Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 18:10

  Le so(u)rcier. Tel est le titre du roman que j’ai commencé pour de bon. J’essaie ne ne pas écrire trop bien pour tenter d’en faire un best seller. Je n’ai pas trop de mal à ça. Je veux dire, à pas trop bien écrire. J’ai quasiment toute le trame. En lisant des polars américains ou nordiques, j’ai essayé de comprendre les astuces qui me conduisaient à vouloir toujours continuer le bouquin. Recettes de frustrations dosées. Repérages des petits effets à éviter quand même.

J’ai fait lire les dix première pages à mon fils le plus jeune. Il en redemande. La suite, la suite ! Il y aura de l’amour, du fantastique, de la campagne, du magique, du scientifique, de la mort. Bref, je suis sérieusement tout excité par cette écriture.

 

Voilà longtemps que j’avais envie de glisser mes expériences et rencontres autour de la sourcellerie, du magnétisme, du paranormal en général, dans une fiction. J’avais essayé une première fois, il y a un an ou deux, mais le personnage principal était trop proche de moi. Je peinais à écrire et voyais bien que ça n’était pas très palpitant. L’idée de cette nouvelle piste m’est venue quand nous avons eu le projet, avec des copains, Benoît et Salomé, de tourner un film à l’arrach’, vite écrit.

Ils avaient assisté tous les deux à la projection de Retour aux sources et Salomé était d’accord avec moi pour dire que Ludo, le jeune sourcier, était un vrai personnage de film. C’est ainsi que j’ai griffonné une histoire qui le mettait en scène avec Salomé. L’histoire qui est sortie de mon griffonnage était trop complexe pour un film vite fait. Mais je tenais une histoire et des personnages forts qui ouvraient la possibilité d’un long métrage. Mais d’abord, d’un roman. Depuis que j’écris en pensant à des personnages très éloignés de moi, je me régale à avancer masqué, derrière eux, à travers les situations, les petits détails. On parle finalement beaucoup plus de soi dans la fiction que dans l’écriture à la première personne qui oblige à beaucoup de retenue, au-delà même de la pudeur. Si je parviens à cette étape du livre, les choses seront plus faciles pour envisager un film. Mais on n’en est pas là…

 

J’aimerais écrire jour et nuit, mais je suis empêché par mes activités normales. Je dois vendre ma voiture de petit bourge pour en acheter une d’intermittent, m’occuper de la famille et avancer sur mon court-métrage. Ainsi, demain, j’ai un essayage costume pour ma casquette d’acteur dans une série et l’après-midi, on va faire des essais caméra avec le chef-opérateur et deux des comédiens pour Ogres-niais. Ça, c’est la casquette réalisateur. Vendredi, j’ai rendez-vous avec mon pote magnétiseur, chez qui on va tourner dimanche sous ma casquette d’acteur dans un documentaire. Juste avant, je pose la voiture au garage. Le soir, je prends la casquette métapsychiste pour préparer ma petite participation à une journée sur la psychokinèse le samedi. Dimanche, je tourne. Plus le reste. Quand est-ce que je vais écrire ?

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 17:38

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Dans mon documentaire, j’avais dit que j’arrêtais de faire le sourcier. Et de fait, j’ai indiqué sur mon site de sourcier que j’avais cessé mon activité. Le temps que j’ai exercé régulièrement, je me déclarais en autoentrepreneur. L’objectif de cette activité n’était pas de gagner ma vie. Juste de vérifier que, sourcier, ça n’était pas des conneries.

Ce matin, pourtant, je suis allé faire une visite en plein Paris. Un architecte rénove un immeuble, rabaisse les fondations et crée une cave. Il avait besoin de savoir s’il ne risquait pas trouver d’eau. Il savait que, dans un immeuble de la rue, il existe une cave dans laquelle il y a un puits bien approvisionné en eau.

 

Hier, j’ai regardé l’adresse sur View Street et j’ai commencé à chercher si je sentais de l’eau dans la rue. En effet, je sentais une veine d’eau en biais qui devait passer deux ou trois immeubles plus bas que le sien (le trait bleu sur la photo). En arrivant dans la rue, ce matin, je savais que la cave qu’avait visitée le monsieur se trouvait sous un immeuble abritant une boutique de massage suédois. C’est l’endroit que m’avait indiqué le travail sur photo. Et en effet, c’était bien le cas. Le monsieur n’a même pas été étonné que je lui dise que j’avais fait la recherche à distance et que je sache quelle cave il avait visitée.

