Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 19:51

VRP

Que puis-je pour vous ? Heu, bonjour Madame, je viens d’écrire un bouquin sur les sourciers, édité chez Eyrolles et je venais voir si vous étiez intéressée pour le prendre dans votre librairie. Écoutez, je ne suis que vendeuse. Il faudrait que vous joigniez le propriétaire de la librairie à ce numéro…

 

Me voilà transformé en VRP de mon propre bouquin ! C’est-à-dire que l’éditeur grand public n’a pas d’entrées dans les librairies ésotériques. Et, même si je sais secrets de sourcier s’adresse à un lectorat beaucoup plus large (y compris aux sceptiques), je vais leur donner un coup de main pour ouvrir les portes de la niche « sourciers, radiesthésie… ». J’ai suffisamment été client pour savoir que quand on s’intéresse un peu à ces sujets, c’est dans ce type de librairie que l’on va faire son marché.

 

Une seconde librairie a été séduite par le bouquin et va le commander. Non mais !

 

Pour ce qui est de mon métier premier, acteur, j’ai appris hier que je ne passerai pas les essais aujourd’hui pour le film dont je parlais. Ils ont rajeuni le rôle. Ce qui veut dire qu’ils vont chercher un acteur plus jeune. C’est comme ça le casting.

 

Pour ceux qui ont oublié de commander les bouquins… c’est  ICI.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 09:30

 

Yves Caumon, mon pote de presque 30 ans, vous savez, Cache-cache... Son film sort aujourd'hui. Le presse passe souvent à côté de petits chef-d'oeuvres comme celui-ci. Pas moi. Vous y croiserez un Riaboukine magistral.

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Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 14:42

Je passe pas mal de temps à travailler pour la promo des bouquins, avec la fébrilité d’un enrhumé que je suis. Mails, création d’un site, descendre à la poste pour envoyer des exemplaires, interviews téléphoniques… Pff, une bonne grosse émission télé, et tout serait réglé, tiens.

 

Mais je lis aussi pour mon travail d’acteur. Le scénario d’un copain pour un rôle que je pourrais jouer si le film se faisait, un autre pour une rencontre que je dois faire jeudi pour un tournage en février/mars. Si je continue à tourner comme ça, je vais demander au gars à qui j’ai vendu mon scooter, si je ne peux pas lui racheter.

 

Pour ceux qui ont lu le bouquin « secrets de sourcier », sachez que je poursuis une série d’expériences sur des tomates. Elles sont très sympas.

 

Lundi, dernier jour de tournage de Week-end.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 11:26

Déjà en train de rêver sur les décors de Ogres niais. Ça sera dans les Pyrénées.

 

Sinon, il semblerait que la campagne présidentielle commence. V’la t’y pas qu’y va nous faire rêver un peu du côté gauche, le père Hollande ? La taxation de la finance, moi je suis pour.

 

Rien à voir... Je suis en proie à une problématique simple, qui découle des événements que je viens de vivre : un film, c’est fait pour être vu et des bouquins, pour être lus. Pas question de me contenter d’avoir fait. L’heure du partage a sonné.

 

Je vous rappelle donc que Secrets de sourcier est un petit livre très joli, dans lequel je raconte comment on peut se fabriquer des baguettes et s’en servir, en quoi le magnétisme est un truc bizarre, l’état de la science sur ces choses étranges et les étrangetés scientifiques, ainsi que plein d’anecdotes vécues et d’expériences simples à reproduire, qui montrent l’action de l’esprit sur du riz, des citrons, des maux de tête… Bref, de quoi apprendre et expérimenter deux trois choses qui nous font sortir d’un réel un peu étriqué. 

Vous pouvez commander ICI ou sur Amazon, ou la FNAC...

 

Le second livre c’est « Du footing aux palmes », soit le blog disparu de la toile de 2004 à 2006. Il ne s’agit pas d’une œuvre littéraire à proprement parler (loin de là…), mais un témoignage au jour le jour d’un comédien qui va se voir transporté des rives du bassin de la Villette au Palais des Festivals, au gré de castings, de petits rôles qui se remarquent, d’inquiétudes, de râleries…

Celui-ci, il est ICI ou sur Amazon pour les habitués à la commande en un clic.

 

Pour ce qui est du film, nous attendons des réponses de festivals. Encore attendre... quel métier !

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 18:54

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Hier, je me suis rendu chez ma productrice en bus. Nous avions une réunion de production pour le chiffrage de mon prochain court. La ligne 96 me conduit directement de chez moi à un arrêt qui est à deux pas des bureaux.

