la nécessité de travailler dans un tout petit groupe de création permettant une hyper adaptabilité, un terrain de confiance propice aux aventures artistiques culottées, hors des clous. Voilà pourquoi je profitais de sortir d’un tournage « à l’arrach’ » pour définir mes propres choix, dans un autre projet, sans porter le moindre jugement sur un film dans lequel j’ai tourné deux séquences.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 17:00
Au charbon !

Sortir une histoire à toute berzingue, je crois que je sais faire. Mais celle que j’ai sortie, elle est un peu Don Quichotesque. Il s’y passe tes tas de choses. La situation de départ permet d’inventer à chaque scène. Souvent autosatisfait de la première mouture qui ressemble à un terrain de jeu jubilatoire, il faut ensuite se plonger dans le travail de la mine (de crayon), fastidieux, rigoureux, beaucoup moins drôle que la création du squelette, des situations et des personnages.

Si la première étape correspond aux premières séances d’improvisation de l’acteur, ludique et créatrice, la seconde s’apparente à celle des longues séances de répétition neuf-heures/dix-huit heures. Creuser ici, développer là, extraire le sens, organiser, donner le rythme.

Il y a des moments où j’envie ces chefs d’écriture qui définissent trames et personnages et font bosser des pools d’auteurs. À l’américaine, quoi.

Bon mais, je vais arrêter de rêver, là. Je ferais mieux de m’y mettre vraiment, au charbon, tiens.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 10:27

9/9

9/9

Pour mon anniversaire, Apple fait sa Keynote pour présenter mon futur iPhone carte bleue. C’est gentil.

Une visite à l’ophtalmo a décidé que des lunettes viendront désormais décorer mon visage. Dès que tu dépasses les 30 balais, il faut s’adapter.

Hier, nous avons commencé à bosser avec l’ami Lespinasse pour qui je devrais faire le guignol dans son futur docu-fiction. Un petit espace de jeu sur mesure qui nous replongera dans les conneries qu’on a pu faire à l’époque pour des émissions de Bernard Rapp. C’était au temps où je vivais encore à Bordeaux. C’est dire.

Aujourd’hui, au programme, second passage sur le synopsis des aventures du célèbre Alexandre Garlo. Il fait beau. 

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 13:46
Srinath Christopher Samarasinghe au volant de sa caméra

Srinath Christopher Samarasinghe au volant de sa caméra

Hier, c’était tournage. Film à l’arrach’, long-métrage qui se tourne en deux semaines. Ça a été sympa. Une occasion de rencontrer des comédiens que je ne connaissais pas, une équipe, un réalisateur, un film en train de se faire et d’y prendre place. Je n’avais jamais tourné dans une telle configuration. Je ne porterai pas de jugement à partir des deux petites séquences que j’ai tournées. Comme tout le monde, j’attends début 2015 pour voir le montage terminé et apprécier le film dont j’ai aimé le scénario.

Pour autant, cela m’a conduit à me questionner sur ce type d’économie cinématographique qui a tendance à se développer. Et là, j’avoue ne pas avoir été tout à fait convaincu. Plutôt que des principes ou des lectures, rien ne vaut une petite immersion pour comprendre comment ça marche. Je crois pouvoir dire aujourd’hui que je ne réaliserai jamais un film « à l’arrach’ » dans la formule qui est le plus souvent pratiquée.

Si tu divises la durée de tournage par trois, l’équipe par deux, le matos par 10, tu auras beau avoir la plus petite caméra du monde, le temps d’un plan reste quasiment incompressible, indivisible. Il faut bien filmer un truc qui ne se passe pas obligatoirement au premier coup, penser au montage et au nombre de plans nécessaire à celui-ci.

Bref, si tu n’as pas écrit, dès le départ, ton film en plans larges et en quasi plans-séquence, je te conseille d’oublier la formule « à l’arrach’ ». Sinon, c’est consentir à virer plein de séquences avant même de les tourner et un grand nombre de plans à l’intérieur des séquences rescapées. Une écriture cinématographique impose, par son style un découpage plus ou moins vif. Un genre narratif va engendrer une lenteur, un point de vue large, une action qui se chorégraphie à l’intérieur d’un plan unique. D’autres, plus axés sur l’action, imposent une multiplicité de plans qui permettront un montage vif, jouant avec l’étirement ou le ralentissement du temps, selon le besoin. Bref, il y a un moment où la compression d’un tournage nuit obligatoirement à l’ambition artistique d’un film. La sauce artistique aurait tendance à prendre à feu doux, d’après ce que j’ai cru observer au long de ma petite carrière.

Je sais bien que l’on pourra me donner des contre-exemples, me vanter les mérites de la nouvelle vague et de sa liberté. Je veux bien, mais en inventant alors une structure de tournage adaptée et non calquée sur les configurations classiques : trois caméras, des petits blocs de tournage étalés dans le temps. Que sais-je. Trouver le moyen de peser le moins possible sur l’humain (personnel technique et artistique) tout en conservant l’espace de la création. Le cinéma a beau s’inscrire dans une industrie, dans le business, il obéit aussi à des règles d’écriture.

Mon cher Balzac, votre roman, il est pas mal. Mais, vous allez me virer les 70 premières pages qui n’apportent pas grand-chose. Ensuite, j’ai noté ici ou là des gros paquets de digressions qui éloignent le lecteur du propos et des personnages. Alors, j’ai fait un petit montage de votre manuscrit et, vous voyez, j’ai réussi à enlever l’équivalent de 150 pages. Je l’ai fait lire à ma voisine, elle a adoré.

J’ai hâte de voir ce film terminé pour observer quelle intelligence aura eu le réalisateur pour dépasser la somme colossale de contraintes liées à la vitesse de tournage. Je ne doute pas qu’il y parvienne. Mais j’ai besoin de comprendre comment. On en reparlera.

En attendant, je vous propose une bande annonce de La French. Un film pour qui il était obligatoire de trouver le temps de tournage et le financement. Et le talent de Cédric Jimenez… Sortie le 3 décembre.

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 11:50
Les amis de François

Même dans la tragédie antique on n’avait pas imaginé une telle ruine du pouvoir, une telle déchéance, aussi rapide. Au début, on pouvait toujours accuser les opposants de noircir le tableau volontairement et à gros traits.

Puis les opposants se sont enlisés dans leurs propres querelles, leurs propres affaires de fric et de trafic.

Ce sont ensuite les alliés qui ont quitté le navire.

Maintenant, ce sont les proches qui vomissent et les remplaçants qui s’avèrent pourris.

Très inquiétant pour la suite, tout ça. Il va falloir se préparer à de pires chaos.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 09:47
La balance

La Valérie T, je trouve qu’elle y va fort dans son commerce de l’intime. Assez gerbant. Et maintenant, pourquoi pas Mon François de Julie Gayet, Comme un lapin de Ségolène Royal, Les chiennes de François Hollande…

Brrr, en écrivant ces quelques lignes, je me dégoûte moi-même, tiens.

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