En revanche, dans ses caves à lui, il n’y avait pas de risque de trouver de l’eau.

 

Tiens, si un sourcier passe sur le forum, il sera bien avisé de me dire à quelle profondeur il trouve la veine !

 

Pour ceux qui se demandent si je ne suis pas tombé sur la tête, je leur conseille la lecture de mon bouquin Secret de sourcier. Ils le trouveront sur Amazon, ICI .

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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 13:24

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Pour les parisiens qui n'ont pas vu Léger tremblement du paysage de Philippe Fernandez (Cannes ACID 2008), avec ma pomme, c'est encore possible le vendredi 25 mai à 17 heures à la Cinémathèque, 51 rue de Bercy 75012 Paris.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 12:49

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Phil Hérard, un artiste de Ménilmontant a gratifié le mur de l’immeuble d’une de ses œuvres « Street-Art ». Les gens s’arrêtent, commentent, photographient, prennent la pose. Le concierge n’a pas bronché. Le mur devient un lieu d’échange, matière à penser, admirer, méditer, voir. Les métamorphoses de l’art. Certains restent sourds et aveuglent et continuent à ne voir en ce mur qu’un recoin pour pisser. La vie, quoi.


Après avoir vu le Audiard la veille (prix du scénario ou d’interprétation), hier, nous avons vu Moonrise Kingdom de Wes Anderson (prix de la mise en scène). Un bonheur. Mais en bon parano, je me suis trouvé inquiété tant mon court-métrage a de points communs avec ce film. Tout d’abord l’image dont je voulais qu’elle emprunte aux cartes postales vintage. La mise en scène ensuite, très naïve et théâtralisée. Le sujet enfin. Ce rapport enfants/adultes inversé. Quand je dis qu’on n’invente jamais rien mais que l’on se contente de saisir des choses qui sont dans l’air…

Voir ces films, c'est un petit peu comme si Cannes se déplaçait à la maison. À la sortie du ciné, j'ai même pété la bise à un copain acteur-réalisateur célèbre. La différence notoire, c'est l'absence de smokings, robes de soirées, photographes à deux balles et stress alcoolisé.


En rêve, j’ai eu le titre d’un prochain livre ou prochain film : « En dehors de toute considération ». Je me suis même levé pour le noter. Mais je me demande bien ce que je vais pouvoir faire de ce titre.

 

En attendant, j’ai eu aussi l’idée d’un film que je vais tourner lundi et mardi. Le titre : « Une semaine après ». Le pitch : j’interroge les gens de mon quartier, commerçants, badauds, clients à la terrasse des cafés, sur le changement qu’ils ressentent depuis l’investiture de Hollande à la présidence de la république. Je pourrais aussi prolonger l’expérience et, tous les ans, pendant 5 ans, au mois de mai, j’interrogerais les gens jusqu’à la proclamation du prochain président. Ce qui me donne envie de faire ce film, c’est le constat que j’éprouve d'un soulagement presque physique d’avoir tourné la page Sarkozy. Comment le politique peut avoir une incidence forte dans l’intime.

 

L’objectif secondaire de ce petit film est de tester le dispositif Iphone + micro Zoom que je souhaite utiliser dans mon docu sur les figurants.

 

En tout cas, voir un grand film donne des envies de cinéma. L’art, en général, qu’il s’affiche sur des murs, sur des écrans, sur des feuilles de papier crée une énergie positive et dynamique.

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Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 11:02

 

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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 14:39

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Ce matin, un ami me disait : ça te va bien, le 6 mai ! Tu as l’air détendu. En effet, il était visible sur les traits de mon visage que j’étais habité par les enjeux de cette élection. Depuis le 6 mai, le changement s’est opéré.

 

J’ai complété hier mon dossier de documentaire sur les figurants. Voilà une version que la productrice pourra montrer lors de ses « courses » cannoises. On oublie parfois que Cannes est aussi un grand espace de travail où producteurs et financeurs se croisent, où des films commencent à trouver leur existence.