 

Une dame monte à Hôtel de Ville, une bonne cinquantaine, manteau rouge et foulard de soie, de la classe, cheveux courts, bourgeoise de gauche, travaillant dans les arts, les lettres ou la culture. Elle est un peu affolée car elle a un train à prendre à Montparnasse et le métro est interrompu à cause d’un colis suspect. Non, Madame, je ne peux pas vous dire si vous serez à l’heure, lui répond la conductrice sur un ton désagréable. Mais, Madame, insiste la passagère inquiète, vous pouvez me dire quel temps vous évaluez pour rejoindre Montparnasse. D’habitude, il faut compter combien ? Non, Madame, je ne peux pas vous répondre. On ne peut pas le savoir. Mais, vous avez quand même une idée approximative, une fourchette. N’insistez pas, je vous dis que je ne peux pas vous le dire. Si je vous dis une heure et qu’on n’est pas arrivé, vous allez me le reprocher ! Mais pas du tout ! Je vous demande juste si vous… Bon, il passe par où, votre bus ? Non Madame, je n’ai pas le droit de… (la conductrice a failli dire qu’elle n’avait pas le droit de donner des indications sur le trajet emprunté par le bus, mais elle s’est ravisée). Vous n’avez qu’à regarder le plan ! Non, mais vraiment, vous êtes pénible à la fin ! Je n’ai pas le droit de parler en conduisant. Tiens, pour la peine, je vais rouler lentement !

 

La passagère défaite par cette sortie et l’amoncellement de bêtise concentrée sur une même personne, se dirige vers la sortie pour descendre au prochain arrêt. Dans le bus, les passagers s’en mêlent : Prenez un taxi et arrêtez d’embêter tout le monde, lance une dame. Vous n’avez pas à ennuyer un chauffeur, vous mettez en péril la sécurité du bus, lance un papi collabo. C’est ça la France. Je le sens mal, 2012, moi…

La passagère est descendue et la conductrice a continué son parcours, en écoutant les messages radio du QG, histoire de se tenir informée de qui de ses collègues se fera engueuler par le chef. Moi, j'ai lâchement fermé ma gueule. Mais à quoi bon user sa salive.

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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 23:02

Tourné deux jours de plus sur « week-end », le film de Christopher Granier-Deferre. Avec Didier Vinson, nous formons un duo de gendarmes complètement loufoque. J’ai pris beaucoup de plaisir à construire le gendarme burlesque Chiffre (c’est son nom). En revanche, je n’ai aucune idée de ce que ça va donner. On sort tellement des sentiers battus, que l’aventure comporte quelques risques et pas mal d’inconnues. Tout est entre les mains du montage. Enfin, pas tout à fait, puisqu’on y retourne le 30 !

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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 15:58

Finalement, je repars tourner demain, au lieu de jeudi. Retour avec nos amis anglais.


Aujourd'hui, Le plus du Nouvelobs publie un article qu'un journaliste m'a commandé. C'est à lire ICI 

 

Dans les quelques heures qu'il me reste avant mon départ, j'envoie bouquins et DVD à ma mère, mes fils et quelques autres. Et j'annule les rendez-vous que j'avais pris pour demain.

 

Hier, j'ai passé le costume d'un syndicaliste gémeur pour Landes de François Vives (tournage mars-avril).

 

Vous aurez remarqué que j'ai créé, en haut à droite, une page pour chaque bouquin avec les liens qu'il faut...

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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 11:16

arton78

Il y en a qui bossent le dimanche. J’en étais, hier. J’ai enfilé un costume de gendarme (duo quelque peu comique avec le collègue Didier Vinson) pour le film anglais de Christopher Granier-Deffere, Week-end. Il faisait froid dans la campagne normande de Livarot.

 

La séquence que nous tournions était compliquée (voiture renversée, plans de passage voiture…) mais peu fournie en jeu pour nous. On y revient jeudi pour des scènes de jeu plus amusantes.

 

J’ai adoré le scénario malin de cette comédie noire, très décalée, très anglaise. Quelque chose à voir avec Fargo ou encore Harry, un ami qui vous veut du bien.

 

L’équipe est essentiellement anglaise. Ce qui fait que je suis moins bavard que d’habitude. En miroir ou en contrepoint, cette équipe raconte un peu les équipes françaises. Ici, le budget est très serré et le film va se tourner en deux fois moins de temps qu’un film français.