 

Demain, je vais rencontrer une réalisatrice qui cherche à tourner une séance de magnétiseur pour son documentaire. Acteur-magnétiseur.

 

Une pile de papiers encombre de nouveau mon bureau. Il va falloir que je m’y atèle avant me lancer très concrètement dans une nouvelle étape de la préparation d’Ogres Niais (le court-métrage) et, éventuellement, dans une nouvelle phase d’écriture de mon roman-futur-film. La semaine prochaine, j’irai essayer le costume du commissaire que j’incarnerai dans une série policière (un seul épisode).

 

Le blog reprend son rythme de croisière, apaisé, concentré sur le boulot et les petits riens, après un intermède de politique énervée.

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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 08:22

Une panne d’Internet… puis une autre. Puis une autre.

Réunion de production Ogres Niais cet après-midi. C’est parti ! J’ai une première assistante, un chef op, un ingéson. Le reste de l’équipe sera recruté essentiellement en Aquitaine. Recherche figu paloise. Mais ce n’est pas urgent. Deuxième semaine de septembre.

 

J’ai très envie de me remettre au bouquin. Mais j’ai trop de retard sur les prépas et dossiers et un emploi du temps qui se remplit vitesse grand V.

 

On m’a communiqué un article de Frodon sur le cinéma français. Il n’est pas très éloigné de ce que je raconte. C’est mieux dit et davantage argumenté. http://www.slate.fr/story/53661/triomphe-cinema-francais-intouchables-Artist

 

La nouvelle mode, c’est le Figaro qui la lance :  le statut des intermittents. Il est remis sur le tapis. On peut y lire que la pauvre caissière sert à payer les artistes. Et dans les commentaires, qu’un acteur qui touche un million d’euros devrait avoir honte de bénéficier de ce régime.

 

Heu, pour l’acteur de un million d’euros, en effet, c’est une honte qu’il touche autant. Mais dans ce cas, il ne touche aucune allocation, évidemment, et il cotise à hauteur de son salaire. C’est-à-dire, énormément.

 

Savoir aussi que les techniciens sont très bénéficiaires de ce régime alors que les acteurs, par exemple, s’ils devaient faire 43 cachets en 12 mois (ce qui est pas mal déjà), depuis 2 ans, ils doivent en faire 60 en 10 mois. Si vous suivez ce blog, vous voyez bien que je suis loin de mes 60 cachets (d’où les longues périodes sans allocation). Toujours la surface des choses, le fiel et les discussions du café du commerce, au lieu de se coltiner la réalité qui, toute simple, n’est déjà pas rose. Mais pour de vraies raisons, très différentes des clichés qui sont égrainés.

 

Ce matin, Juppé à la radio. Tiens, il va y avoir des législatives.

 

 

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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 20:02

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Pour les Girondins, Landais et autres Pyrénéens, Retour aux sources sera projeté le samedi 2 juin à 19:30 au festival de Contis, en présence de moi-même. Le cinéma et la mer… Je ferai repasser l’info en temps utile. Un petit voyage se prépare toujours.

 

Un avant goût sur http://www.cinema-contis.fr/3.aspx

 

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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 13:30

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FILM À GROS BUDGET
Comme pour venir contredire mon propos de l'autre jour, Michel Gondry tourne l'Écume des jours dans mon quartier, au pied de chez moi, avec Romain Duris, Audrey Tautou, Gad Elmaleh, Aïssa Maïga, Alain Chabat, Philippe Torreton, Omar Sy (tiens !)… Évidemment, question casting, ça envoie ! Et de fait, les badauds sont nombreux à chercher à reconnaître tel ou tel. L'effet people, ça marche, évidemment. À en juger par le nombre de cars loges, de camions, de limousines noires, nous sommes sur un film à gros budget. Si l'on ajoute à cela les costumes, bagnoles déco trafiquées, le nombre de figurants, la déco complètement loufoque, on devine que ce film n'aurait jamais pu se faire avec un budget minable. Il fallait beaucoup beaucoup d'argent. Donc, un gros casting pour donner envie aux financeurs et, peut-être, aux spectateurs. Pour rassurer tout le monde, il fallait à Gondry et Vian, toute une bande de têtes connues. Logique. Cohérent.

LES LIMITES DU SYSTÈME
L'idée des Telenkables est née la veille de l'article, après avoir croisé un ami acteur qui partage mon point de vue sur les limites et dégâts d'un système de financement presque exclusivement axé sur la pipolisation des castings. L'idée d'une table ronde que je proposais n'a pour but que de lancer une idée, dresser un constat, exprimer un doute sur le bon fonctionnement d'un système qui a pour effet
-    d'appauvrir la teneur artistique des films,
-    de limiter l'éventail des acteurs qu'on retrouve d'un film à l'autre,
-    de générer des écarts de salaires complètement aberrants,
-    de marchandiser l'artistique,
-    d'affadir les scénarios pour les rendre vendables,
-    pour un résultat objectif qui n'est pas automatiquement au rendez-vous.


LES SOLUTIONS
Une fois l'idée lancée qu'il faudrait réviser les règles du jeu, il faut voir quel échos elle reçoit au sein de la profession. Si j'en juge par les « j'aime » et les commentaires, nous sommes une toute petite minorité à vouloir nous saisir de la cause. Je ne suis pas un meneur d'hommes, un porteur de drapeaux. Si je ne suis pas relayé dans la démarche, elle n'ira pas bien loin. Pour ma part, cela n'a pas grande importance et j'ai bien conscience du côté donquichottesque de l'entreprise. Le simple fait de dire, à un moment, me suffit. Mais je reste ouvert à ceux qui voudraient prendre une part active, faire des propositions concrètes. Pour l'instant, quelques acteurs ont manifesté leur intérêt, de rares réalisateurs et scénaristes. Aucun producteur. Pas de quoi générer un mouvement face au colosse.

Si cette démarche n'aboutit à rien (ce qui est vraisemblable), on sait les solutions pour naviguer dans ces eaux très canalisées : faire preuve d'opportunisme et bénéficier de chance pour essayer de se hisser au rang des bankables, ondoyer dans les officines pour parvenir à grand peine à mettre sur pied des projets financés, s'accommoder du système et s'y adapter tant bien que mal…

Ou alors, prendre le maquis. Faire des films sans un rond, comme Thomas Bardinet et son Nino tourné par lui seul avec un appareil photo et une troupe de théâtre amateur. Les limites de cette indépendance est qu'on a rarement les moyens de porter les réalisations jusqu'à leur ambition, pour un public. À moins d'avoir des potes journalistes, un bon réseau dans les festivals, l'appui d'un jeune distributeur fou qui prend des risques. Dans ce cas, évidemment, la prise de risque est collective. Et énorme. Qui peut s'engager dans une disponibilité de plusieurs semaines sans être payé, si ce n'est des jeunes qui ont tout à gagner, ou de vieux riches qui n'ont plus besoin de pognon ? Le pognon, toujours lui. En tout cas, cette liberté va à l'encontre de toutes les règles du droit social. C'est dans le cadre de ces règles, précisément, que se situe ma démarche initiale.

Il est très facile, aujourd'hui, de faire un film avec l'évolution des matériels grand-public, pour pas un rond. Combien de temps et d'énergie gratuite ? Le film peut parvenir, par le miracle d'une sélection dans un festival médiatisé, à trouver une existence. Mais qui gagnera finalement de l'argent dessus ? Pas forcément ceux qui se sont mis en péril pour le faire.

QUI CONTINUE ?
Voilà donc le regard que je porte sur notre système de production. J'ai donné, pas mal tourné, tournerai encore, fais mes propres films financés. Pas d'amertume. Je mène ma barque. Mais il me semble (ou me semblait) qu'il y a quand même deux trois choses à aborder avec lucidité et des combats à éventuellement mener de façon collective pour améliorer une situation. Les utopistes finissent toujours par s'en tirer individuellement. Vouloir donner une pichenette à un système n'est pas forcément vain et inutile. Et puis, ce qui me rassure, c'est que, si j'ai eu cette idée, elle est née aussi chez d'autres, peut-être mieux placés pour la faire avancer.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 18:21
Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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