 

Je m’amuse souvent à observer les codes vestimentaires et attitudes des différentes catégories de personnel (image, son, mise en scène, électros, machinos…). Chez les Anglais, le déguisement est moins visible, de même que les différences d’attitudes. C’est parce qu’il a une perche à la main qu’on voit que celui-ci bosse au son et se différencie de son collègue machino qui place les rails de travelling. J’ai rarement vu une équipe aussi rapide, efficace, discrète et détendue. Quand on bosse, on bosse. Quand on a fini, on rigole, on picole, on déconne.

Comme si en France, en bons latins que nous sommes, nous avions besoin d’abord de bien montrer que nous faisons du cinéma, par des postures, des codes vestimentaires, des tics de langage et surtout que l’ego se manifeste à chaque instant (il faut râler, faire rire, faire la gueule…). Ces choses-là, nous sommes capables de les voir chez les Italiens, Espagnols, Méditerranéens, mais nous faisons la même chose en à peine plus soft.

 

Ben, à l’épreuve de cette journée, je peux dire que c’est très agréable de bosser avec une équipe qui travaille, sans avoir besoin de le démontrer à chaque geste. Ça fait moins de déperdition d’énergie, moins de tensions et plus d’efficacité. Nous sommes bien des coqs, nous, les Français !

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 14:04

Retour aux sources, première projection au Max Linder.

Il y avait eu la première à Pau, devant une salle remplie pour moitié par la famille. Une émotion forte. La dernière boucle du film, le film sur l'écran et dans la salle.


La première au Max Linder c'est faite devant une salle presque pleine. Pas de chichi pour la présentation. Service minimum, presque. Beaucoup d'amis que je n'avais vu depuis longtemps, des copains acteurs, réalisateurs, producteurs, beaucoup de "gens du métier", donc mais aussi de la famille, des voisins, des amis facebook, des copains sourciers, des métapsychistes amateurs, une voyante, des commentateurs du blog (Chevalier Bayard, Sarro...)... Je n'ai jamais fait autant de bises pour accueillir les spectateurs. Il s'agissait donc de l'étape 2 de la vie du film : les amis, des gens qui me connaissent.

 

Je n'étais pas mort de trouille, finalement, car je sais que je ne pourrai pas changer le film. Il est tel que je l'ai terminé en novembre dernier. Et je l'aime. Il dit ce que j'avais à dire à ce moment là, d'une façon que j'assume pleinement. Comme tout, il serait perfectible, sans doute, mai il est comme je l'ai voulu et même mieux que je l'avais imaginé au départ. Partant de là, de quoi avoir peur ? Il est fait de ce que je suis. Je suis ce que je suis. Je ne l'ai fait ni pour plaire, ni pour déplaire. Je l'ai fait parce qu'il fallait que je le fasse.

 

Certains avaient fait le voyage de Nancy (Guy), de Marseille, Nice ou Bordeaux. C'était déjà, pour moi un énorme cadeau. Tous ont sacrifié au calme douillet d'un samedi matin. Le nombre était déjà la preuve d'une curiosité pour le film et de la fidélité des amis.

 

À la sortie, les retours ont tous été incroyablement chaleureux, au-delà de ce qu'exige la politesse. Les mots que j'ai entendus le plus, c'est poésie, humour et incroyable histoire. J'ai signé le bouquin sur les sourciers à genou sur le trottoir, pétant la bise ici, interrompu là, voulant saluer machin mais ne pouvant pas. Certains ne cachaient pas leur émotion, allant jusqu'à lâcher une larme. Putain, vous vous ressemblez ! Quand arrive ta mère, pouaf, quel moment ! Bref, j'ai été comblé. C'était presque trop pour un petit homme qui a fait un petit film bricolé. Le mot que j'ai le plus prononcé, c'est merci. Et ce n'était pas de la politesse.

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 15:53

picassiette.jpg

Il ne faudrait pas que j’en parle mais, comme je ne donne que des bonnes nouvelles, il m’en faut des mauvaises pour alimenter ce blog.

 

Ce n’est pas à proprement parler une mauvaise nouvelle, mais plutôt une anecdote qui raconte un peu du cinéma français.

 

Un réalisateur et un scénariste travaillent sur un scénario autour de la vie de l’artiste d’art brut, Picassiette. Le réalisateur écrit en pensant à moi pour le rôle. Mais le producteur ne veut pas en entendre parler. Pas assez connu, ne ramène rien, ‘vaut pas un radis…

 

Si le film se fait, ce sera un des acteurs que l’on voit partout, et ça n’amusera personne, mais bon, c’est ça le cinoche.

 

Sinon, c’est après-demain la projo et dimanche que je tourne. Youpi !

Par Bernard Blancan - Publié dans : blancan
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